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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
somme de se rendre. Le brave Miollis lui répond àcoups de canon. Provera, repoussé, se porte ducôté de la citadelle, espérant une sortie de Wurm-ser; mais il trouve Serrurier devant lui. Il s’ar-rête au palais de la Favorite, entre Saint-Georgeset la citadelle, et lance une barque à travers le lac,pour faire dire à Wurmser de déboucher de laplace le lendemain matin. Bonaparte arrive dansla soirée, dispose Augereau sur les derrières deProvera, Victor et Masséna sur ses flancs, de ma-nière à le séparer de la citadelle par laquelleWurmser doit essayer de déboucher. Il opposeSerrurier à Wurmser . Le lendemain, 27 nivôse(16 janvier) à la pointe du jour, la bataille s’en-gage. Wurmser débouche de la place et attaqueSerrurier avec furie; celui-ci lui résiste avec unebravoure égale, et le contient le long des lignes decirconvallation. Victor, à la tête de la cinquante-septième, qui dans ce jour reçut le nom de laTerrible, s’élance sur Provera, et renverse toutce qui se présente devant lui. Après un combatopiniâtre, Wurmser est rejeté dans Mantoue . Pro-vera, traqué comme un cerf, enveloppé par Victor ,Masséna, Augereau, inquiété par une sortie deMiollis, met bas les armes avec six mille hommes.Les jeunes volontaires de Vienne en font partie.Après une défense honorable, ils rendent leursarmes, et le drapeau brodé par les mains de l’im-pératrice.
Tel fut le dernier acte de cette immortelle opé-ration, jugée par les militaires une des plus belleset des plus extraordinaires dont l’histoire fassemention. On apprit que Joubert, poursuivant Al-vinzi, lui avait enlevé encore sept mille prison-niers. On en avait pris six, le jour même de labataille de Rivoli, ce qui faisait treize, Augereauen avait fait deux mille; Provera en livrait sixmille; on en avait recueilli mille devant Vérone ,et encore quelques centaines ailleurs; ce qui por-tait le nombre, en trois jours, à vingt-deux ouvingt-trois mille. La division Masséna avait marchéet combattu sans relâche, depuis quatre journées,marchant la nuit, combattant le jour. Aussi Bona-parte écrivait-il avec orgueil que ses soldats avaientsurpassé la rapidité tant vantée des légions deCésar. On comprend pourquoi il attacha plus tardau nom de Masséna celui de Rivoli. L’action du25 (14 janvier) s’appela bataille de Rivoli, celledu 27 (16), devant Mantoue , s’appela de la Fa-vorite.
ou tué une moitié de l’armée ennemi®
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vait comme frappé d’un coup de foudre-triche avait fait son dernier effort, et m alD ^, irl’Italie était à nous. Wurmser , rejeté dans ^toue, était sans espoir; il avait mange ■ j fl( jchevaux, et les maladies se joignaient à lapour détruire sa garnison. Une plus long u ®^ petance eût été inutile et contraire à l’humavieux maréchal avait fait preuve d’un u oD f àrage et d’une rare opiniâtreté, il pouvait s ° - e rse rendre. 11 envoya un de ses officiers à ® e ,^ c iipour parlementer; c’était Klenau. Serr"^référa au général en chef, qui se rendit a üiférence. Bonaparte , enveloppé dans sonet ne se faisant pas connaître, écouta les P^.^jienlers entre Klenau et Serrurier. L’officier a" 0 *. ^s-dissertait longuement sur les ressources itVtaient à son général, et assurait qu il av* 1 e rpour trois mois de vivres. Bonaparte , toU ^ a( jU e ^veloppé, s’approche de la table auprès de \pavait lieu cette conférence, saisit le pap l ® r ^jChquel étaient écrites les propositions de ’ ^ff s 'et se met à tracer quelques lignes sur l fiS ^j e j)3 l1 'sans mot dire, et au grand étonnement de pui &qui ne comprenait pas l’action de l’incose levant et se découvrant, Bonaparte s "1 “de Klenau : «Tenez, lui dit-il, voilà l eS ,.. jvaj 1
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» lions que j’accorde à votre maréchal-
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» seulement pour quinze jours de vivre®’ ^ur» parlât de se rendre, il ne méritera' 1
» capitulation honorable. Puisqu’il v ° uS rC spr ctC» c’est qu’il est réduit à l’extrémité. J®
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» son âge, sa bravoure et ses malheurs- - r te“'
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» les conditions que je lui accorde; tj u 11 s \%,
» la place demain, dans un mois ou c ‘ a ^. pire 8 '» n’aura des conditions ni meilleures) ^ jiol*» Il peut rester tant qu’il conviendra a» neur. » u t 1’’^
A ce langage, à ce ton, Klenau rec° f I e ), . . - Wur" 1 , mI
lustre capitaine et courut porter a ”
conditions qu’il lui avait faites. Le v * euX j a gé^ifut plein de reconnaissance, en voy aIll ^ ga ifC- ^sité dont usait envers lui son jeune au el it .,lui accordait la permission de sortir *' „ n fd-
il lui a®
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la place avec tout son état major;même deux cents cavaliers, cinq ceIlts u e •
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son choix, et six pièces de canon,
sortie fût moins humiliante. La g arn , lS c0 ntr etl fconduite à Trieste , pour y être échange® Â , aCC ef tB ^prisonniers français. Wurmser seces conditions ; et pour témoigner sa
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