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DIRECTOIRE (1796).
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re à grandes vues. Ils s’étaient promisHiaf C ' CUX ( l° nner une haute importance à lat ,ne > e t de faire de grandes choses; car alors
, es les têtes étaient en travail, toutes médi-ment fi ,
j c ° es prodiges pour la gloire et la félicité de
élu L’alliance offensive et défensive con-
Srand^ 60 Espagne P Saiqt-Ildefonse offrait dePu ^ ressou rces, et permettait de vastes projets.l’jj s reun issant la flotte de Toulon aux flottes dea Vec ^ ne > en les concentrant dans la ManchePoiiv C<! ^ es ( l ue la France avait dans l’Océan, ont ( ,„.rassembler des forces formidables, etsive- Ue délivrer les mers par une bataille déci-sion l° n P° Uva i t du moins jeter un incendie engl ei e > et aller interrompre les succès de l’An-1 i»in C d<Jns l’Inde. L’amiral Truguet , qui sentaitl’I tl( j e ° rlailc e de porter de rapides secours dansdr e j ’ v °nlait que l’escadre de Brest , sans atten-tif réu nion des flottes française et espagnoletâ t p a Manche , mit à la voile sur-le-champ, je-tai!] a 'i' n6e de Hoche en Irlande , gardât quelquesie-p l0rtü nes à bord, fît voile ensuite pour l’Ile -qu' 0 ^ ailCe ) allât y prendre les bataillons de noirsl’onanisait, et transportât ces secours dansex PédY° Ur souten i r Tippo-Saëb. Cette grandeClaude' 011 ava ' 1 l’inconvénient de ne porter ende j a j W une partie de l’armée d’expédition, et1Sse r exposée à de grandes chances, enRe f’ a , rit la réunion très-éventuelle de l’escadrede p e ra l Villeneuve qui devait partir de Toulon ,Portg pi-, es P a gnole qui était dispersée dans lesff ‘ v e ria ^ P a gne, et de l’escadre de Richery quie Ye ul( ; d Amérique . Cette expédition ne fut pasc V y G ‘ attendit l’arrivée d’Amérique de Ri-c H°ns 61 011 malgré l’état des finances, desl’e Sca * tra ° r( linaires pour achever l’armement(diipn^., 1 ? e de Brest . Elle se trouva en frimaire
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COltl Pos a *^ Cn < * tat dp mettre à la voile. Elle seV||| 8 Uy' 1 de flu'nze vaisseaux de haut bord, deSf®**, de six gabares, et de cinquante bâ-'W* ll( j|. e transport. Elle pouvait porter vingt-a ve c p,. e l'nnunes. Hoche ne pouvant s’entendre( ^ r aier * tllra ^ Villaret-Joyeuse , on remplaça ce
finer uu nomes, c expou
a qu e can' a ^ S d c Rantry. On assigna a
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Rieté ^ ca P‘taine de vaisseau, dans un ordre ca-,a ge , t . ion f I u ’ il devait suivre, et le ipouiLL’pv„. ,, eva l*‘ choisir en cas d’accident-
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montés sur une frégate. L’escadre française, grâceà une brume épaisse, échappa aux croisières an-glaises, et traversa la mer sans être aperçue.Mais, dans la nuit du 26 au 27, une tempêteaffreuse la dispersa. Un vaisseau fut englouti.Cependant, le contre-amiral Bouvet manœuvrapour rallier l’escadre, et, après deux jours, par-vint à la réunir tout entière, à l’exception d’unvaisseau et de trois frégates. Malheureusement lafrégate qui portait Hoche et Morard de Galles étaitdu nonrbre de ces dernières. L’escadre cingla versle cap Clear, et manœuvra là plusieurs jours pourattendre les deux chefs. Enfin, le 5 nivôse (24 dé-cembre), elle entra dans la baie de Bantry. Unconseil de guerre décida le débarquement; maisil devint impossible par l’effet du mauvais temps ;l’escadre fut de nouveau éloignée des côtes d’Ir-lande . Le contre-amiral Bouvet, effrayé par tantd’obstacles, craignant de manquer de vivres, etséparé de ses chefs, crut devoir regagner les côtesde France. Hoche et Morard de Galles arrivèrentenfin dans la baie de Bantry, et apprirent là leretour de l’escadre française. Us revinrent à tra-vers des périls inouïs. Battus par la mer, pour-suivis par les Anglais , ils ne furent rendus auxrivages de France que par une espèce de miracle.Le vaisseau les Droits de l’Homme , capitaine LaCrosse, se trouva séparé de l’escadre, et fit desprodiges : attaqué par deux vaisseaux anglais , ilen détruisit un, échappa à l’autre; mais, toutmutilé, privé de mâts et de voiles, il succombaà la violence de la mer. Une partie de l’équipagefut engloutie, l’autre fut sauvée à grand’peine.
Ainsi finit cette expédition, qui jeta une grandealarme en Angleterre, et qui révéla son point vul-nérable. Le Directoire ne renonça pas à revenirplus tard à ce projet, et tourna dans le momenttoutes ses idées du côté du continent, ppur sehâter de faire déposer les armes à l'Autriche . Lestroupes de l’expédition avaient peu souffert; clipsfurent débarquées. On laissa sur les côtes les for-ces nécessaires pour faire la police du pays, eton achemina vers le Rhin la majeure partie fiel’armée qui avait porté le titre d’Armée de l’Océan.Les deux Yendées et la Bretagne étaient, du reste,tout à fait soumises par les soins et la présencecontinuelle de Hoche. On préparait à ce généralun grand commandement, pour le récompenserde ses ingrats et pénibles travaux. La deipissionde Jourdan, que la mauvaise issue de la campa-gne avait dégoûté, et qu’on ayait provisoirement