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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

sa j 0

ta e ® Ue re traï te, et qui était propre à décidera u j ) am P a 8 n “' Son but, en se repliant sur le Da-aiesrl avait été de s’y concentrer, pour être en

'Ure d’i

a gir sur l’une ou sur l’autre des deux

lf *ces f .

torc e lran Çaises, avec une masse supérieure deI>ro S bataille de Neresheim aurait pu com-tllff 1Clt 5 G ce ptan, si, au lieu d’être incertaine,lout à fait malheureuse. Mais s’étantNf t entier sur le Danube , il pouvait maintenanttoi Hb r ( ^ G ^* s °l ement de® armées françaises, etr ésol^ SUr ^' une des deux. En conséquence, ilsi x laisser le général Latour avec trente-p° rt J e hommes pour occuper Moreau, et de se

\y ue s a personne avec vingt-cinq mille vers*«*«ben, afin d’accabler Jourdan par cettefiijlyj a de forces. L’armée de Jourdan était la plusSa v 6 des deux. A une aussi grande distance deci n > elle ne comptait guère plus de quarante-Pou r hommes. Il était évident qu’elle ne, 0u /*t pas résister, et qu’elle allait même seét aii v, r ex P°sée à de grands désastres. Jourdan1:11 tu et ramené sur le Rhin ; Moreau, de sonpoi,’ a ° Pouvait rester en Bavière , et l’archiduc1 aièinc se porter sur le Nocher et le pré-iu ste Sllr sa ligne de retraite. Cette conception siPuigo a d'é regardée comme la plus belle dontdgjjt 1 s honorer les généraux autrichiens pen-h longues guerres; comme celles qui dansha]; e aieiu signalaient le génie de Bonaparte enK , <; d e appartenait à un jeune homme.

(l6 ''duc partit d’Ingolstadt le 29 thermidorj i cinq jours après la bataille de Neres-^'li\° Ul ^ an ’ Pl ac ® sur la Naab, entre NaabourgPrép^j'^dorlf, ne s’attendait pas à l’orage qui se11 s <ir sa tête. Il avait détaché le généralà Se ri ,, Gtte à Neumark , sur sa droite, de manière

aotte

i> 0s 0 ‘ tr ® e n communication avec Moreau; objetMi,; ( , f * e a remplir et pour lequel un corps dé-c e

eta h inutilement compromis. Ce fut contrewent que l’archiduc, arrivant du Da-

l(1 dtache

Me, .

CVa ' t donner nécessairement. Le généralM ré s ; t6 ’ alla qué par des forces supérieures, fitMse r lsta o ce honorable, mais fut obligé de re-a o nr (•. e r & l 1 ' l . ( l e 1 n e ri t les montagnes par lesquellesMe débouché de la vallée du Mein dans

a oohe. Il se retira à Nuremberg . L’ar-r Porta*^ 8 avo ‘ r jeté un corps à sa poursuite,i * u i'Ci a ' e . C * e rcste de ses forces sur Jourdan.* a M<>è ? r ^ enu de l’arrivée d’un renfort, avertilra U e s Ur N* 1 ' Ua ' t couru Bernadotte , et de sa re-oromberg, se disposa à repasser aussi

les montagnes.-Au moment où il se mettait enmarche, il fut attaqué à la fois par l’archiduc etpar Wartensleben ; il eut un combat difficile àsoutenir à Ambcrg, il perdit sa route directe versNuremberg . Jeté avec ses parcs, sa cavalerie etson infanterie, dans des routes de traverse, il cou-rut de grands dangers, et fit, pendant huit jours,une retraite des plus difficiles et des plus honora-bles pour les troupes et pour lui. Il se retrouva surle Mein, à Schweinfurt , le 12 fructidor (29 août),se proposant de se diriger sur Wurtzbourg , poury faire halte, y rallier ses corps, et tenter de nou-veau le sort des armes.

Pendant que l’archiduc exécutait ce beau mou-vement sur l’armée de Sambre-et-Meuse, il four-nissait à Moieau l’occasion d’en exécuter un pa-reil , aussi beau et aussi décisif. L’ennemi ne tentejamais une hardiesse sans se découvrir, et sansouvrir de belles chances à son adversaire. Moreau,n’ayant plus que trente-huit mille hommes devantlui, pouvait facilement les accabler en agissantavec un peu de vigueur. Il pouvait mieux (au ju-gement de Napoléon et de l’archiduc Charles) : ilpouvait tenter un mouvement dont les résultatsauraient été immenses. Il devaiv lui-même suivrela marche de l’ennemi, se rabattre sur l’archiduc,comme ce prince se rabattait sur Jourdan, et ar-river à l’improviste sur ses derrières. L’archiduc,pris entre Jourdan et Moreau, eut couru des dan-gers incalculables. Mais, pour cela, il fallait exé-cuter un mouvement très-étendu, changer toutà coup sa ligne d’opération, se jeter du Neckersur le Mein; il fallait surtout manquer aux in-structions du Directoire , qui prescrivaient des’appuyer au Tyrol, afin de déborder les flancs del’ennemi, et de communiquer avec l’armée d’Italie.Le jeune vainqueur de Castiglione n’aurait pashésité à faire cettemarche hardie, et à commettreune désobéissance,qui aurait décidé la campagned’une manière victorieuse ; mais Moreau était in-capable d’une parcile détermination. Il resta plu-sieurs jours sur les birds du Danube , ignorant ledépart de l’archiduc, et explorant lentement unterrain qui était alon peu connu. Ayant apprisenfin le mouvement qii venait de s’opérer, il con-çut des inquiétudes poir Jourdan; mais, n’osantprendre aucune détermination vigoureuse, il sedécida à franchir le Daiube, et à s’avancer enBavière , pour essayer par là dt ramener l’archi-duc à lui, tout en restant fidèle tu plan du Direc-toire . Il était cependant aisé de jigcr que l’archi-