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Tome II.
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550 RÉVOLUTION

Provera devant Carmignano ; Àugcrcau attaquaQuasdanovich devant Bassano. L’affaire fut chaudeet sanglante; les troupes déployèrent une grandebravoure. Liptai et Provera furent rejetés au delàde la Brenta par Masséna; Quasdanovich fut re-poussé sur Bassano par Augereau. Bonaparte au-rait voulu entrer le jour même dans Bassano , maisl’arrivée des réserves autrichiennes l’en empêcha.

Il fallut remettre l’attaque au lendemain. Malheu-reusement il apprit dans la nuit que Vaubois venaitd’essuyer un revers sur le haut Adige . Ce généralavait bravement attaqué les positions de Davido-vich, et avait obtenu un commencement de succès;mais une terreur panique s’était emparée de sestroupes malgré leur bravoure éprouvée, et ellesavaient fui en désordre. Il les avait enfin ralliéesdans ce fameux défilé de Calliano , où l’armée avaitdéployé tant d’audace dans l’invasion du«Tyrol; ilespérait s’y maintenir, lorsque Davidovich, diri-geant un corps sur l’autre rive de l’Adige , avaitdébordé Calliano , et tourné la position. Vauboisannonçait qu’il se retirait pour n’être pas coupé,et exprimait la crainte que Davidovich ne l’eûtdevancé aux importantes positions de la Corona etde Rivoli, qui couvrent la route du Tyrol, entrel’Adige et le lac de Garda.

Bonaparte sentit dès lors le danger de s’engagerdavantage contre Alvinzi, lorsque Vaubois, quiétait avec sa gauche dans le Tyrol, pouvait perdrela Corona, Rivoli, et même Vérone , et être rejetédans la plaine. Bonaparte eût alors été coupé deson aile principale, et placé avec quinze ou seizemille hommes entre Davidovich et Alvinzi. En con-séquence il résolut de se replier sur-le-champ. 11ordonna à un officier de confiance de voler à Vé-rone , d’y réunir tout ce qu’il pourrait trouver detroupes, de les porter à Rivoli et à la Corona, afind’y prévenir Davidovich, et de donner à Vauboisle temps de s’y retirer.

Le lendemain, 17 brumaire (7 novembre), ilrebroussa chemin, et traversa la ville de Vicence ,qui fut étonnée de voir l’armée française se retireraprès le succès de la veille. 11 se rendit à Vérone ,où il laissa toute son armée. Il remonta seul à Ri-voli et à la Corona, où très-heureusement il trouvales troupes de Vaubois ralliées, et en mesure detenir tête à une nouvelle attaque de Davidovich. Ilvoulut donner une leçon aux trente-neuvième etquatre-vingt-cinquième demi-brigades, qui avaientcédé à une terreur panique. Il fit assembler toutela division, et, s adressant à ces deux demi-bri-

FRANÇAISE.

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gades, il leur reprocha leur indiscipline el . (C sfuite. Il dit ensuite au chef d’état-major : a e» écrire sur les drapeaux que la trente-ne UŸI j e» et la quatre-vingt-cinquième ne font pl uS» de l’armée d’Italie. » Ces expressions eauaux soldats de ces deux demi-brigades lelent chagrin; ils entourèrent Bonaparte, 1 U1 .qu’ils s’étaient battus un contre trois, et 1 UI ^mandèrent à être envoyés à son avant-garde^^

faire voir s’ils n’étaient plus de l’arniee ***" e j.Bonaparte les dédommagea de sa sévérité p a * 1ques paroles bienveillantes qui les transpû rle | p 3 ret les laissa disposés à venger leur honne® 1une bravoure désespérée.

Il ne restait plus à Vaubois que huit md' emes, sur les douze mille qu’il avaitéchauffourée. Bonaparte les distribua I e

qu’il put dans les positions de la Corona et ^ rf ai lvoli, et, après s’être assuré que Vaubois P u . ettenir la quelques jours, et couvrir notre 0 ‘nos derrières, il retourna à Vérone p° u f j e P'contre Alvinzi. La chaussée qui condu' 1 ^ S)Brenta à Vérone , en suivant le pied des n l0,lt ^al'passe par Vicence , Montebello, Villa-No va r e-diero. Alvinzi, étonné de voir Bonapai’ te jpplier le lendemain d’un succès, l’avait sU p a vi'loin en loin, se doutant que les progrès d®,^ (1

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dovich avaient pu seuls le ramener en

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espérait que son plan de jonction à Vérone ■ yé*réaliser. Il s’arrêta à trois lieues à peu P* eSrone, sur les hauteurs de Caldiero , <î ul (nent la route. Ces hauteurs présentaientlente position pour tenir tête à l’armée fi® 1 patte'de Vérone . Alvinzi s’y établit, y plaçaries, et n’oublia rien pour s’y rendre inei P, ppit ^Bonaparte en fit la reconnaissance, et . T :> r

les attaquer sur-le-champ; car la situation ^

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bois à Rivoli était très-précaire, et ne *'

pas beaucoup de temps pour agir sur ^ r e ). {6 '

marcha contre lui le 21 au soir (U n ° ve

poussa son avant-garde, et bivaqua TvK.visions Massena et Augereau au pied . for 1 ®A la pointe du jour, il s’aperçut qu AB™® oS jti fl ^ment retranché, acceptait la bataille- jjétait abordable d’un côté, celui qui a ^g 0 ;gn ellS ^montagnes, et qui n’avait pas été assezment défendu par Alvinzi. Bonaparte ^ j eMasséna, et chargea Augereau cl attaC | U . e toD 1 ^de la ligne. L’action fut vive. Mais la P u „tag e ‘

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par torrents, ce qui donnait un gral’ennemi, dont l’artillerie était placée

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