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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

avait fait rétrograder une seconde fois la contribu-tion imposée par l’armistice de Bologne . Il n’yavait eu qu’un payement d’exécuté. Les contribu-tions frappées sur Parme, Modène, Milan , étaientépuisées, soit par les dépenses de l’armée, soitpar les envois faits au gouvernement. Venise four-nissait bien des vivres ; mais le prêt était arriéré.Les valeurs à prendre sur le commerce étrangerà Livourne étaient encore en contestation. Au mi-lieu des plus riches pays de la terre, l’armée com-mençait à éprouver des privations. Mais son plusgrand malheur était le vide de ses rangs, éclaircispar le canon autrichien . Ce n’était pas sans degrandes pertes qu’elle avait détruit tant d’ennemis.On l’avait renforcée de neuf à dix mille hommesdepuis l’ouverture de la campagne, ce qui avaitporté à cinquante mille à peu près le nombre desFrançais entrés en Italie ; mais elle en avait toutau plus trente et quelques mille dans le moment;le feu et les maladies l’avaient réduite à ce nom-bre. Une douzaine de bataillons de la Vendée ve-naient d’arriver, mais singulièrement diminuéspar les désertions; les autres détachements promisn’arrivaient pas. Le général Willot, qui comman-dait dans le Midi , et qui était chargé de dirigersur les Alpes plusieurs régiments, les retenaitpour apaiser les troubles que sa maladresse et sonmauvais esprit provoquaient dans les provincesde son commandement. Kellermann ne pouvaitguère dégarnir sa ligne, car il devait toujours êtreprêt à contenir Lyon et les environs où les com-pagnies de Jésus commettaient des assassinats.Bonaparte demandait la quatre-vingt-troisième etla quarantième demi-brigades, formant à peu prèssix mille hommes de bonnes troupes, et répondaitde tout si elles arrivaient à temps.

11 sc plaignait qu’on ne l’eût pas chargé de né-gocier avec Rome , parce qu’il aurait attendu, poursignifier l’ultimatum, le payement de la contribu-tion. et Tant que votre général, disait-il, ne sera» pas le centre de tout en Italie , tout ira mal. Il» serait facile de m’accuser d’ambition; mais je» n’ai que trop d’honneur; je suis malade, je puis» à peine me tenir à cheval ; il ne me reste que dua courage, ce qui est insuffisant pour le poste que» j’occupe. On nous compte, ajoutait-il, le pres-» tige de nos forces disparaît. Des troupes, ou» l’Italie est perdue. »

Le Directoire, sentant la nécessité de priverRome de l’appui de Naples , et d’assurer les der-rières de Bonaparte, conclut enfin son traité avec

la cour desDeux-Siciles. 11 se désista de toute ^mande particulière, et de son côté, cette c0lir ’.^ t ;.nos dernières victoires sur la Brenta avaient imidée, qui voyait l’Espagne faire cause conlD \ a j savec la France , et qui craignait de voir les A 11 »chassés de la Méditerranée, accéda au traite- ^paix fut signée le 19 vendémiaire (10 octomfut convenu que le roi de Naples retirerait ^espèce de secours aux ennemis de la Fra n Ç e ’^ eSqu’il fermerait ses ports aux vaisseaux arIIieS j u tpuissances belligérantes. Le Directoire c ° gensuite son traité avec Gênes . Une circon sta ^, aparticulière en liâta la conclusion : Nelson ^un vaisseau français à la vue des batteriesnoises ; cette violation de la neutralité comp 1singulièrement la république de Gênes ; 1® ” r( jj,français qui était chez elle se montra pl uS le parti de la coalition plus timide ; il f utqu’on s’allierait à la France . Les ports defurent fermés aux Anglais . Deux milli° nS p.furent payés en indemnité pour la frégate j/S

deste, et deux autres millions fournis en P 1familles feudataires ne furent pas exilée 3tous les partisans de la France expulsés du

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toire et du sénat furent rappelés et réintefe (1|) ePiémont fut de nouveau sollicité de c° ,lC , ve oa''alliance offensive et défensive. Le roi actue , jjjr

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manuel, montrait d’assez bonnes disposé 10 ^î-la France , mais il ne se contentait pastages qu’elle lui offrait pour prix de son aLe Directoire lui offrait de garantir ses at io»

de mourir; son jeune successeur, Chad® 8

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rien ne lui garantissait dans cette co

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générale, et au milieu de toutes les r ^f U c0l jiin l!qui se préparaient. Mais le nouveau roi>le précédent, voulait qu’on lui donnât I® jo-bardie, ce que le Directoire nemettre, ayant a se ménager des équivale gji-traiter avec l’Autriche . Le Directoire P 61 ’ 11 ^ aŸe csuite à Bonaparte de renouer les négocia» ee tRome , et lui donna ses pleins pouvoir ségard- . . y ie „oe ;

Rome avait envoyé le cardinal Albam a 0 felle avait compté sur Naples, et, dans son 0 \e.tement, elle avait offensé la légation cs P.jf g(a iitNaples lui manquant, l’Espagne lui j^e, elson mécontentement, elle était dans la a ^le moment était convenable pour ren0U eI)S uit e ’

elle.Bonaparte voulait d’abord son argent;quoiqu’il ne craignît pas sa puissance temP° ril redoutait son influence morale sur les p eU P