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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

inclinations. Carnot, Barras, Rewbell , La-(| (;s lei 'e-Lcpeaux, Letourneur, formaient déjà| ) pj i ?*' 0u Pes différents. Carnot était systématique,

(le / Utle et or gueilleux. II manquait entièrementla ; ette lool^é qui donne à l’esprit l’étendue etl|, utit SteSSe ’ 3U caract ® re facilité. Il était péné-n a i t .’ a PP r ofondissait bien le sujet qu’il exami-

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une fois engagé dans une erreur, il

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tenait pas. Il était probe, courageux, très-1( iué ou travail, mais ne pardonnait jamais ou

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tort

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ou une blessure faite à son amour

°f(li . etait spirituel et original, ce qui est assez

a ' re c ^ iez l es hommes concentrés en eux-

^-Autrefois il s’était brouillé avec les mem-‘^dn

s 'Me Com ité de salut public, car il était impos-p, 0 |. A ae son orgueil sympathisât avec celui dec 0||( ^ S P’ er rc et de Saint-Just, et que son grandfléchît devant leur despotisme. Aujour-Hj r j la niême chose ne pouvait manquer de luisi 0 r :, o Directoire . Indépendamment des occa-flu’il avait de se heurter avec ses collègues,° Ccu Pnnt en commun d’une tâche aussi diffi-s( celle du gouvernement, et qui provoque( p Ie ^ e ment la diversité des avis, il nourris-cont re l nciens ressentiments, particulièrementv èr e ° arr as. Tous ses penchants d’homme se-fl r °he et laborieux, l’éloignaient de ce col-'ét^t^fligue, débauché et paresseux; mais il

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surtout en lui le chef de ces thermido-et vengeurs de Danton , et persécu-

l’itUj 6 la vieille Montagne. Carnot, qui était(! l fjjjj Pdacipaux auteurs de la mort de Danton,plus tard devenir victime des

! lo Uv a |^° ns dirigées contre les montagnards , neti SSai,

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s 3it arc ' onner aux thermidoriens : aussi nour-

fla r ** c ° ntre Barras une haine profonde.

“''ait I aS ava * 1 servi autrefois dans les Indes ; il yP r f! t , ° lltr é le courage d’un soldat. Il était pro-f0tl Un e anS * es doubles, à monter à cheval, et,Wïce ° n a vu, il avait gagné de cette manière saNi Direcloire . Aussi, dans toutes les ocea-Sa br er j lv -iles, parlait-il de monter à cheval et de° l ^aa S j ennem ' s do l a république. 11 était grandÏ.V c L s !, personne; mais son regard avaitÿ ac C ' 0se de sombre et de sinistre, qui étaitHl^^d avec son caractère, plus emporté que') av ait r ’ ^ u °'que nourri dans un rang élevé, ilv en distingué dans les manières. Elleshardies et communes. Il avait

’tesse

e et Une Pouétration d’esprit qui, avec0 travail, auraient pu devenir des fa-

cultés très-distinguées; mais paresseux et igno-rant , il savait tout au plus ce qu’on apprend dansune vie assez orageuse, et il laissait percer, dansles choses qu’il était appelé à juger tous les jours,assez de sens pour faire regretter une éducationplus soignée. Du reste, dissolu et cynique, violentet faux comme les Méridionaux , qui savent ca-cher la duplicité sous la brusquerie; républicainpar sentiment et par position, mais homme sansfoi, recevant chez lui les plus violents révolution-naires des faubourgs, et tous les émigrés rentrésen France ; plaisant aux uns par sa violence tri-viale , convenant aux autres par son esprit d’in-trigue, il était en réalité chaud patriote, et ensecret il donnait des espérances à tous les partis.A lui seul il représentait le parti Danton tout en-tier, au génie près du chef, qui n’avait pas passédans ses successeurs.

Rewbell, ancien avocat à Colmar , avait con-tracté au barreau et dans nos différentes assem-blées une grande expérience dans le maniementdes affaires. A la pénétration, au discernement lesplus rares, il joignait une instruction étendue,une mémoire fort vaste, une rare opiniâtreté autravail. Ces qualités en faisaient un homme pré-cieux à la tête de l’État. Il discutait parfaitementles affaires, quoiqu’un peu argutieux par un restedes habitudes du barreau. Il joignait à une assezbelle figure l’habitude du monde; mais il étaitrude et blessant par la vivacité et l’âpreté de sonlangage. Malgré les calomnies des contre-révolu-tionnaires et des fripons, il était d’une sévère pro-bité. Malheureusement il n’était pas sans un peud’avarice; il aimait à employer sa fortune person-nelle d’une manière avantageuse, ce qui dui fai-sait rechercher les gens d’affaires, et ce qui four-nissait de fâcheux prétextes à la calomnie. Ilsoignait beaucoup la partie des relations extérieu-res, et il portait aux intérêts delà France un telattachement, qu’il eût été volontiers injuste à l’é-gard des nations étrangères. Républicain chaud,sincère et ferme, il appartenait originairement àla partie modérée de la convention, et il éprouvaitun égal éloignement pour Carnot et Barras , l’uncomme montagnard, 1 autre comme dantonien.Ainsi Carnot, Barras, Rewbell , issus tous trois departis contraires, se détestaient tous trois ; ainsiles haines contractées pendant une longue etcruelle lutte ne s étaient pas effacées sous le ré-gime constitutionnel ; ainsi les cœurs ne s’étaientpas mêlés, comme des fleuves qui se réunissent