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DIRECTOIRE (1796).
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li 0() eux Partis italiens enfantés par la révolu-H 0s ra ^ a 'se, et développés par la présence deS; s’exaspéraient chaque jour davantage,
étjjj * an ’ Modène, Reggio, Bologne, Ferrare ,W 3 e s ' ( -ge du parti patriote, Rome était celuiter j rtl motlacal et aristocrate. Elle pouvait exci-d ans S Ure urs fanatiques, et nous nuire beaucoup,r ^ol Un 0101116111 surtout où la question n’était pasp etls ° e avec les armées autrichiennes. Bonaparteet ; , 5 11 ^ fallait temporiser encore. Esprit libre
ou; e P eil( bint, il méprisait tous les fanatismesH " restr. ‘
°itnn' llr > ei ^ nent llutelUgeuce humaine; mais,eel e ( 1 exécution, il redoutait les puissances quiqu e ,f ent à la force, et il aimait mieux éludere ap. ter avec elles. D’ailleurs, quoique élevéit a )i lance > il était né au milieu de la superstitionligio 6 > H ne partageait pas ce dégoût de la re-H 0ü c atholi que , si profond et si commun chezus a la •
suite du dix-huitième siècle; et il n’avait
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P°ur traiter avec le saint-siège, la même ré-
^ Uon avait a P 31,18 - H songea donc àgrad e ° u temps, pour s’éviter une marche rétro-di Catin SUr la péninsule, pour s’épargner des pré
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fanatiques, et, s’il était possible, pour< ar les 16 millions ramenés à Rome . Ilgea Ce ° a nainistre Cacault de désavouer les exi-sist ei . S directoire en matière de foi, et de n’in-H ch 0 ^ Üe SUr les conditions purement matérielles.
11 le cardinal Mattéi, qu’il avait enfermé^üvra Couvent > P our l’envoyer à Rome ; il le» c 0)lr ’ et le chargea d’aller parler au pape, a La11 elle p 6 dente, lui écrivit-il, veut la guerre,» àpjj aura i niais avant, je dois à ma nation et» ><ien Ulnanit é de faire un dernier effort pour ra-11 sieuf V e ^Pe a la raison. Vous connaissez, mon-» cota 6 Cai ’dinal, les forces de l’armée que je11 tellg 111 ? 11 ^ 6 : P our détruire la puissance tempo-11 ^Uez f U ' îa l )e ’ Il ne me fendrait que le vouloir.» su r ' a d°me, voyez le saint-père, éclairez-le
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,..i p Svrais intérêts; arrachez-ïe aux intrigantsde i a etlvir °nnent , qui veulent sa perte et celle11 Pc,,,:; 0111 ' de Rome. Le gouvernement français
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( l"e j’écoute encore des paroles de paix.» I es Peut s’arranger. La guerre, si cruelle pour» vai,^ eU !d e s> a des résultats terribles pour les11 Voag Ua ‘ Exilez de grands malheurs au pape.)) ;
» Une . baveî combien je désire finir par la paix
» Saus ° Ue que la guerre terminerait pour moi
dend ÜU ' e 001111116 sans péril. »
per .>• a, . u T u ’il employait ces moyens pour tri* u isan~;i 7
bait 'il, le
vieux renard, et se garantir des
fureurs du fanatisme, il songeait à exciter l’espritde liberté dans la haute Italie , afin d’opposer lepatriotisme à la superstition. Toute la haute Italie était exaltée : le Milanais, arraché à l’Autriche , lesprovinces de Modène et de Reggio , impatientes dujoug que faisait peser sur elles leur vieux duc ab-sent, les légations de Bologne et Ferrare , sou-straites au pape, demandaient à grands cris leur in-dépendance, et leur organisation en républiques.Bonaparte ne pouvait pas déclarer l’indépendancede la Lombardie , car la victoire n’avait pas encoreassez positivement décidé de son sort ; mais il luidonnait toujours des espérances et des encourage-ments. Quant aux provinces de Modène et de Reg-gio , elles touchaient immédiatement les derrièresde son armée, et confinaient avec Mantoue . Il avaità se plaindre de la régence, qui avait fait passerdes vivres à la garnison; il avait recommandé auDirectoire de ne pas donner la paix au duc de Mo-dène, et de s’en tenir à l’armistice, afin de pouvoirle punir au besoin. Les circonstances devenantchaque jour plus difficiles, il se décida, sans enprévenir le Directoire , à un coup de vigueur. Il étaitconstant que la régence venait récemment encorede se mettre en faute, et de manquer à l’armisticeen fournissant des vivres à Wurmser, et en donnan tasile à un de ses détachements : sur-le-champ ildéclara l’armistice violé; et en vertu du droit deconquête, il chassa la régence, déclara le duc deModène déchu, et les provinces de Reggio et de Mo-dène libres. L’enthousiasme des Reggiens .et desModénais fut extraordinaire. Bonaparte organisaun gouvernement municipal pour administrer pro-visoirement le pays, en attendant qu’il fût consti-tué. Bologne et Ferrare s’étaient déjà constituées enrépubliques, et commençaient à lever des troupes.Bonaparte voulait réunir ces deux légations auxÉtats du duc de Modène, pour en faire une seulerépublique, qui, située tout entière en deçà du Pô ,s’appellerait République cispadane . Il pensait quesi, à la paix, on était obligé de rendre la Lombar-die à l’Autriche , on pourrait éviter de rendre, auduc de Modène et au pape, le Modénais et les léga-tions; qu’on pourrait ériger ainsi une république,fille et amie de la république française, qui seraitau delà des Alpes le foyer des principes français ,l’asile des patriotes compromis, et d’où la libertépourrait s’étendre un jour sur toute l’Italie . Il necroyait pas que l’affranchissement de l’Italie pût sefaire d’un seul coup; il croyait le gouvernementfrançais trop épuisé pour l’opérer maintenant, et