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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

f id' Ce S aima c<jV P rat(!XtQ pour verser quelqueît U e sur un magistrat universellement honoré,fe ^ Ul nc laissait aucune prise à la calomnie. Du( ^ e> si la théopliilanthropie était le sujet de1 > < l' Ues plaisanteries fort peu spirituelles chez^it aS ’ ° U ^ ans ^ es j° urnaux royalistes, elle atti-1 ^ssez peu l’attention, et ne diminuait en rien

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j^spect dont Larévellière-Lépeaux était en-

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des directeurs qui nuisait véritablement

f as o 0lls ldération du gouvernement, c’était Bar-• oa vî * •

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v *e n’était pas simple et modeste commeses collègues; il étalait un luxe et une

ge 8 , alité que sa participation aux profits desd affaires pouvait seule expliquer. Les finan-

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ll *aifi • l ? ni dirigées avec une probité sévère par bdirectoriale, et par l’excellent ministretl{j ’ ra ais on ne pouvait pas empêcher Barrasqti>ij Cev oir, des fournisseurs ou des banquiersDjg a Ppuyait de son influence, des parts de bé-o„ * s a ssez considérables. Il avait mille moyensv^.® de fournir à ses dépenses : la France de-(|u ç ^ farbitre de tant d’États grands et petits,f^^coup de princes devaient rechercher sa1 payer de sommes considérables la pro-ta M ç ^ Ulle v °>x au Directoire . On verra plusf Ul fut tenté en ce genre. La représenta-déployait Barras aurait pu n’être pas’ Car des chefs d’État doivent fréquenter‘'ait,, U P les hommes pour les étudier, les con-choisir ; mais il s’entourait, outre lesf^H a * r es, d’intrigants de toute espèce, deSx ré(r UlSs °l u es, et de fripons- Un cynisme hon-tes &aait dans ses salons. Ces liaisons clandes-t° n f )rei *d à tâche, dans une société bienc °uvrir d’un voile, étaient publique-° u ® e s. On allait à Gros-Bois se livrer à des

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aux ennemis de la répu-Puissants arguments contre le gouver-ne ) e ari 'as du reste ne cachait en rien sa con-la coutume des débauchés, ai-f ®% t Ses ler ses désordres. 11 racontait lui-mêmeJj 1 ? d« ®°ffègues, qui lui en faisaient quelque-61 du 3 ! 68 re P roc hes, ses hauts faits de Gros-si fo rcé jUXcmt30ur o i d racontait comment il

H 8crq>J Utl C( dèbre fournisseur du temps de seM >ar 8e, et G maîtresse lui commençait à lui êtreJe s ufiir e . ftUX dépenses de laquelle il ne pouvait^ * si e, l’ajj^' 1111116111 ü s’était vengé sur un jour-lt ° Sa Pe 6 ^° nce f' n > des invectives dirigées5011110 ; comment, après l’avoir attiré

au Luxembourg , il l’avait fait fustiger par ses do-mestiques. Cette conduite de prince mal élevé,dans une république, nuisait singulièrement auDirectoire, et l’aurait déconsidéré entièrement, sila renommée des vertus de Carnot et de Laré-vellière n’eût contre-balancé le mauvais effet desdésordres de Barras.

Le Directoire , institué le lendemain du 15 ven-démiaire *, formé en haine de la contre-révolu-tion , composé de régicides, et attaqué avec fureurpar les royalistes, devait être chaudement répu-blicain. Mais chacun de ses membres participaitplus ou moins aux opinions qui divisaient laFrance. Larévellière et Revvbell avaient ce répu-blicanisme modéré, mais rigide, aussi opposé auxemportements de 93 qu’aux fureurs royalistesde 95. Les gagner à la contre-révolution était im-possible. L’instinct si sûr des partis leur appre-nait qu’il n’y avait rien à obtenir d’eux, ni par desséductions, ni par des flatteries de journaux. Aussin’avaient-ils pour ces deux directeurs que le blâmele plus amer. Quant à Barras et à Carnot, il enétait autrement. Barras, quoiqu’il vît tout lemonde, était en réalité un révolutionnaire ardent.Les faubourgs l’avaient en grande estime, et sesouvenaient toujours qu’il avait été le général devendémiaire, et les conspirateurs du camp deGrenelle avaient cru pouvoir compter sur lui.Aussi les patriotes le comblaient d’éloges, et lesroyalistes l’accablaient d’invectives. Quelquesagents secrets du royalisme, rapprochés de luipar un commun esprit d’intrigue, pouvaient bien,comptant sur sa dépravation, concevoir quelquesespérances; mais c’était une opinion à eux parti-culière. La masse du parti l’abhorrait et le pour-suivait avec fureur.

Carnot, ex-montagnard, ancien membre du co-mité de salut public, et exposé après le 9 thermi-dor à devenir victime de la réaction royaliste, de-vait être certainement un républicain prononcé,et l’était effectivement. Au premier moment de sonentrée au Directoire , il avait fortement appuyétous les choix faits dans le parti montagnard ;mais peu à peu, à mesure que les terreurs de ven-démiaire s’étaient calmées, ses dispositions avaientchangé. Carnot, même au comité de salut public,n’avait jamais aimé la tourbe des révolutionnai-res turbulents, et avait fortement contribué à dé-truire les hébertistes.En voyant Barras, qui tenait

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* An IV, G octobre 1795.