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adjugea sur-le-champ, pour les mois de nivôse,pluviôse, ventôse et germinal, mois consacrésaux préparatifs de la nouvelle campagne, lasomme de 120 millions, dont 33 millions devaientêtre pris sur l’ordinaire, et 87 sur l’extraordinaire.L’enregistrement, les postes, les douanes, les pa-tentes, la contribution foncière allaient fournirces 33 millions : les 87 de l’extraordinaire de-vaient se composer du produit des bois, de l’ar-riéré des contributions militaires, et des obliga-tions des acquéreurs de biens nationaux. Cesvaleurs étaient assurées, et allaient rentrer sur-le-champ. On paya tous les fonctionnaires publicsen numéraire. On décida de payer les rentiers dela même manière; mais ne pouvant encore leurdonner de l’argent, on leur donna des billets auporteur, recevables en payement des biens natio-naux, comme les ordonnances des ministres et lesbordereaux de liquidation délivrés aux fournis-seurs.
Tels furent les travaux administratifs du Direc-toire pendant l’hiver de Tan v (1796 à 1797), etles moyens qu’il se prépara pour suffire à la cam-pagne suivante. La campagne actuelle n’était pasterminée, et tout annonçait que, malgré dix moisde combats acharnés, malgré les glaces et les nei-ges, on allait voir encore de nouvelles batailles.L’archiduc Charles s’opiniâtrait à enlever les têtesde pont de Ivelil et d’Huningue , comme si, en lesenlevant, il eût à jamais interdit aux Français leretour sur la rive droite. Le Directoire avait uneexcellente raison de l’y occuper, c’était de l’em-pêcher de se porter en Italie . 11 passa près de troismois devant le fort de Kehl . De part et d’autre,les troupes s’illustrèrent par un courage héroïque,et les généraux divisionnaires déployèrent un grandtalent d’exécution. Desaix surtout s’immortalisapar sa bravoure, son sang-froid, et ses savantesdispositions autour de ce fort misérablement re-tranché. La conduite des deux généraux en cheffut loin d’être aussi approuvée que celle de leurslieutenants. On reprocha à Moreau de n’avoir passu profiter de la force de son armée, et de n’avoirpas débouché sur la rive droite pour tomber surl’armée de siège. On blâma l’archiduc d’avoir dé-pensé tant d’efforts contre une tête de pont. Mo-reau rendit Kehl le 20 nivôse anv (9 janvier 1797);c était une légère perte. Notre longue résistanceprouvait la solidité de la ligne du Rhin . Les trou-pes avaient peu souffert; Moreau avait employéle temps à perfectionner leur organisation ; son
FRANÇAISE.
de
armée présentait un aspect superbe. ^g e0 i-
Sambre-et-Meuse, passée sous les ordres
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employée utilement P
nonville, n’avait pas été empiu^ecdant ces derniers mois, mais elle s’était repet renforcée de détachements nombreux vla Vendée ; elle avait reçu un chef ill uS ^ e ’ t |gche, qui était enfin appelé à une guerre d>o ^ses talents. Ainsi, quoiqu’il ne possédât P a ^ pi-core Mayence, et qu’il fût privé de Kehl , ^
reçtoire pouvait se regarder comme p uiss .^n 1le Rhin . Les Autrichiens, de leur côte, . (e .fiers d’avoir pris Kehl , et ils dirigeaient 111 ^ n .nant tous leurs efforts sur la tête de P 0,lt j je
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ningue. Mais tous les vœux de l’Empei' eur
ses ministres se portaient sur l’Italie . L eSde l’administration pour renforcer l’amie®^. ell tvinzi, et pour essayer une dernière lutte, ^extraordinaires. On avait fait partir le s 11 ÿben poste. Toute la garnison de Vienne îl ' r ^j-acheminée sur le Tyrol. Les habitants de .pé-tale, pleins de dévouement pour la niaise 11riale, avaient fourni quatre mille volontaûfurent enrégimentés, sous le nom de v°l oil a ii*de Vienne . L’impératrice leur donna desbrodés de ses mains. On avait fait une » tlevée en Hongrie , et on avait tiré du R* 1 " 1
ques mille hommes des meilleures tr °*, lp g pl llSl’Empire. Grâce à cette activité, digne ^foi’'
de
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grands éloges, l’armée d’Âlvinzj se trouvecée d’une vingtaine de mille hommes, P* e tfé° rplus de soixante mille. Elle était reposC e ^ rU e»,ganisée, et quoique renfermant quelq ueS tr0 up cSelle se composait en majeure partie d eaguerries. Le bataillon des volontaires de ^était formé de jeunes gens, étrangers, K e ^il'à la guerre, mais appartenant à de ^'LypiU' 5 ales, animés de sentiments élevés, très- ^ ppisla maison impériale, et prêts à déployégrande bravoure.
Les ministres autrichiens s’étaient a u*
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avec le pape, et l’avaient engagé à re! ”“menaces de Bonaparte . Ils lui avaient en arJj jée,et quelques officiers pour commander s011 pd sen lui recommandant de la porter I e Ppossible de Bologne et de Mantpue. a yctannoncé à Wurmscr un prochain seco^ âordre de ne pas se rendre, et, s il e ce qu 1
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