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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

dépendait de ce qui allait se passer sur le Mein .Jourdan battu et ramené sur le Rhin , les progrèsde Moreau ne faisaient que le compromettre da-vantage, et l’exposer à perdre sa ligne de retraite.L’archiduc se contenta donc de renvoyer le géné-ral Nauendorff, avec deux régiments de cavalerieet quelques bataillons, pour renforcer Latour, etcontinua sa poursuite de l’armée de Sambre-et-Meuse.

Cette brave armée se retirait avec le plus vif re-gret, et en conservant tout le sentiment de sesforces. C’est elle qui avait fait les plus grandes etles plus belles choses pendant les premières an-nées de la révolution; c’est elle qui avait vaincu àWatignies, à Fleuras, aux bords de l’Ourte et dela Roër. Elle avait beaucoup d’estime pour son gé-néral, et une grande confiance en elle-même. Cetteretraite ne l’avait point découragée, et elle étaitpersuadée qu’elle ne cédait qu’à des combinaisonssupérieures, et à la masse des forces ennemies.Elle désirait ardemment une occasion de se mesu-rer avec les Autrichiens, et de rétablir l’honneurde son drapeau. Jourdan le désirait aussi. Le Di-rectoire lui écrivait qu’il fallait à tout prix se main-tenir en Franconie, sur le haut Mein , pour prendreses quartiers d’hiver en Allemagne , et surtout pourne pas découvrir Moreau, qui s’était avancé jus-qu’aux portes de Munich . Moreau, de son côté,venait d’apprendre à Jourdan, à la date du 8 fruc-tidor (25 août), sa marche au delà du Lech, lesavantages qu’il y avait remportés, et le projet qu’ilavait de s’avancer toujours davantage pour rame-ner l’archkluc. Toutes ces raisons décidèrent Jour-dan à tenter le sort des armes, quoiqu’il eût devantlui des forces très-supérieures. Il aurait cru man-quer à l’honneur s’il eut quitté la Franconie sanscombattre, et s’il eût laissé son collègue en Bavière .Trompé d’ailleurs par le mouvement du généralNauendorff, Jourdan croyait que l’archiduc venaitde partir pour regagner les bords du Danube . Il’arrêta donc à Wurtzbourg , place dont il jugeaitla conservation importante, mais doqt les Françaisn’avaient conservé que la citadelle. Il y donna quel-que repos à ses troupes, fit quelques changementsdans la distribution et le commandement de sesdivisions, et annonça l’intention de combattre.L’armée montra la plus grande ardeur à enlevertoutes les positions que Jourdan croyait utile d’oc-cuper avant d’engager sa bataille. Il avait sa droiteappuyée à Wurtzbourg , et le reste de sa ligne surune suite de positions qui s’étendent le long du

Mein jusqu’à Schweinfurt. Le Mein le sepsl’ennemi. Une partie seulement de l’armée

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chienne avait franchi ce fleuve, Ce quileconfi rD) ‘dans l’idée que l’archiduc avait rejoint le DanIl laissa à l’extrémité de sa ligne la division Levre, à Schweinfurt , pour assurer sa retraitela Saale et la Fulde, dans le cas où la bat® 1 ^

lui ferait perdre la route de Francfort ,privait ainsi d’une seconde ligne et d’unde réserve; mais il crut devoir ce sacri

coi'P s

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la nécessité d’assurer sa retraite. Il se

déen

à

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à attaquer, le 17 fructidor (3 septembre)

an

matin.

Dans la nuit du 16 au 17, l’archiduc, aved 1projet de son adversaire, fit rapidement p asscr

reste de son armée au delà du Mein, et dépl°y‘ ^yeux de Jourdan des forces très-supérieure^,bataille s’engagea d’abord avec succès pour n .mais notre cavalerie, assaillie dans les plain® 8s’étendent le long du Mein par une cavaler* e j cmidable, fut rompue, se rallia, fut ronipj^ eSnouveau, et ne trouva d’abri que derrière le set les feux bien nourris de notre infanterie- j (|)idan, si sa réserve n’avait pas été si éloignée ,aurait pu remporter la victoire ; il envoya à L edes officiers qui ne purent percer à travers l cSbreux escadrons ennemis. Il espérait cep e ^que Lefebvre, voyant que Schweinfurt nmenacé, marcherait au lieu du péril ; mai s 1 jjerdit vainement, et replia son armée pour 1*

à la redoutable cavalérie de l’ennemi. . M \&ose fit en bon ordre sur Arnstein. Jourdan» ^ oü e'du mauvais plan du Directoire , et de son ^ |jment à son collègue, dut dès lors se repL^^e,Lahn . Il continua sa marche sans aucun a jfdonna ordre à Marceau de se retirer fLc* 1 *'Mayence, et arriva derrière la Lahn le(10 septembre). Son armee, dans cettpénible jusqu’aux frontières de la Bohême» fitguère perdu que cinq à six mille homm c *^^ ea ii;une perte sensible par la mort du jeune ijcn»qui fut frappé d’une balle par un chasseuret qu’on ne put emporter du champ e a js i*L’archiduc Charles le fit entourer de s0 '') s ’ fieu*expira bientôt. Ce jeune héros, regrette^armées, fut enseveli au brait de leur 0lerie. . r j e Ahù 11 ’

Pendant que ces choses se passaient su ^ c ch»Moreau, toujours au delà du Danube eattendait impatiemment des nouvel do" 116

Aucun des officiers détachés poui ui

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