365
DIRECTOIRE (1797).
«on ” et porterait sur les derrières de
^ u ssi le ' P^ an > f° rt P* en conçu, pouvaitCe v' aVec un général aussi brave que Wurmser.a Vec ÜX mai ’échal tenait toujours dans MantoueH- eût U f 0 §*’ande fermeté, quoique sa garnison
1 CCjs à manger que de la viande de cheval^ et de la polenta.
<ti a i
H s’,
s ülée (
3 na Parte s’attendait à cette dernière lutte,| ait décider pour jamais du sort de l’Italie ,
i (;s ’ ^ Préparait. Comme le répandaient à Paris ti 0s ' Vei Hants qui souhaitaient l’humiliation deetp a . lnies > il était malade d’une gale mal traitée,^«devant Toulon en chargeant un canon dejoi n * °P res mains. Cette maladie, mal connue,1 ’^. :VüX ^ at ‘o ues inouïes de cette campagne,Se Icq' Sln § u iicrement affaibli. Il pouvait à peinedes 11 a ^eval ; ses joues étaient caves et livi-to Bi 4 P ei ’sonne paraissait chétive ; ses yeux seuls,(|U e | rs aussi vifs et aussi perçants, annonçaientp 0rt - 0 !,; u de son â m e n’était pas éteint. Ses pro-n; e 10,18 physiques formaient même avec son gé-'lUam Sa renom 'née un contraste singulier et pi-
J(, Pour des soldats à la fois gais et enthousiastes.
HMln.l/i , r. •
^ délabrement de ses forces, ses passions
’lUaip binaires le soutenaient, et lui communi-°bj et , Ulle activité qui se portait sur tous lesluit i a Cois- H avait commencé ce qu’il appe-%^ erre aux voleurs. Les intrigants de toutedu; re et aicnt accourus en Italie , pour s’intro-lil Cr . j ^“'s l’administration des armées, et y pro-•jn ( , | L } a richesse de cette belle contrée. Tandisari^^rplicité et l’indigence régnaient dans les'-tlip p Rhin , le luxe s’était introduit dansCeg s | ta ^ e > 11 y était aussi grand que la gloire.C|lli illi s atS ’ p ' cn v ctus, bien nourris, bien ac-les l lar les belles Italiennes, y vivaient dans''^aux ' 811 ' 8 Gt l’ahondance. Les officiers, les gé-C ° n )tn participaient a l’opulence générale, etpaient leur fortune. Quant aux fournis-acl| Cl ’i* S dépl °y aient un paste scandaleux, et ils^Ur s 'j 111 avec le prix de leurs exactions les fa-lote 1 c ® Plus belles actrices de l’Italie . Bona-<hi, d a ^ Ul avait en lui toutes les passions, mais®l°ife y- S ® 101 uent, était livré à une seule, lat V' tc i’ la ;t Vau d’une manière simple et sévère, neWil a j 7 e délassement qu’auprès de sa femme,n ir à s 0(i ait avec tendresse, et qu’il avait fait ve-Pii <1 /P'articr général. Indigné des désordres
«Uy i adnilnis tration, il portait un regard sévèretio n (J S Moindres détails, vérifiait lui-même la ges-es compagnies, faisait poursuivre les admi-
nistrateurs infidèles, et les dénonçait impitoya-blement. Il leur reprochait surtout de manquerde courage et d’abandonner l’armée les jours depéril. Il recommandait au Directoire de choisirdes hommes d’une énergie éprouvée; il voulaitl’institution d’un syndicat, qui, jugeant commeun jury, pût, sur sa simple conviction, punir desdélits qui n’étaient jamais prouvables matérielle-ment. 11 pardonnait volontiers à ses soldats et àscs généraux des jouissances qui n’étaient paspour eux les délices de Capoue; mais il avait unehaine implacable pour tous ceux qui s’enrichis-saient aux dépens de l’armée, sans la servir deleurs exploits ou de leurs soins.
Il avait apporté la même attention et la mêmeactivité dans ses relations avec les puissances ita-liennes. Dissimulant toujours avec Venise , dontil voyait les armements dans les lagunes et lesmontagnes du Bergamasc, il différa toute expli-cation jusqu’après la reddition de Mantoue . Pro-visoirement .il fit occuper par ses troupes le châ-teau de Bergame , qui avait garnison vénitienne,et donna pour raison qu’il ne le croyait pas assezbien gardé pour résister à un coup de main desAutrichiens. Il se mit ainsi à l’abri d’une perfidie,et imposa aux nombreux ennemis qu’il avait dansBergame. Dans la Lombardie et la Cispadane , ilcontinua à favoriser l’esprit de liberté, réprimantle parti autrichien et papal, et modérant le partidémocratique, qui, dans tous les pays , a besoind’être contenu. Il se maintint en amitié avec leroi de Piémont et le duc de Parme. Il se trans-porta de sa personne à Bologne , pour terminerune négociation avec le duc de Toscane , et impo-ser à la cour de Rome. Le duc de Toscane étaitincommode par la présence des Français à Li-vourne ; de vives discussions s’étaient élevées avecle commerce livournais sur les marchandises ap-partenant aux négociants ennemis de la France .Ces contestations produisaient beaucoup d’animo-sité ; d’ailleurs les marchandises, qu’on arrachaitavec peine, étaient ensuite mal vendues, et parune compagnie qui venait de voler cinq à six mil-lions à l’armée. Bonaparte aima mieux transigeravec le grand-duc. Il fut conyenu que, moyennantdeux millions, il évacuerait Livourne . Il y trouvade plus l’avantage de rendre disponible la garni-son de cette ville. Son projet était de prendre lesdeux légions formées par la Cispadane , de lesréunir à la garnison de Livourne , d’y ajoutertrois mille hommes de ses troupes, et d’acheminer