DIRECTOIRE (1797).
365
'Pied des
montagnes, dans l’étendue de quelques
, V x »
^ Incanale, l’Adige vient baigner le piedpOij t Iq es montagnes, et ne laisse plus de placeb 0r( , s n 8 er sa rive. La route alors abandonne lestoi
ioy ril fleuve, s’élève par une espèce d’escalierdans les flancs de la montagne, et dé-V(j|j î® s m un vaste plateau, qui est celui de Ri-est e A°mine l’Adige d’un côté, et de l’autre ilL’ artt) t ,°' lr é par l'amphithéâtre du Monte-Baldo .0; (r . G f l»i est en position sur ce plateau, me-<H e c Aemin tournant par lequel on y monte,% r G au de son feu les deux rives de l’A-l*Ui s ,? Poteau est difficile à emporter de front,fivr.j, 1 1 faut gravir un escalier étroit pour y ar-c ett e * VllSs i ne cherche-t-on pas à l’attaquer parO*lo voie. Avant de parvenir à Incanale,Stavj Sg S r ° utes conduisent sur le Monte-Baldo , et,l ' r au î nt Ses croupes escarpées , viennent abou-
Piàr plattSi
f;
à ] 3 " ea u de Rivoli. Elles ne sont praticables^^avalerig ni à l’artillerie, mais elles don-Se f - ac '* e acc cs aux troupes à pied, et peu-
1He r ]
l,
ï i%‘ , ‘ rà porter des forces considérables d’in-les flancs et les derrières du corps qui- e Plateau. Le plan d’Alvinzi était cï’atta-r , ç)i )0s ition par toutes les issues à la fois.
W .^vôse (12 janvier), il attaqua Joubert,to utes les positions avancées, et le res-. r tivoli. Le même jour, Provera poussait^Hardes, l’une sur Vérone , l’autre surétait * ^ ar ^aldiero et Bevilacqua. Masséna,a Vérone , en sortit, culbuta l’avant-gardep U P r csentée à lui, et fit neuf cents prison-Nt eiu ° n aparte y arrivait de Bologne dans leV ^oti e R fit replier toute la division dans
S, fi ’ l'° Ul ' la tenir prête à marcher. Dans laIN], l'Pm q ue j ou j )er t était attaqué et forcé àVs J ' u gereau avait vu, devant Legnago, des> le >idérables. Il
jd'jde su r lequel l’ennemi dirigeait sa prin-à SS °' 11 tint toujours la division Masséna% & >*er, et
et qui n’avait vu déboucherpar derrière le lac de Garda, de se
ne pouvait pas juger en-
s, üh '”' r > et ordonna à la division Rey, qui
f ïl0t le 0 ” 1 ’
vj et j St ®l~N°vo, point le plus central, entre^ as ^ige. Le lendemain 24 (13 jan-
a Part n COUrriors se succédèrent avec rapidité.
Oc,
Cr! $ a PPrit que Joubert, attaqué par des
Se
'Vii
U
a j, Cnscs i allait être enveloppé, et qu’ilô e °Pmiâtreté et au bonheur de sa résis-^ r °au j^ nser ' r er encore le plateau de Rivoli.1 mandait du bas Adige qu’on se fu-
sillait le long des deux rives, sans qu’il se passâtaucun événement important. Bonaparte n’avaitguère devant lui à Vérone que deux mille Autri-chiens. Dès cet instant, il devina le projet de l’en-nemi, et vit bien que l’attaque principale se diri-geait sur Rivoli. Il pensait qu’Àugereau suffisaitpour défendre le bas Adige ; il le renforça d’uncorps de cavalerie, détaché de la division Mas-séna. II ordonna à Serrurier, qui bloquait Man-toue, de porter sa réserve à Villa-Franca, pourqu’elle fût placée intermédiairement à tous lespoints. 11 laissa à Vérone un régiment d’infanterieet un de cavalerie; et il partit, dans la nuit du24 au 25 (13 à 14 janvier), avec les dix-huitième,trente et deuxième, et soixante-quinzième demi-brigades de la division Masséna, et deux escadronsde cavalerie. Il manda à Rey de ne pas s’arrêterà Castel-Novo, et de monter tout de suite sur Ri-voli. Il devança ses divisions, et arriva de sa per-sonne à Rivoli, à deux heures du malin. Le temps,qui était pluvieux les jours précédents, s’étaitéclairci. Le ciel était pur, le clair de lune écla-tant, le froid vif. En arrivant, Bonaparte vit l’ho-rizon embrasé des feux de l’ennemi. Il lui supposaquarante-cinq mille hommes; Joubert en avaitdix mille au plus : il était temps qu’un secoursarrivât. L’ennemi s’était partagé en plusieurscorps. Le principal, composé d’une grosse colonnede grenadiers, de toute la cavalerie, de toute l’ar-tillerie, des bagages, suivait sous Quasdanovichla grande route, entre le fleuve et le Monte-Baldo ,et devait déboucher par l’escalier d’Incanale. Troisautres corps, sous les ordres d’Ocskay, deKobloset de Liptay, composés d’infanterie seulement,avaient gravi les croupes des montagnes, et de-vaient arriver sur le champ de bataille, en des-cendant les degrés de l’amphithéâtre que le Monte-Baldo forme autour du plateau de Rivoli. Un qua-trième corps, sous les ordres de Lusignan, cir-culant sur le côté du plateau, devait venir se pla-cer sur les derrières de l’armce française, pour lacouper de la route de Vérone . Alvinzi avait enfindétaché un sixième corps, qui, par sa position,était tout à fait en dehors de l’opération. Il mar-chait de l’autre côté de l’Adige , et suivait la routequi, par Roveredo, Dolce et Vérone , longe lefleuve extérieurement. Ce corps, commandé parVukassovich , pouvait tout au plus envoyer quel-ques boulets sur le champ de bataille, en tirantd’une rive à l’autre.
Bonaparte sentit sur-le-champ qu’il fallait gar-