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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
échelles qu’ils avaient préparées pour escaladerles murs. Les Véronais laissaient éclater leur joieen croyant voir, sous quelques heures, Alvinziréuni dans leur ville à Davidovich, et les Fran-çais détruits. Quelques-uns d’entre eux, compro-mis pour leur attachement à notre cause, se pro-menaient tristement en comptant le petit nombrede nos braves.
L’armée attendait avec anxiété les ordres dugénéral, et espérait à chaque instant qu’il com-manderait un mouvement. Cependant la journéedu 24 s’était écoulée, et, contre l’usage, l’ordre dujour n’avait rien annoncé. Mais Bonaparte n’avaitpoint perdu de temps; et, après avoir médité surle champ de bataille, il venait de prendre une deces résolutions que le désespoir inspire au génie.Vers la nuit, l’ordre est donné à toute l’armée deprendre les armes; le plus grand silence est com-mandé; on se met en marche; mais au lieu de seporter en avant, on rétrograde, on repasse l’Adigesur les ponts de Vérone , et on sort de la ville parla porte qui conduit à Milan . L’armée croit qu’onrenonce à garder l’Italie : la tristesse règne dansles rangs. Cependant, à quelque distance de Vé-rone , on fait un à-gauche : au lieu de continuer» à s’éloigner de l’Adige , on se met à le longer et àdescendre son cours. On le suit pendant quatrelieues. Enfin, après quelques heures de marche,on arrive à Ronco, où un pont de bateaux avait étéjeté par les soins du général; on repasse le fleuve ;et, à la pointe du jour, on se trouve de nouveauau delà de l’Adige , qu’on croyait avoir abandonnépour toujours. Le plan du général était extraor-dinaire ; il allait étonner les deux armées. L’A-dige, en sortant de Vérone , cesse un instant de* couler perpendiculairement des montagnes à lamer, et il oblique vers le levant : dans ce mouve-ment oblique, il se rapproche de la route de Vé-rone à la Brenta, sur laquelle était campé Al-vinzi. Bonaparte, arrivé à Ronco, se trouvait doncramené sur les flancs, et presque sur les derrièresdes Autrichiens. Au moyen de ce pont, il se trou-vait placé au milieu de vastes marais. Ces maraisétaient traversés par deux chaussées, dont l’uneà gauche, remontant l’Adige par Porcil et Gom-bione, allait rejoindre Vérone ; dont l’autre, àdroite, passait sur une petite rivière, qu’on ap-pelle l’Àlpon, au village d’Arcole, et allait re-joindre la route de Vérone vers Villa-Nova, surles derrières de Caldiero .
Bonaparte tenait donc à Ronco deux chaussées,
qui toutes deux allaient rejoindre la grande^occupée par les Autrichiens, l’une entre Ca*et Vérone, l’autre entre Caldiero et Villa'®
de
ce»
Voici quel avait été son calcul : au mil' 611marais, l’avantage du nombre était tout à
nulé; on ne pouvait se déployer que sur
lest
sées, et sur les chaussées, le courage des te®® j ccolonnes devait décider de tout. Parla elinf®gauche, qui allait rejoindre la route entre S)et Caldiero , il pouvait tomber sur les A. utrl< L jes’ils tentaient d’escalader Vérone . Par ce ( tdroite, qui passe l’Àlpon au pont d’A rC ^aboutit à Villa-Nova, il débouchait sur Ie s ® gC sres d’Alvinzi, il pouvait enlever ses pare®, ^bagages, et intercepter sa retraite. Il et® 1 ® ^inattaquable à Ronco, et il étendait ses d cl ^ or [P
de
autour de l’ennemi. Il avait fait fermer
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cents hommes, pour résister à un prenne^ ^jeCette combinaison si audacieuse et si P’ 0 pin'frappa famée, qui sur-le-champ entention et en fut remplie d’espérance.
Bonaparte plaça Masséna sur la dig uC ctsur Gombione et P° T
op-
inais le feu du pont et de la rive opp 0 ^rêta de nouveau. Il fut obligé de céder
obstacle et de faire halte.
Pendant ce temps, Alvinzi, q ul y aTSSl ée
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sait pas que le général Bonaparte uJ]
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che, pour remonter sur Gombione et * ^ yrprendre l’ennemi en queue s’il marcha 1 ® > rrone. Il dirigea Augereau à droite pour
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sur Villa-Nova. On était à la pointe du J ^ ÿséna se mit en observation sur la dig l,eche; Augereau, pour parcourir celle ^,^ r col c 'avait à franchir l’Alpon sur le pou® ^ JétfQuelques bataillons croates s’y trouvaj rrchés pour surveiller le pays. Ils bord * 1 ®Pvière, et avaient leur canon braqué sur * e ui' 1,accueillirent l’avant-garde d’Augereau P ^ u gC'vive fusillade, et la forcèrent à se rep* 1 ®^ jyiU 1 ®'reau accourut et ramena ses troupe® , s tf'
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fixés sur Vérone , et qui croyait q« eçaise s’y trouvait encore, était surpr 1 ® neS iipP°jun feu très-vif au milieu des marais-^ c j ]0 ;gir 11 .
pareil terrain, et il croyait que - -détaché de troupes légères. Mais bientôtlerie revient l’informer que l’engagement cs^ )t .,et que des coups de fusil sont partis uf^jd 1 'côtés. Sans être éclairci encore, il envtucvisions; l’une sous Provera suit la tlig u ®^Jrtti®® 1che, l’autre sous Milrouski suit la dig t,eC