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DIRECTOIRE (1796).
a France furent insultés; le pape, enhardi parderl F d ' Uno délivrance prochaine, fit rétrogra-c es voitures portant le premier à-compte de laftbution qui lui étqit imposée; il renvoya^ SOn légat à Ferrare et Bologne . Enfin, lade ^'‘lécs, toujours aussi insensée, foulant■ Pieds les conditions de l’armistice, fit mar-
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, ue s troupes sur les frontières des Etats ro-hv S ^ a 1 J ^ US cruelle anxiété régnait au con-, r ° dans les villes dévouées à la France et à lales atten d a i t avec impatience les nouvel-
sitt 0 l Adi§e - L’imagination italienne, qui grés-il i- avai1 exa gcré la disproportion des forces.Iïl ées 1Sa * t que Wurmser arrivait avec deux ar-^ Une s °i xante ’ et l’autre de quatre-^fait m '^ e Femmes. On se demandait comments j Ce Re poignée de Français pour résister à unegrande masse d’ennemis; on se répétait le fa-x Proverbe crue l’Italie était le tombeau des
c)i . Le Fl thermidor an iv (29 juillet), les Autri-l eg lens s e trouvèrent en présence de nos postes, etlac H Ul ' prireiU tous. Le corps qui avait tourné legéi^ 6 ^ ar du arriva sur Salo , d’où il repoussa le^ Sauret. Le général Guyeux y resta seullin . ( l Ue l f lues cents hommes, et s’enferma dans( pt’j] leU ^ bâtiment, d’où il refusa de sortir quoi-ttiitn' - 1 e ^ t n * P a * n n * eau ’ ct a P 6 * 110 quelquesdi Sur les deux routes qui longent l’A-
a Van ’ t F-s Autrichiens s’avancèrent avec le mêmeC 0r a ^ e > üs forcèrent l’importante position de laclq^’ ®*tre l’Adigeet le lac de Garda; ils fran-déijQ '-‘gaiement la troisième route, et vinrentfier ? ler tirant Vérone . Bonaparte, à son quar-n °uve^ éral de Fastel-Novo, recevait toutes cescli 6 eS- Les courriers se succédaient sans relâ-tlor’/g ( | ans la journée du lendemain, 12 thermi-Juillet), il apprit que les Autrichiens s’é-’ofi'ait ^° rtés olc Salo sur Brescia , et qu’ainsi saRivo U e . Su r Milan était fermée, que la position delue j e eta * t .ioccée comme celle de la Corona, ettou t j) ^ utr icliiens allaient passer l’Adige par-sa lio n ans ^ ette situation alarmante, ayant perdu'Fflicilg dé !° Ilsiv o et sa ligue de retraite, il étaititiièrg g ( i U ^ ne fût pas ébranlé. C’était la pre-lV* 0 J«»vc 'F' malheur. Soit qu’il fût saisi par'^terrn/ 6 d " P< Fil ! soit que, prêt à prendre unePot isabip at - 10n ^méraire, il voulût partager la res-If'n r a vec ses généraux, il leur demanda
<î °'iSeH (l e F° ur Fa première fois, et assembla unguerre. Tous opinèrent pour la retraite.
Sans point d’appui devant eux, ayant perdu l’unedes deux routes de France , il n’en était aucun quicrut prudent de tenir. Âugereau seul, dont cesjournées furent les plus belles de sa vie, insistafortement pour tenter la fortune des armes. Il étaitjeune, ardent; il avait appris dans les faubourgsà bien parler le langage des camps, et il déclaraqu’il avait de bons grenadiers qui ne se retireraientpas sans combattre. Peu capable de juger les res-sources qu’olîraient encore la situation des ar-mées et la nature du terrain, il n’écoutait que soncourage, et il échauffa de son ardeur guerrièrele génie de Bonaparte. Gelui-ci congédia ses gé-néraux sans exprimer son avis, mais son planétait arrêté. Quoique la ligne de l’Adige fût for-cée, et que celle du Mincio et du lac de Gardafût tournée, le terrain était si heureux qu’il pré-sentait encore des ressources à un homme de gé-nie résolu.
Les Autrichiens, partagés en deux corps, des-cendaient le long des deux rives du lac de Garda :leur jonction s’opérait à la pointe du lac, et, arri-vés là, ils avaient soixante mille hommes pour enaccabler trente. Mais, en se concentrant à la pointedu lac, on empêchait leur jonction. En formantassez rapidement une masse principale, on pou-vait accabler les vingt mille qui avaient tourné lelac, et revenir aussitôt après vers les quarantemille qui avaient filé entre le lac et l’Adige . Maispour occuper la poin te du lac, il fallait y ramenertoutes les troupes du bas Adige et du bas Mincio;il fallait retirer Augereau do Legnago, et Serru-rier de Mantoue , car on ne pouvait plus tenir uneligne aussi étendue. C’était un grand sacrifice,car on assiégeait Mantoue depuis deux mois, on yavait transporté un grand matériel, la place al-lait se rendre, et en la laissant ravitailler, on per-dait le fruit de longs travaux et une proie pres-que assurée. Bonaparte cependant n’hésita pas ,et, entre deux buts importants, sut saisir le plusimportant et y sacrifier l’autre : résolution simple,et qui décèle non pas le grand capitaine, mais legrand homme. Ce n’est pas à la guerre seule-ment , c’est aussi en politique, et dans toutes lessituations de la vie, qu’on trouve deux buts, qu’onveut les tenir 1 un et 1 autre, et qu’on les manquetous les deux. Bonaparte eut cette force si grandeet si rare du choix et du sacrifice. En voulant gar-der tout le cours du Mincio, depuis la pointe dulac de Garda jusqu’à Mantoue , il eût été percé;en se concentrant sur Mantoue pour la couvrir, il