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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

il pensait qu’il fallait au moins déposer les germesde la liberté dans cette première campagne. Pourcela il fallait réunir Bologne et Ferrare à Modène etReggio . L’esprit de localité s’y opposait, mais il es-pérait vaincre cette opposition par son influencetoute-puissante. 11 se rendit dans ces villes, y futreçu avec enthousiasme, et les décida à envoyerà Modène cent députés de toutes les parties de leurterritoire, pour y former une assemblée nationale,qui serait chargée de constituer la république cis-padane. Cette réunion eut lieu le 2b vendémiaire(16 octobre) à Modène . Ellese composait d’avocats,de propriétaires, de commerçants. Contenue par laprésence de Bonaparte, dirigée par ses conseils,elle montra la plus grande sagesse. Elle vota la réu-nion en une seule république des deux légations etdu duché de Modène ; elle abolit la féodalité et dé-créta l’égalité civile; elle nomma un commissairechargé d’organiser une légion de quatre mille hom- _mes, et arrêta la formation d’une seconde assem-blée, qui devait se réunir le 5 nivôse (25 décembre),pour délibérer une constitution. Les Reggiens mon-trèrent le plus grand dévouement. Un détachementautrichien étant sorti de Mantoue , ils coururentaux armes, l’entourèrent, le firent prisonnier, etl’amenèrent à Bonaparte. Deux Reggiens furent tuésdans l’action, et furent les premiers martyrs del’indépendance italienne.

La Lombardie était jalouse et alarmée des faveursaccordées à la Cispadane , et crut y voir pour elleun sinistre présage. Elle se dit que puisque les Fran-çais constituaient les légations et le duché sans laconstituer elle-même, ils avaient le projet de larendre à l’Aùtriclie. Bonaparte rassura de nouveaules Lombards, leur fit sentir les difficultés de saposition, et leur répéta qu’il fallait gagner l’indé-pendance en le secondant dans cette terrible lutte.Ils décidèrent de porter à douze mille hommes lesdeux légions italienne et polonaise, dont ils avaientdéjà commencé l’organisation.

Bonaparte s’était ménagé ainsi autour de lui desgouvernements amis, qui allaient faire tous leursefforts pour l’appuyer. Leurs troupes sans doutene pouvaient pas grand’chose; mais elles étaientcapables de faire la police du pays conquis, et decette manière elles rendaient disponibles les déta-chements qu’il y employait. Elles pouvaient, ap-puyées de quelques centaines de Français , résisterà une première tentative du pape, s’il avait la folied’en faire une. Bonaparte s’efforça en même tempsde rassurer le duc de Parme, dont les États confi-

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naient à là république; son amitié pouvait ® trcU j)lt! .et sa parenté avec l’Espagne commandait des ^nagements. Il lui laissa entrevoir la possib 1 ^gagner quelques villes, au milieu de ces de nlbrements de territoires. Il usait ainsi de tollt ^, CL , sressources de la politique, pour suppléer auxque son gouvernement ne pouvait pas lui teet, en cela, il faisait son devoir envers la F ral’Italie , et le faisait avec toute l’habileté d undiplomate. . \\

La Corse venait d’être affranchie par ses soavait réuni les principaux réfugiés à Livt>urn e > -javait donné des armes et des officiers; et l eS j. 0)1jetés hardiment dans l’île pour seconder la réD edes habitants contre les Anglais . L’expéditio® ^sit; sa patrie était délivrée du joug angla 1 ®’ a-Méditerranée allait bientôt l’être. On pouv® 1 _rer qu’à l’avenir les escadres espagnoles ! T ^ ^aux escadres françaises , fermeraient le d etr .Gibraltar aux flottes de l’Angleterre, et d

raient dans toute la Méditerranée.

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Il avait donc employé le temps écoulé deP.^ el)événements de la Brenta à améliorer sa V 0 * 1Italie ; mais s’il avait un peu moins à ci' al ®princes de cette contrée, le danger du côté d^ # ftriche ne faisait que s’accroître, et ses for c ® s La-y parer étaient toujours aussi insuffisantes-tre-vingt-troisième demi-brigade et la q uaia . t( j 0 uz eétaient toujours retenues dansleMidi. Il avaI raI1 gt' smille hommes dans le Tyrol, sous Yaubot 9 ^.^ oUen avant de Trente, sur le bord du Lavis ,dix-sept mille à peu près sous Masséna et A u »sur la Brenta et l’Adige; huit ou neuf 11,1 x ^erdevant Mantoue ; ce qui portait son arméesix ou trente-huit mille hommes environvich, qui était reste dans le Tyrol apres le aVî jtde Wurmser, avec quelques raille hommes, ju

maintenant dix-huit mille. Alvinzi s

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Frioul sur la Piave, avec environ quarante -- (

Bonaparte était donc fort compromis; car ’- t querésister à soixante mille hommes, il n’en avaltrente-six mille, fatigués par une triple Cam -ilsVet diminués tous les jours par les fièvres q®gnaient dans les rizières de la Lombardie - B 1 -ilvait avec chagrin au Directoire, et lui dis® 1allait perdre l’Italie . m et

Le Directoire, voyant le péril de Bonap®ne pouvant pas arriver assez tôt à son secou rS ’^ j ggea à suspendre sur-le-champ les hostilité® P^ Sjmoyen d’une négociation. Malmesbury était a se

comme on vient de le voir. Il attendait 1® lt! *