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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
ménts, qu’il faut en décrire le cours avec quelquesoin *•
Les eaux du Tyrol forment deux lignes, celle duMincio et celle de l’Adige , presque parallèles, ets’appuyant l’une l’autre. Une-partie de ces eauxforme dans les montagnes un lac vaste et allongé,qu’on appelle le lac de Garda; elles en sortent àI’eschiera pour traverser la plaine du Mantouan,deviennent le Mincio, forment ensuite un nouveaulac autour de Manloue, et vont se jeter enfin dansle bas Pô. L’Adige , formé des eaux des hautesvallées du Tyrol, coule au delà dè la ligne précé-dente; il descend à travers les montagnes parallè-lement au lac de Garda, débouche dans la plaineaux environs de Vérone , court alors parallèlementau Mincio, se creuse un lit large et profond jus-qu’à Legnago, et, à quelques lieues de cette ville,cesse d’être encaissé, et peut se changer en inon-dations impraticables, qui interceptent tout l’es-pace compris entre Legnago et l’Adriatique . Troisroutes s’oifraient à l’ennemi : l’une, franchissantl’Adige à la hauteur de Roveredo , avant la nais-sance du lac de Garda, tournait autour de ce lac,et venait aboutir sur ses derrières à Salo , Gavardoet Brescia. Deux autres routes, partant de Rove-redo, suivaient les deux rives de l’Adige dans soncours le long du lac de Garda. L’une, longeantla rive droite, circulait entre ce fleuve et le lac,passait à travers les montagnes, et venait débou-cher dans la plaine entre le Mincio et l’Adige .L’autre, suivant la rive gauche, débouchait dansla plaine vers Vérone , et aboutissait ainsi sur lefront de la ligne défensive. La première des trois,celle qui franchit l’Adige avant la naissance-dulac de Garda, présentait l’avantage de tourner àla fois les deux lignes du Mincio et de l’Adige , etde conduire sur les derrières de l’armée qui lesgardait. Mais elle n’était pas très-praticable; ellen’était accessible qu’à l’artillerie de montagne, etdès lors pouvait servir à une diversion, mais non àune opération principale. La seconde, descendantdes montagnes entre le lac et l’Adige , passait lefleuve à Rivalta ou àDolce, points où il était peudéfendu; mais elle circulait dans les montagnes,à travers des positions faciles à défendre, tellesque celles de la Gorona et de Rivoli. La troisièmeenfin, circulant au delà du fleuve jusqu’au milieude la plaine, débouchait extérieurement, et venaittomber vers la partie la mieux défendue de son
* Voyez 1» m-f» jointe à ce Volume.
cours, de Vérone à Legnago. Ainsi les trois routeprésentaient des difficultés fort grandes. La P re "mière ne pouvait être occupée que par un détache-ment; la seconde, passant entre le lac et le fleuve-rencontrait les positions de la Corona et de Riva' 1 ’la troisième venait donner contre l’Adige , qui - dVérone à Legnago, a un lit large et profond,est défendu par deux places, à huit lieues 1 111,6de l’autre.
Bonaparte avait placé le général Sauret a ' cCtrois mille hommes à Salo , pour garder la rou*qui débouche sur les derrières du lac de Gard 3Masséna , avec douze mille, interceptait la r011 *
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qui passe entre le lac de Garda et l’Àdigc.cupait les positions de la Corona et de R lVDespin ois, avec cinq mille, était dans les envmde Vérone ; Augereau, avec huit mille,gnago ; Kilmaine , avec deux mille chevaux t atillerie légère, était en réserve dans une p° slcentrale, à Castel-Novo. C’est là que Bonap ;l1 ^avait placé son quartier général, pour être àdistance de Salo, Rivoli et Vérone . Comme i ^. gnait beaucoup à Vérone , qui renfermai 1ponts sur l’Adige , et qu’il se défiait des mtions de Venise , il songea à en faire sortir l eS
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giments esclavons. Il prétendait qu’ils étaie» 1hostilité avec les troupes françaises; et, sous P ^texte de prévenir les rixes, il les fit sorti 1 ’ 16 splace. Le provéditeur obéit, et il ne restaVérone que la garnison française. , j à
Wurmser avait porté son quartier gé ne f|'Trente et Roveredo . Il détacha vingt miÜ e (l jmes sous Quasdanovich,pour prendre la ro u rtourne le lac de Garda, et venir débouché 1, ^Salo . Il en prit quarante mille avec lui, et l eStribua sur les deux routes qui longent l’Ad'ë e-uns devaient attaquer la Corona et Rivoli, I e ® ,.très déboucher sur Vérone . Il croyait enve ou ^ainsi l’armée française , qui, étant attaquée ^fois sur l’Adige et par derrière le lac de Gar ^ ^trouvait exposée à être forcée sur son fr° nt ’être coupée de sa ligne de retraite. yVuf 1,r
La renommée avait devancé l’arrivée deser. Dans toute l’Italie on attendait sa ven ^ gele parti ennemi de l’indépendance » ta 1 y^i-montrait plein de joie et de hardiesse. e n gtiens laissèrent éclater une satisfaction ^j aVO nSpouvaient plus contenir. Les soldats ecouraient les places publiques, et, tendan ^aux passants, demandaient le prix du j* s ”g C ntsçais qu’ils allaient répandre. A Rome , e o