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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

I) Oaw . *,

il r ^ *vrés aux horreurs de la nudité ; leur cou-D j e ° e est énervé par le sentiment douloureux de» e 1 rs besoins ; le dégoût, qui en est la suite,» J *’ a ' ne la désertion. Les hôpitaux manquent» ^fnitures, de feu, de médicaments. Lesii , ls senients de bienfaisance, en proie au!, g <IUe dénûmeut., repoussent l’indigent et l’in-» c f 16 ’ éont ils étaient la seule ressource. Less q U( ^ IC ' ers de l’État, les entrepreneurs qui, cha-» 4 ')° Ur > contribuent à fournir aux besoins des» ^ s’arrachent que de faibles parcelles des

hom

qui leur sont dues ; leur détresse écarte

.^ces

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nies qui pourraient faire les mêmes

, avec plus d’exactitude, ou à de moin-» ç es bénéfices. Les routes sont bouleversées, lesy> ( , ;ii ^mic a a 011s interrompues. Les fonction-

))lv Cs Publics sont sans salaires; d’un bout à‘"Ure <i n i„ _•. ... •_ i es

n adjQ; 1 ^. bi république, on voit les juges

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•Uistrateurs, réduits à l’horrible alternative,

>> ce!, "- tra îner dans la misère leur existence et' ïe nd ^ 6ur benille, ou de se déshonorer en se

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11 ,’..., aiu à l’intrigue. Partout la malveillance» dans

ais e ' ' ,nuS bien des lieux l’assassinat s’orga-11 ^ police, sans activité, sans force, parce

" Peut C est dénuée de moyens pécuniaires, ne

arrête; ' • ■

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r ce désordre. »

ce ^sciU furent irrités de la publication de'es Uiap^ 6 ’ ( 1 U| semblait faire retomber sur euxl’indj UiUls de l’État, et censurèrent vivementt’eut à ttl0n du Directoire . Cependant ils se mi-sur-le-champ ses propositions. Leb'es (j e ^abondait partout, excepté dans les cof-C U aura ; . *■■ L’impôt, actuellement percevableque |J^e ou en papier au cours, ne rentraitHés ê t .. ^ont. Les biens nationaux soumission-a , P a y^s en partie ; les payements restant°U doi ln . ata ‘ eiu P as échus. On vivait d’expédients,

Uistr aUx fournisseurs des ordonnances dede Va , reSj des bordereaux de liquidation, espècesPuu .V** d’attente, qui n’étaient reçues quel ep^valeur inférieure, et qui faisaient mon-S« t Sl . ablement le prix des marchés. C’était% u i° u i’s la même situation que nous avonsL e ^ 0s ée si souvent.

^ ïl Ua C ç l , ari d es améliorations furent apportées auxPartie'’ b° Ur l’an v. On divisa le budget en deux, ' U * re <le C /^ me 0n a déjà vu : la dépense ordi-o^de g'? 0 millions, et la dépense extraordi--aO i u ;p- La contribution foncière, portée à4ti, in e u c *°” s > La contribution somptuaire et pér-il) les douanes, le timbre, l’enregis-

trement à ISO, durent fournir les 450 millions dela dépense ordinaire. L’extraordinaire dut êtrecouvert par l’arriéré de l’impôt et par le produitdes biens nationaux. L’impôt était désormais en-tièrement exigible en numéraire. Il restait encorequelques mandats et quelques assignats, qui fu-rent annulés sur-le-champ, et reçus au cours pourle payement de l’arriéré. De cette manière on fitcesser totalement les désordres du papier-mon-naie. L’emprunt forcé fut définitivement fermé.Il avait produit à peine 400 millions, valeureffective. Les impositions arriérées durent êtreentièrement acquittées avant le 15 frimaire del’année actuelle (5 décembre). Les garnisairesfurent institués pour hâter la perception. On or-donna la confection des rôles, pour percevoir sur-le-champ le quart des impôts de l’an v. Restait àsavoir comment on userait de la valeur des biensnationaux, n’ayant plus le papier-monnaie pour lamettre d’avance en circulation. On avait encore àtoucher le dernier sixième sur les biens soumis-sionnés. On décida que, pour devancer ce dernierpayement, on exigerait des acquéreurs des obli-gations payables en numéraire, échéant à l’épo-que même à laquelle la loi les obligeait de s’ac-quitter, et entraînant, en cas de protêt, l’expro-priation du bien vendu. Cette mesure pouvait fairerentrer quatre-vingts et quelques millions d’obli-gations, dont les fournisseurs annonçaient qu’ilsse payeraient volontiers. On n’avait plus de con-fiance dans l’État, mais on en avait dans les par-ticuliers; et les 80 millions de ce papier person-nel avaient une valeur que n’aurait pas eue unpapier émis et garanti par la république. On dé-cida que les biens vendus à l’avenir se payeraientcomme il suit : un dixième comptant en numé-raire, cinq dixièmes comptant, en ordonnancesdes ministres, ou en bordereaux de liquidationdélivrés aux fournisseurs, quatre dixièmes enfin,en quatre obligations, payables une par an.

Ainsi, n’ayant plus de crédit public, on se ser-vait du crédit privé ; ne pouvant plus émettre dupapier-monnaie hypothéqué sur les biens, on exi-geait des acquéreurs de cés biens une espèce depapier qui, portant leur signature, avait une va-leur individuelle ; enfin on permettait aux fournis-seurs de se payer de leurs services sur les bienseux-mêmes.

Ces dispositions faisaient donc espérer un peud’ordre et quelques rentrées. Pour suffire aux be-soins pressants du ministère de la guerre, on lui