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Tome II.
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5G0 RÉVOLUTION

remplacé par Beurnonville, permettait d’offrir àHoche un dédommagement qui, depuis longtemps,était dû à son patriotisme et à ses talents.

L’hiver, déjà fort avancé (on était en nivôse, —■janvier 1797), n’avait point interrompu cette cam-pagne mémorable. Sur le Rhin , l’archiduc Char-les assiégeait Ivehl et la tête de pont d’IIuningue;sur l’Adige, Àlvinzi préparait un nouvel et der-nier effort contre Bonaparte. L’intérieur de la ré-publique était assez calme : les partis avaient lesyeux fixés sur les differents théâtres de la guerre.La considération et la force du gouvernement aug-mentaient ou diminuaient scion les chances de lacampagne. La dernière victoire d’Arcole avait ré-pandu un grand éclat et réparé le mauvais effetproduit par la retraite des armées du Rhin . Maiscependant cet effort d’une bravoure désespérée nerassurait pas entièrement sur la possession del’Italie . On savait qu’Alvinzi se renforçait, et quele pape faisait des armements; les malveillantsdisaient que l’armée d’Italie était épuisée; que songénéral, accablé par les travaux d’une campagnesans exemple, et consumé par une maladie extraor-dinaire ne pouvait plus tenir à cheval. Mantoue n’était pas encore prise, et on pouvait concevoirdes inquiétudes pour le mois de nivôse (janvier).

Les journaux des deux partis, profitant sansmesure de la liberté de la presse, continuaient à sedéchaîner. Ceux de la contre-révolution, voyantapprocher le printemps, époque des élections,tâchaient de remuer l’opinion, et de la disposeren leur faveur. Depuis les désastres des royalistesde la Vendée , il devenait clair que leur dernièreressource était de se servir de la liberté elle-mêmepour la détruire, et d’envahir la république ens’emparant des élections. Le Directoire , en voyantleur déchaînement, était saisi de ces mouvementsd’impatience dont le pouvoir même le plus éclairéne peut pas toujours se défendre. Quoique forthabitué à la liberté, il s’effrayait du langagequ’elle prenait dans certains journaux; il ne com-prenait pas encore assez qu’il faut laisser toutdire; que le mensonge n’est jamais à redouter,quelque publicité qu’il acquière, qu’il s’use parsa violence, et qu’un gouvernement péril par lavérité seule, et surtout par la vérité comprimée.Il demanda aux deux conseils des lois sur les abusde la presse. On se récria; on prétendit que, lesélections approchant, il voulait en gêner la liberté ;on lui refusa les lois qu’il demandait. On accordaseulement deux dispositions : l’une, relative à la

FRANÇAISE.

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répression de la calomnie privée; l’autre»crieurs de journaux, qui, dans les rues, aUde les annoncer par leur titre, les annonça’ en 1des phrases détachées, et souvent fort in . aI) tnantes . Ainsi on vendait un pamphlet, en c1 ^dans les rues : Rendez-nous nos myria(ji’ (tin ^et f.....-nous le camp, si vous ne pouvez ft l>ôbonheur du peuple. Il fut décidé, pourscandale, qu’on ne pourrait plus crier le s J ^naux et les écrits que par un simple titre,rectoire aurait voulu l’établissement d’un J 011 ^,officiel du gouvernement. Les Cinq-Cents ysentirent, les Anciens s’y opposèrent. La3 brumaire, mise une seconde fois en disc° s ^en vendémiaire, et devenue le prétexte d e g fC ,dicule attaque des patriotes sur le camp ( ^ e j 0 ,inelle, avait été maintenue après une dis cllS3 [C

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solennelle. Elle était en quelque sorteautour duquel ne Cessaient de se rencon"deux partis. C’était surtout la disposit’ on _

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excluait les parents des émigrés

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bliques que le côté droit voulait détruire» e „(>les républicains voulaient conserver. Ap reS .si-troisième attaque, il fut décidé que celte dttion serait maintenue. On ne fit qu’un seul c j cgement à cette loi. Elle excluait de l’») 11 '' j c s

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générale accordée aux délits révolution 11 ») 1 ' 63délits qui se rattachaient au 13 vendém>» ire

événement était déjà trop loin pour ne p aS a af ttier les individus qui avaient pu y prend 1 ' 13 •et qui, d’ailleurs, étaient tous impunisl’amnistie fut donc appliquée aux délitsmiaire comme à tous les autres faits pure 1 "volutionnaires.

Ainsi le Directoire , et tous ceux qui v0l * jll ajf'la république directoriale, conservaient l a ^ tt eSrité dans les conseils, malgré les cris de ( [ u ^ ; rpatriotes follement emportés, et de q ue *1

trigants vendus à la contre-révolution. j e In

L’état des finances avait l’effet ordi’’» 11 .^ jo'misère dans les familles, il troublait l u1 '^ [fimestique du Directoire avec le corps , cg 'c m esrDirectoire se plaignait de ne pas voir ^ j e arres toujours accueillies par les c° nsei p U ljlîa»adressa un message alarmant, et il ^pica 1 ’ 5comme pour faire retomber sur eux les ^ pi 1 »'

publics, s’ils ne s’empressaient d adopte’ ^ c e0"

positions. Ce message du 23 frimane

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bre) était conçu en ces termes : (C ^^golde

» ties du service sont en souffrance. p;

» troupes est arriérée; les défenscuis t e

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