Band 
Tome II.
Seite
339
JPEG-Download
 

359

DIRECTOIRE (1796).

“«tait

Part’ arriv ®’ ^ talonnait sans oser prendre und e jj' ^ ans l’intervalle, sa gauche, sous les ordresç esaix > eut un combat des plus rudes à soutenirr | (: ,, r ° ^ a cavalerie de Latour, qui, réunie à celle[^l^eedorfr, déboucha à l’improviste par Lan-Pfo rUC ^' ^ esa ' x ^ des dispositions si justes et siqu’il repoussa les nombreux escadrons; lVoi Iïlls > et les dispersa dans la plaine après leurt 0|i . U ^ a *t subir une perte considérable. Moreau,Un ( f* UrS c ^ ans l’incertitude, se décida enfin, aprèsj^gtaine de jours, à tenter un mouvement

c lier

POljj. -il ^

Uler a a découverte. II résolut de s’appro-<mv UI)anube ’ pour étendre son aile gauche jus-

Ho*

a Nuremberg , et avoir des nouvelles de Jour-0,1 lui apporter des secours. Le 24 fructidor< ;l ^ Se P l embre), il fit repasser le Danube à sa gauched e s °u centre, et laissa sa droite seule au delàs’ a Ce Ûeuve, vers Zell. La gauche, sous Desaix,• Van Ç» it

s Uli

il étendait sa gauche vers Jourdan, qui,H Va . S * e moment, était à soixante lieues de lui : ilS ° n Centre sur 1° Danube , et sa droite auexposant l’un de ces trois corps à être détruit,le s ^°'' r avait su profiter de leur isolement. Tousaient lta ires ont re P rocb ® a Moreau ce mouve-l« s ^ c °nime un de ces demi-moyens qui ont tousdes grands moyens, sans en avoir les^ Moreau n’ayant pas, en effet, saisi l’oc-^ ,IS( l*ie^ e 86 rabatlie v l vement sur l’archiduc,v aitpj c elui-ci se rabattait sur Jourdan, ne pou-à eu s f l Ue se compromettre en se plaçant ainsiSUr Danube .

Positio"’ après quatre jours d’attente dans cetteP°i'l a 11 s 'Hgulière, il en sentit le danger, se re-Po Ur s * u flelà du Danube, et songea à le remonter' l Pjf S j^ r ' a Pprocher de sa base d’opération. Il apprit11 f i (j 0 ^traite forcée de Jourdan sur la Lalin, et^ at abj. e 8 qu’après avoir ramené l’armée dep°u r j, ' et 'Meuse , 1 ’archiduc ne volât sur le Necker,^ nier le retour à l’armée du Rhin. Il apprit^ita te ntative faite par la garnison de Man-J n^nrée 11 f ^ el)l ’ P 0111, détruire le pont par lequelb aa s ^ ail çaise avait débouché en Allemagne .

jusqu’à Aichstett. Dans cette situation

«a

^arcb lat cboses > 11 n’hésita plus à se mettre

et ait pérjj? b ° ur re 8 a gner la France . Sa position° b ligé d e eUse ‘ Engagé au milieu de la Bavière ,^ ei fir su,. j re P asser les Montagnes-Noires pour re-jeté miliV^ 1 ' 11 ’ a y ant en tête Latour avec qua-^î ar les a 6 l0lnrncs > et exposé à trouver l’archiducVa ‘ l prévQ^ | rente mille sur ses derrières, il pou-lr es dangers extrêmes. Mais s’il était

dépourvu du vaste et ardent génie que son émuledéployait en Italie , il avait une âme ferme et inac-cessible à ce trouble dont les âmes vives sont quel-quefois saisies. Il commandait une superbe armée,forte de soixante et quelques mille hommes, dontle moral n’avait été ébranlé par aucune défaite, etqui avait dans son chef une extrême confiance. Ap-préciant une pareille ressource, il ne s’effraya pasde sa position, et résolut de reprendre tranquille-ment sa route. Pensant que l’archiduc, après avoirreplié Jourdan, reviendrait probablement sur leNecker, il craignit de trouver ce fleuve déjà occupé ;il remonta donc la vallée du Danube , pour allerjoindre directement celle du Rhin , par la routedes villes forestières. Ces passages, étant les pluséloignés du point où se trouvait actuellement l’ar-chiduc, lui parurent les plus sûrs.

Il resta au delà du Danube , et le remonta tran-quillement, en appuyant une de ses ailes au fleuve.Ses parcs, ses bagages marchaient devant lui, sansconfusion, et tous les jours ses arrière-gardes re-poussaient bravement les avant-gardes ennemies.Latour, au lieu de passer le Danube , et de tâcherde prévenir Moreau à l’entrée des défilés, se conten-tait de le suivre pas à pas, sans oser l’entamer. Ar-rivé auprès du lac de Fédersée , Moreau crut devoirs’arrêter. Latour s’était partagé en trois corps : ilen avait donné un à Nauendorfî, et l’avait envoyéà Tubingen , sur le haut Necker, par où Moreaune voulait pas passer, il était lui-même avec le se-cond à Biberach ; et le troisième se trouvait fortloin, à Schussenried. Moreau, qui approchait duVal-d’Enfer, par où il voulait se retirer, qui nevoulait pas être trop pressé au passage de ce défilé,qui voyait devant lui Latour isolé, et qui sentaitce qu’une victoire devait donner de fermeté à sestroupes pour le reste de la retraite, s’arrêta led 1 vendémiaire an v (2 octobre) aux environs du lacde Fédersée, non loin de Biberach . Le pays étaitmontueux, boisé et coupé de vallées. Latour étaitrangé sur différentes hauteurs, qu’on pouvait isoleret tourner, et qui, déplus, avaient à dos un ravinprofond, celui de la Riss. Moreau l’attaqua surtous les points, et, sachant pénétrer avec art àtravers ses positions, abordant les unes de front,tournant les autres, 1 accula sur la Riss, le jetadedans, et lui fit quatre mille prisonniers. Cettevictoire importante, dite de Biberach , rejeta La-tour fort loin, et raffermit singulièrement le moralde l’armée française. Moreau reprit sa marche, ets’approcha des défilés. Il avait déjà passé les routes