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lier le plateau à tout prix. Il avait en face l’infan-terie autrichienne, descendant l’amphithéâtresans une seule pièce de canon ; il avait à sa droiteles grenadiers, l’artillerie, la cavalerie, longeantla route du fleuve, et venant déboucher par l’es-calier d’Incanale sur son flanc droit. A sa gauche,Lusignan tournait Rivoli. Les boulets de Vukas-sovich, lancés do l’autre rive de l’Adigc, arri-vaient sur sa tête. Placé sur le plateau, il empê-chait la jonction des différentes armes; il foudroyaitl’infanterie privée de scs canons; il refoulait lacavalerie et l’artillerie engagées dans un cheminétroit et tournant. Peu lui importait alors queLusignan fit effort pour le tourner, et que Vukas-sovicli lui lançât quelques boulets.
Son plan arrêté avec sa promptitude accoutu-mée, il commença l’opération avant le jour. Jou-bert avait été obligé de se resserrer pour n’occupcrqu’une étendue proportionnée à ses forces et ilétait à craindre que l’infanterie, descendant lesdegrés du Monte-Baldo , ne vînt faire sa jonctionavec la tête de la colonne gravissant par lncanale.Bonaparte , bien avant le jour, donna l’éveil auxtroupes de Joubert, qui, après quarante-huitheures de combat, prenaient un peu de repos. Blit attaquer les postes avancés de l’infanterie au-trichienne, les replia, et s’étendit plus largementsur le plateau.
L’action devint extrêmement vive. L’infanterieautrichienne, sans canons, plia devant la nôtre,qui était armée de sa formidable artillerie, et re-cula en demi-cercle vers l’amphithéâtre du Monte-Baldo . Mais un événement fâcheux arrive dansl’instant à notre gauche. Le corps de Liptay, quitenait l’extrémité du demi-cercle ennemi, donnesur la gauche de Joubert, composée des quatre-vingt-neuvième et vingt-cinquième demi-brigades,les surprend, les rompt, et les oblige à se retireren désordre. La quatorzième, venant immédiate-ment après ces deux demi-brigades, se forme encrochet pour couvrir le reste de la ligne, et résisteavec un admirable courage. Les Autrichiens scréunissent contre elle, et sont près de l’accabler.Ils veulent surtout lui enlever ses canons, dont leschevaux ont été tués. Déjà ils arrivent sur lespièces lorsqu’un officier s’écrie : « Grenadiers dela quatorzième, laisserez-vous enlever vos pièces ? »Sur-le-champ cinquante hommes s’élancent à lasuite du brave officier, repoussent les Autrichiens,s’attellent aux pièces, et les ramènent.
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le point menacé, et part au galop l 10 ' 11afin d’aller chercher du secours. Les P r '; 0 jr
troupes de Masséna arrivaient à peine, 3 P r ® s ^ p,marché toute la nuit. Bonaparte se sa ' 6lt . ^jtstrente-deuxième devenue fameuse par se s c ' 1 U fdurant la campagne, et la porte à la g 3llC * ie ’
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rallier les deux demi-brigades quiL’intrépide Masséna s’avance à sa têterière lui les troupes rompues, et renvcqui se présente à sa rencontre. Il repou sse i 0 rtrichiens, et vient se placer à côté de 1® a Jezième, qui n’avait cessé de faire des P 10 !.* j U r cevaleur. Le combat se trouve ainsi rétan 1point, et l’armée occupe le demi-cercle d u P ^jjgôMais l’échec momentané de la gauche av* 1 . t duJoubert à se replier avec la droite, ü ^ppi’®'terrain, et déjà l’infanterie autrichienne s - . f te
chait une seconde fois du point q» e ^avait mis tant d’intérêt à lui faire al ,£in< 'elle allait joindre le débouché par lequel 1 etournant l’Incanale, aboutissait sur I eDans ce même instant, la colonne c ° I ^*|usi cll . f! ’
tillerie et de cavalerie, et précédée de Pbataillons de grenadiers, gravissait j,e^tournant, et, avec des efforts incroy a j^ eS yul*® 5voure, en repoussait la trente-neuvièn^'n iU> e
sovicli, de l’autre rive de l’Adigc, ^ J’es ca 'grêle de boulets pour protéger cette esp®®lade. Déjà les grenadiers avaient g raV1 j gUrdu défilé, et la cavalerie débouchait 3 0 j 0 nrt® ^sur le plateau. Ce n’était pas tout : l 3 ^ p el i*, e
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Lusignan, dont on avait vu au loi* 1
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quon avait aperçue à la gauche, tourn 3 ‘“' ^tion des Français , venait se mettre sur ^rières, intercepter fa route de Véron® ff* $$le chemin à Rey, qui arrivait de Castel' 1 ® JjU rla division de réserve. Déjà les sold» ts agnan, se voyant sur les derrières de I’ a f n * pv* s f’çaise, battaient des mains et la croy a,c ”^>'Ainsi sur ce plateau, serré de front p 31 ’ fof |Ccercle d’infanterie, tourné à gauche P ar , Ucolonne, escaladé à droite par le g>'° s c<3 j p:‘ rautrichienne, et labouré par les boule tstaicntde la rive opposée de l’Adige sui cC .^ [iS F 11Bonaparte était isolé avec les seulesbert et Masséna, au milieu d’une nuée - palU était, avec seize mille hommes, C!lVCquarante mille au moins. .j n ’ C st Pj*
Dans ce moment si redoutable, 1ébranlé. Il conserve toute la chaleur c ^ ^ A 11promptitude de l’inspiration. En voy 31