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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

étincelle de génie, si à une manœuvreCl sive et victorieuse il préféra une retraite, dur ' ns d déploya dans cette retraite un grand ca-er e et une rare fermeté. Sans doute elle n’étaitCû 7«ssi difficile qu’on l’a dit, mais elle futSi *nt néanmoins de la manière la plus impo-

çaig C ^ eune archiduc dut au vice du plan fran-taai Une P ens é e > 9 u ’il exécuta avec prudence;( | e s ’ comme Moreau, il manqua de cette ardeur,g 0(i Cette audace qui pouvaient rendre la faute duCo n „ ernement f ran Çais mortelle pour ses armées.

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on ce qui serait arrivé, si d’un côté ou de

d s’était trouvé le génie impétueux qui venait^re trois armées au delà des Alpes î Si les^ et dix mille hommes de Moreau, à l’instants débouchèrent deKehl, si les Impériaux, à

h attr nt où ils quittèrent le Danube pour se ra-fiiî. e su r Jourdan, avaient été conduits avec rim-ent ? Slt é déployée en Italie , certainement la guerreO terminée sur-le-champ, d’une manière dé-r< - u se p our p une jgg jeux puissances.

1 ) U( te campagne valut en Europe une grande ré-gi^ ; ari au jeune archiduC. En France , on sut un' a rrné ltl1 a ^ oreau d’avoir ramené saine et sauvee compromise en Bavière . On avait eu sur

cette armée des inquiétudes extrêmes, surtout de-puis le moment où Jourdan s’étant replié, où lepont de Kehl ayant été menacé, où une nuée depetits corps ayant intercepté les communicationspar la Souabe , on ignorait ce qu’elle était devenueet ce qu’elle allait devenir. Mais quand, après devives inquiétudes, on la vit déboucher dans lavallée du Rhin , avec une si belle attitude, on futenchanté du général qui l’avait si heureusementramenée. Sa retraite fut exaltée comme un chef-d’œuvre de l’art, et comparée sur-le-champ à celledes Dix mille. On n’osait rien mettre sans doute àcôté des triomphes si brillants de l’armée d’Italie ;mais comme il y a toujours une foule d’hommesque le génie supérieur, que la grande fortuneoffusquent, et que le mérite moins éclatant ras-sure davantage, ceux-là se rangeaient tous pourMoreau, vantaient sa prudence, son habileté con-sommée, et la préféraient au génie ardent du jeuneBonaparte. Dès ce jour-là, Moreau eut pour luitout ce qui préfère les facultés secondaires aux fa-cultés supérieures; et, il faut l’avouer, dans unerépublique on pardonne presque à ces ennemis dugénie, quand on voit de quoi le génie peut se ren-dre coupable envers la liberté qui l’a enfanté,nourri, et porté au comble de la gloire.

CHAPITRE XIX.

"Si

^ r * eUf e et extérieure de la France après la retraite des armées d’Allemagne au commencement de Pan v.

SC** 0 "' Pitt j ouverture d’une négociation ia ^ec Gènes; négociations infructueuses a^ati^^Mane. —Mission de Clarke à "Vienne . — î

avec le Directoire; arrivée de lord Maîmesbury à Paris . — Paix avecavec le pape; déchéance du duc de Modène ; fondation de la répu-Mission de Clarke à Vienne. — Nouveaux efforts de l’Autriche en Italie ; arrivée d’Alvinzi ; extrêmes

‘‘spadane.

bers de U .

1 armée française ; bataille d’Arcole.

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rtla 8n^ S ]f e , ( I Ue venait d’avoir la campagne d’Alle-n t'rrii s fâcheuse pour la république. Ses en-'âi s’obstinaient à nier ses victoires, ou îKr s ,re de cruels retours de fortune, voyaien° Uv erte ° n ° stics réalisés, et ils en triomphaienîS'eiir î 1 * 1 ’ Ces rapides conquêtes en Allemagne ' S ’ l’avaient donc aucune solidité. L<

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"auô t . le genie d’un jeune prince y avaien% dq® 1 . 8 u « terme. Sans doute la téméraire arVlig e 8 le ’ 9 u i semblait si fortement établie sui’ eri se rait arrachée à son tour, et rejeté*

sur les Alpes, comme les armées d’Allemagne surle Rhin . Il est vrai, les conquêtes du général Bo-naparte semblaient reposer sur une base un peuplus solide. Il ne s’était pas borné à pousser Colliet Beaulieu devant lui ; il les avait détruits : il nes’était pas borné à repousser la nouvelle armée deWurmser; il l’avait d abord désorganisée à Casti-glione, et anéantie enfin sur la Brenta. Il y avaitdonc un peu plus d’espoir de rester en Italie quede rester en Allemagne ; mais on se plaisait à ré-pandre des bruits alarmants. Des forces nombreu-