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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

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ten< ^ re toujours à se donner sa limite natu-iarn • et ’ P ar tout es ces raisons, elle devait nedj 3ls . Se départir des Pays-Bas , et maintenir lesr és i lt ' 0ns ^ a constitution. Le Directoire , bienU rern P^ r son devoir à cet égard, pouvaitévi( P re s ur-le-ehamp une négociation dont le but)} 5s ei *t était de nous proposer l’abandon des Pays-t r j / e t de prévenir un arrangement avec l’Au-e > Mais il aurait ainsi donné lieu de dire qu’ilP as lu pais, il aurait rempli l’une des.^Pales intentions de Pitt, et lui aurait fourni

ex cell,

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entes raisons pour demander au peuple

^ - S C ' e uouveaux sacrifices. Il répondit le len-m ême. —■ La France , dit-il, avait déjà'Id 'Solément avec la plupart des puissances deOption, sans qu’elles invoquassent le con-ng r ? tous les alliés; rendre la négociation gé-Hoj ,?> o’était la rendre interminable, c’était don-

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de croire que la négociation actuelleDg • Pas plus sincère que l’ouverture faite l’an-par l’intermédiaire du ministred e C * at ». Du reste, le ministre anglais n’avait pas^Pouvoirs des alliés au nom desquels il parlait,le principe des compensations était énoncéManière trop générale et trop vague pourd e Ce * P 1 ' 1 l’admettre ou le rejeter. L’application«o„ 0 P r| ncip e dépendait toujours de la nature desf te s, et de la force qui restait aux puissancesh- a ntes pour les conserver. Ainsi, ajoutait

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$(i ( jj ect oire, le gouvernement français pourrait(lé S | r S P eil ser de répondre; mais pour prouver son1er t e ^ a Paix , il déclare qu’il sera prêt à écou-in 0sb utes les propositions, dès que lord Mal-Se ra muni des pouvoirs de toutes les puis-se Tv U n ° m desquelles il prétend traiter,t’ait r ‘ lrect °ire qui, dans cette négociation, n’a-Ctl ** cac her, et qui pouvait agir avec la plusk|j|i e It'anchise, résolut de rendre la négociationet de faire imprimer dans les journaux

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^aist du ministre anglais et les réponses du

J® lançais. Il fit imprimer en effet sur-le-

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*le nat ^ u *1 y avait faite. Cette manière d’agir était

l U(i Us , (; * e à déconcerter un peu la politique tor-

ami u c abinet anglais , mais elle ne dérogeait

Ses. r nt aux convenances en dérogeant aux usa-a,ord '' -

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a ^aimesbury répondit qu’il allait en ré-Mé nipot So « gouvernement. C’était un singulierv,, irs au entlair e que celui qui n’avait que des pou-vait 0 |.j, Sl _ Ulsu flis;mis, et qui, à chaque difficulté,d en référer à sa cour. Le Directoire

aurait pu voir là un leurre, et l’intention de traî-ner en longueur pour se donner l’air de négocier ;il aurait pu surtout ne pas voir avec plaisir le sé-jour d’un étranger dont les intrigues pouvaientêtre dangereuses, et qui venait pour découvrir lesecret de nos armements; il ne manifesta néan-moins aucun mécontentement, il permit à lordMalmesbury d’attendre les réponses de sa cour, et,en attendant, d’observer Paris , les partis, leurforce et celle du gouvernement. Le Directoire n’a-vait du reste qu’à y gagner.

Pendant ce temps, notre situation devenait pé-rilleuse en Italie , malgré les récents triomphes deRoveredo, de Bassano et de Saint-George. L’Au-triche redoublait d’efforts pour recouvrer la Lom-bardie . Grâce aux garanties données par Catherineà l’Empereur, pour la conservation des Gallicies,les troupes qui étaient en Pologne avaient ététransportées vers les Alpes . Grâce encore à l’espé-rance de conserver la paix avec la Porte, les fron-tières de la Turquie avaient été dégarnies, ettoutes les réserves de la monarchie autrichienne dirigées vers l’Italie . Une population nombreuseet dévouée fournissait en outre de puissants moyensde recrutement. L’administration autrichienne dé-ployait un zèle et une activité extraordinairespour enrôler de nouveaux soldats, les encadrerdans les vieilles troupes, les armer et les équiper.Une belle armée se préparait ainsi dans le Frioul,avec les débris de Wurmser, avec les troupes ve-nues de Pologne et de Turquie , avec les détache-ments du Rhin et les recrues. Le maréchal Alvinziétait chargé d’en prendre le commandement. Onespérait que cette troisième armée serait plus heu-reuse que les deux précédentes, et qu’elle finiraitpar arracher l’Italie à son jeune conquérant.

Dans cet intervalle, Bonaparte ne cessait de de-mander des secours, et de conseiller des négocia-tions avec les puissances italiennes qui étaient surses derrières. Il pressait le Directoire de traiteravec Naples , de renouer les négociations avecRome, de conclure avec Gênes , et de négocier unealliance offensive et défensive avec le roi de Pié-mont, pour lui procurer des secours en Italie , sion ne pouvait lui en envoyer de France . Il voulaitqu’on lui permît de proclamer l’indépendance dela Lombardie , et celle des États du duc de Modène,pour se faire des partisans et des auxiliaires forte-ment attachés à sa cause. Ses vues étaient justes,et la détresse de son armée légitimait ses vives in-stances. La rupture des négociations avec le pape