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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

C* Gouvernement aux communications du Di-^ f I u > avait exigé qu’il eût des pouvoirs derej^ es Puissances, et qu’il s’exprimât plus clai?»êt SUr ' e principe des compensations de con-V(!ll ait' ministère anglais , après dix-neuf jours,

W. Cn fin de répondre le 24 brumaire (14 no-

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eï ^t sur le principe des compensations de con-

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■>) f I ua les prétentions de la France étaienti trj -6eS ’ ( I u 'd était permis à un allié de demander3u t 1 . ter au nom de ses alliés, avant d’avoir leur^<1 S ,! tion en forme; que l’Angleterre était assu-obtenir, mais qu’auparavant il fallait que latfjij. c s expliquât nettement sur le principe desl'iq’ étions, principe qui était la seule base sur8lai s , e ^ a négociation pût s’ouvrir. Le cabinet an-W e j n joutait que la réponse du Directoire était•Ici ^ ( 1 os in ua lions peu déeen les sur les intentions<l’e)| e ’fojesté Britannique, qu’il était au-dessousl'étçj, ^ ï répondre, et qu’elle voulait ne pas s’y ar-

t H(;r ri( ^°' Jr ne pas entraver la négociation. Le jour’.' e Directoire, qui voulait être prompt etltl %° fl< l Ue > répondit à lord Malmesbury qu’il ad-tû t ^ !', *, e principe des compensations, mais qu’ile . s '§ ner sur-le-champ les objets sur lesquelsUly Ce Principe.

bop lre ctoire pouvait faire cette réponse sans se8iqu e ^ a 8cr, puisqu’en refusant de céder la Bel-Luxembourg, il avait à sa disposition''H ^ ar die et plusieurs autres petits territoires,foirç. | C ’ Cette négociation était évidemment illu-'1 ré So ] directoire ne pouvait rien en attendre, etfo ew ( fo déjouer les finesses de l’Angleterre« directement un négociateur à Vienne pj^ e conclure un arrangement particulierLa première proposition que lefo 4li e eUr devait faire était celle d’un armisticea ^ n ° et cn Italie , qui durerait six moisfoées j S ‘ Le Rhin

et l’Àdige sépareraient les ar-

e ” d «ux puissances. Les sièges de Kehl et' Hlc seraient suspendus. On ferait entrer

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foiir re J Ur dans Mantoue les vivres necessairesla consommation journalière, de^ a veplacer les deux partis dans leur étata bn de l’armistice. La France gagnait- Ma n( ^° nscrval fon de Kehl , et l’Autriche cellenégociation devait s’ouvrir im-jl'fos û(ïc lftat Pour traiter de la paix. Les condi-Mit..* . r fos

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air icl i g" ;S , b ar la France étaient les suivantes :j, a P ra Ce dait la Belgique et le Luxembourg lr icli e 6 ’ ' a ^ rance restituait la Lombardie à4,1 Hiti^ ’ Gt Lalatinat à l’Empire ; elle renon-’ Slu Ce dernier point, à la ligne du Rhin ;

elle consentait en outre, pour dédommager l’Au-triche de la perle des Pays-Bas , à la sécularisationde plusieurs évêchés de l’Empire. L’Empereur nedevait nullement se mêler des affaires de la France avec le pape, et devait prêter son entremise enAllemagne pour procurer des indemnités au stat-houder. C’était une condition indispensable pourassurer le repos de la Hollande, et pour satisfairele roi de Prusse dont la sœur était épouse du stat-houder. Ces conditions étaient fort modérées, etprouvaient le désir qu’avait le Directoire de fairecesser les horreurs de la guerre, et ses inquiétudespour l’armée d’Italie .

Le Directoire choisit pour porter ces proposi-tions le général Clarke, qui était employé dans lesbureaux de la guerre auprès de Carnot. Ses in-structions furent signées le 26 brumaire (-16 no-vembre). Mais il fallait du temps pour qu’il se mîten route, qu’il arrivât, qu’il fût reçu et écouté;et, pendant ce temps, les événements se succé-daient en Italie avec une singulière rapidité.

Le 11 brumaire (1 er novembre) le maréchalAlvinzi ayant jeté des ponts sur la Piave, s’étaitavancé sur la Brenta. Le plan des Autrichiens,cette fois, était d’attaquer à la fois par les monta-gnes du Tyrol et par la plaine. Davidovich devaitchasser Vaubois de ses positions, et descendre lelong des deux rives de l’Adige jusqu’à Vérone .Alvinzi, de son côté, devait passer la Piave et laBrenta, s’avancer sur l’Adige, entrer à Vérone avec le gros de l’armée, et s’y réunir à Davidovich.Les deux armées autrichiennes devaient partir dece point, pour marcher de concert au déblocus deMantoue et à la délivrance de Wurmser.

Alvinzi, après avoir passé la Piave, s’avançasur la Brenta, où Masséna était posté avec sa divi-sion; celui-ci, ayant reconnu la force de l’ennemi,se replia. Bonaparte marcha à son appui avec ladivision Augereau. Il prescrivit en même temps àVaubois de contenir Davidovich dans la vallée duhaut Adige , et de lui enlever s’il le pouvait sa posi-tion du Lavis . Il marcha lui-même sur Alvinzi,résolu, malgré la disproportion des forces, de l’at-taquer impétueusement, et de le rompre dès l’ou-verture même de cette nouvelle campagne. Il ar-riva le 16 brumaire au malin (6 novembre) à lavue de l’ennemi. Les Autrichiens avaient pris posi-tion en avant de la Brenta, depuis Carmignano jusqu’à Bassano ; leurs réserves étaient restées enarrière, au delà de la Brenta. Bonaparte porta sureux toutes ses forces. Masséna attaqua Liptai et