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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
à rester roi de la canaille, s’entourer des restesdu parti jacobin, il était devenu hostile pour ceparti; il avait déployé beaucoup d’énergie dansl’affaire du camp de Grenelle, et d’autant plus queBarras était un peu compromis dans cette écliauf-fourée. Ce n’est pas tout : Carnot était agité pardes souvenirs. Le reproche qu’on lui avait fait d’a-voir signé les actes les plus sanguinaires du co-mité de salut public le tourmentait. Ce n’était pasassez à ses yeux des explications fort naturellesqu’il avait données; il aurait voulu par tous lesmoyens prouver qu’il n’était pas un monstre, etil était capable de beaucoup de sacrifices pourdonner cette preuve. Les partis savent, devinenttout; ils ne sont difficiles à l’égard des hommesque lorsqu’ils sont victorieux; mais quaud ils sontvaincus, ils se recrutent de toutes les manières, etmettent particulièrement un grand soin à flatterles chefs des armées. Les royalistes avaient bien-tôt connu les dispositions de Carnot à l’égard deBarras et du parti patriote. Us devinaient son be-soin de se réhabiliter; ils sentaient son impor-tance militaire, et ils avaient soin de le traiterautrement que ses collègues, et de parler de luide la manière qu’ils savaient la plus capable dele toucher. Aussi, tandis que la cohue de leursjournaux ne tarissait pas d’injures grossières pourBarras, Larévellière et Rewbell , elle n’avait quedes éloges pour l’ex-montagnard et régicide Carnot.D’ailleurs, en gagnant Carnot, ils avaient aussiLetourneur, et c’étaient deuxvoix acquises par uneruse vulgaire, mais puissante, comme toutes cellesqui s’adressent à l’amour-propre. Carnot avait lafaiblesse de céder à ce genre de séduction ; et, sanscesser d’être fidèle à ses convictions intérieures, ilformait, avec son ami Letourneur, dans le sein duDirectoire , une espèce d’opposition analogue à celleque le nouveau tiers formait dans les deux conseils.Dans toutes les questions soumises à la décisiondu Directoire , il se prononçait pour l’avis adoptépar l’opposition des conseils. Dans toutes les ques-tions relatives à la paix et à la guerre, il votaitpour la paix, à l’exemple de l’opposition, qui af-fectait de la demander sans cesse. Il avait forte-ment insisté pour qu’on fit à l’Empereur les plusgrands sacrifices, pour qu’on signât la paix avecNaples et avec Rome, sans s’arrêter à des condi-tions trop rigoureuses.
De pareils dissentiments ont à peine éclaté qu’ilsfont des progrès rapides. Le parti qui veut en pro-fiter loue à outrance ceux qu’il veut gagner, et dé-
verse le blâme sur les autres. Cette tactique
avaff
eu son succès
ennemis de Carnot, lui en voulaient encoretage depuis les éloges dont il était l’objetimputaient le déchaînement auquel eux-
dav» 11 ;, et l ui
étaient en butte. Larévellière employait de v '
: la d |S 'narès!
efforts pour calmer de tels ressentimentscorde n’en faisait pas moins de funestes p| 0 ° | tle public, instruit de ce qui se passait, d* stin ” ea itle Directoire en majorité et minorité, et ^J^otLarévellière, Rewbell et Barras d’une part»et Letourneur de l’autre. , ^ta-
On classait aussi les ministres. Commeo nS .chait beaucoup à critiquer la direction des ~ non poursuivait le ministre Ramel, admin' sexcellent, que la situation pénible du tr ® s ° r all tr egeait à des expédients blâmables en t° ut peStemps, mais inévitables dans les circonstan ^impôts ne rentraient que difficilement à c ^jiidésordre effroyable de la perception. Hréduire 1 imposition foncière, et les contr
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indirectes rendaient beaucoup moins q uvait présumé. Souvent on se trouvaitfonds a la trésorerie ; et, dans ces cas P 1 .on prenait sur les fonds de l’ordinaire ee " .^pai*destiné à l’extraordinaire, ou bien on an Ji( * s pi-
sur les recettes, et on faisait tous les nia^* cezarres et onéreux auxquels les situations ^ ^genre donnent lieu. On criait alors aux al,uS tr ai>^malversations, tandis qu’il aurait fallu au c °venir au secours du gouvernement. R aIll ^ c a 11 'remplissait les devoirs de sontant d intégrité que de lumières, était e le®toutes les attaques et traité en ennemi p ar ^journaux. Il en était ainsi du ministre d ^ ) jj c ai |1 ’rine Truguet , connu comme franc répu (0ll scomme l’ami de Hoche, et comme l’app ulles officiers patriotes; ainsi du ministre e a <l'étrangères, Delacroix, capable d’être » n ^jte»ministrateur, mais du reste mauvais *1 c 1 c>
trop pédant et trop rude dans ses rapp° r ^, qiU’ministres des puissances; ainsidans son administration de la justic nntag<itoute la ferveur d’un républicain „ a ei' re sQuant aux ministres de l’intérieur, do a ^ gJ) le»de la police, Benezech, Petiet et Coc *° a ;t c^ (rangeait entièrement à part. Benezech a ' r a v '°'tant d’attaques de la part des jacobin® s ub 5 '..
proposé de revenir au commerce
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