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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
duc ne quitterait pas Jourdan avant de l’avoir mishors de combat, et 11 e se laisserait pas détournerde l’exécution d’un vaste plan par une excursionen Bavière. Moreau n’en passa pas moins le Da-nube , à la suite de Latour, et s’approcha du Lech.Latour fit mine de disputer le passage du Lech;mais, trop étendu pour s’y soutenir, il fut obligéde l’abandonner, après avoir essuyé un combatmalheureux à Friedberg. Moreau s’approcha en-suite de Munich ; il se trouvait le 15 fructidor(I er septembre) à Dachau, Pfaffenhofen et Gei-senfeld.
Ainsi la fortune commençait à nous être moinsfavorable en Allemagne , par l’effet d’un pian vi-cieux qui, séparant nos armées, les exposait àêtre battues isolément. D’autres résultats se pré-paraient encore en Italie .
On a vu que Bonaparte, après avoir rejeté lesAutrichiens dans le Tyrol, et repris ses anciennespositions sur l’Adige , méditât de nouveaux projetscontre Wurmser, auquel il n’était pas contentd’avoir détruit vingt mille hommes et dont il vou-lait ruiner entièrement l’armée. Cette opérationétait indispensable pour l’exécution de tous sesdesseins en Italie Wurmser détruit, il pourraitfaire une pointe jusqu’à Trieste , ruiner ce port siimportant pour l’Autriche , revenir ensuite surl’Adige, faire la loi à Venise, à Rome et à Naples ,dont la malveillance était toujours aussi mani-feste, et donner enfin le signal de la liberté enItalie, en constituant la Lombardie , les légationsde Bologne et de Ferrare , peut-être même le duchéde Modène , en république indépendante. Il réso-lut donc, pour accomplir tous ces projets, de mon-ter dans le Tyrol, certain aujourd'hui d’être se-condé par la présence de Moreau sur l’autre ver-sant des Alpes .
Pendant que les troupes françaises employaientune vingtaine de jours à se repeser, Wurmser réor-ganisait et renforçait les siennes. De nouveauxdétachements venus de l’Aut’iche, et les milicestyroliennes, lui permirent db porter son armée àprès de cinquante mille honnies. Le conseil auli-que lui envoya un autre clef d’état-major, le gé-néral du génie Laüer, ave: de nouvelles instruc-tions sur le plan à suivre jour enlever la ligne del’Adige . Wurmser devait laisser dix-huit ou vingtmille hommes sous üa/idovich, pour garder leTyrol, et descendre avec le reste, par la vallée dela Brenta, dans te plames du Vicentin et du Pa-douan. La Bren-a prend naissance non loin de
Trente, s’éloigne de l’Adige en forme de c0U ^^redevient parallèle à ce fleuve dans la plaine»finir dans l’Adriatique . Une chaussée, parta®*Trente, conduit dans la vallée de la Bre®*®’^vient aboutir, par Bassano, dans les plaines^^Vicentin et du Padouan. Wurmser devait p® r trir cette vallée pour déboucher dans la P^ a l I î^ n cvenir tenter le passage de l’Adige , entre ^ er 6et Legnago. Ce plan n’était pas mieux conÇ® .* tle précédent, car il avait toujours l’inconv®® 1 ^de diviser les forces en deux corps, et de ® ieBonaparte au milieu.
Wurmser entrait en action dans le niêt® e
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ment que Bonaparte. Celui-ci, ignorant l eSjets de Wurmser, mais prévoyant avec une
cité rare que, pendant son excursion au f° ll( ^
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Tyrol, il serait possible que l’ennemi vînt , gg;lla ligne de l’Adige, de Vérone à Legnago» » cle général Kilmaine à Vérone avec une rése**
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près de trois mille hommes, et avec les
de résister pendant deux jours au moins*néral Sahuguet resta avec une division d e ,|jtmille hommes devant Mantoue . BonapaB e ^ u(e savec vingt-huit mille, et remonta par les tro'^jj,du Tyrol, celle qui circule derrière le lac d e - ( |oret les deux qui longent l’Adige . Le 17 *' ,u ( j; v r(3 septembre) la division Sauret, deven® e j a csion Vaubois, après avoir circulé derrièf® ^ ^de Garda, et livré plusieurs combats, an - *'’® ü( ,bole, la pointe supérieure du lac. Le m e ® ffCa ic®*les divisions Massénaet Augereau, qui
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ensuite réunies sur la même rive par I e ?Golo, arrivèrent devant Seravalle. Elles IN 1un combat d’avant-garde, et firent quelfi®sonniers à l’ennemi.
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une vallée étroite et profonde: à leur g® u ® ie g 0 irl’Adige , à leur droite des montagnes é(m' ccS ^vent le fleuve, serrant le pied des montag®laissait que la largeur de la chaussée, et ? j^sainsi d’affreux défilés à franchir. Il y en ^rpyrol-d’un de ce genre, pour pénétrer dans I e j e jitMais les Français , audacieux et agiles» V®'aussi propres à cette guerre qu’à celle q® gê-naient de faire dans les vastes plaines ®touan. j» u »e
Davidovich avait placé deux divisiû n ®'^jjg C ,au camp de Mori, sur la rive droite depour faire tête à la division de Vaubois ^montait la chaussée de Salo à Roveredo , P
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