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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
et devait être déjà rendu à Bassano; Bonaparteforme sur-le-champ une résolution des plus har-dies ; il va laisser Vaubois à la garde du Tyrol, etse jeter à travers les gorges de la Brenta, à lasuite de Wurmser . Il ne peut emmener avec luique vingt mille hommes et Wurmser en a trente;il peut être enfermé dans ces gorges épouvanta-bles, si Wurmser lui tient tête; il peut aussi ar-river trop tard pour tomber sur les derrières deWurmser , et celui-ci peut avoir eu le temps deforcer l’Adigé: tout cela est possible. Mais sesvingt mille hommes en valent trente; mais siWurmser veut lui tenir tête et l’enfermer dans lesgorges, il lui passera sur le corps; mais s’il a vingtlieues à faire, il les fera en deux jours, et arri-vera dans la plaine aussitôt que Wurmser . Alorsil le rejettera ou sur Trieste, ou surl’Adige . S’il lerejette sur Trieste il le poursuivra, et ira brûlerce port sous ses yeux ; s’il le rejette sur l’Adige , ill’enfermera entre son armée et ce fleuve, et enve-loppera ainsi l’ennemi, qui croyait le prendredans les gorges du Tyrol.
Ce jeune homme, dont la pensée et la volontésont aussi promptes que la foudre, ordonne à Vau-bois, le jour même de son arrivée à Trente, de seporter sur le Lavis , pour enlever cette position àl’arrière-garde de Davidovich. Il fait exécuter cetteopération sous ses yeux, indique à Vaubois la po-sition qu’il doit garder avec ses dix mille hom-mes, et part ensuite avec les vingt autres pour sejeter à travers les gorges de la Brenta.
Il part le 20 au matin (6 septembre), il couchele soir à Levico . Le lendemain 21 (7) il se remeten marche le matin, et arrive devant un nouveaudéfilé, dit de Primolano, où Wurmser avait placéune division. Bonaparte emploie les mêmes ma-nœuvres, jette des tirailleurs sur les hauteurs etsur le bord de la Brenta, puis fait charger en co-lonne sur la route. On enlève le défilé. Un petitfort se trouvait au delà, on l’entoure et on s’enrend maître. Quelques soldats intrépides, courantsur la route, y devancent les fugitifs, les arrêtent,et donnent à l’armée le temps d’arriver pour lesprendre. On fait trois mille prisonniers. On ar-rive le soiràCismone, après avoir fait vingt lieuesen deux jours. Bonaparte voudrait avancer en-core , mais les soldats n’en peuvent plus ; lui-mêmeest accablé de fatigue. Il a devancé son quartiergénéral, il n’a ni suite ni vivres ; il partage le painde munition d un soldat, et se couche, en atten-dant avec impatience le lendemain.
Cette marche foudroyante et inattendueWurmser d’étonnement. Il ne conçoit pas d ueennemi se soit jeté dans ces gorges, au )’isq llC îêtre enfermé ; il se propose de profiter de l a P ^tion de Bassano qui les ferme, et d’en ^ al ^ n ;r,passage avec toute son armée. S’il réussit a yBonaparte est pris dans la courbe de la #fDéjà il avait envoyé la division de Mezaros Ptâter Vérone , mais il la rappelle pour m ^avec toutes ses forces; cependant il n’est p aS g l5 ,bable que l’ordre arrive à temps. La vill e a (!1 ,sano est située sur la rive gauche de l a aS 0 t.Elle communique avec la rive droite par UI jWurmser place les deux divisons Sebotte nC cl ,Quasdanovich sur les deux rives de la ® ren ^o l 'avant de la ville. Il dispose six bataillonsen* e i
garde, dans les défilés qui précèdent Bas sa "qui ferment la vallée. pjd
Le 22 (8 septembre) au matin, Bonap a ^ ipjde Cismone, et s’avance sur Bassano. 1 ^
marche sur la rive droite, Augereau sur I a »^ ^On emporte les défilés, et on débouchesence de l’armée ennemie, rangée sur l eS éc-rives de la Brenta. Les soldats de Wur |llS , • star 1concertés par l’audace des Français , ne r (a ptpas avec le courage qu’ils ont montré cad’occasions; ils s’ébranlent, se rompent de
dans Bassano. Augereau se présente à 1 en 0 oS^ c ’
la ville. Masséna, qui est sur la riveveut pénétrer par le pont; il l’enlèveserrée, comme celui de Lodi, et entre .V!temps qu Augereau. Wurmser , dont I e ^ tt ,jiip sgénéral était encore dans la ville, n’a q ue .jj 0 pt rde se sauver, en nous laissant quatre 1111 yysonniers et un matériel immense. Le pE a ^ d aflSnapartc était donc réalisé; il avait dél )0ala plaine aussitôt que Wurmser , et 6 U j^di» c 'maintenant à l’envelopper en l’acculant sutWurmser , dans le désordre d’une acl, j° jjvis' 011cipitée, se trouve séparé des restes de
Quasdanovich. Cette division se retne ve ^ ^ sSC ii j
et lui, se voyant pressé par les divisions j 0ll l Çet Augereau, qui lui ferment la route <- u t ; 0 n 1 _le replient vers l’Adige , forme la reS °. ete rpasser l’Adige de vive force, et d’allerManloue. Il avait rallie a lui la divisio . e 0p°',!..qui venait de faire de vains efforts P ° UI îB U 1 * !,Vérone . Il ne comptait plus que q ua ca v a E 1 ' (hommes, dont huit d’infanterie et par 10 ’ 1 ,
excellente. 11 longe l’Adige et fait e qO
un passage. Heureusement pour lui