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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
élections, se contenta de choisir pour commissairesauprès des assemblées des hommes connus parleurs sentiments républicains, et de faire écriredes circulaires par le ministre Cochon, dans les-quelles il recommandait aux électeurs les candidatsde son choix. On se récria beaucoup contre ces cir-culaires, qui n’étaient qu’une exhortation insigni-fiante, et point du tout une injonction; car lenombre, l’indépendance des électeurs, surtoutdans un gouvernement où presque toutes les placesétaient électives, les mettaient à l’abri de l’influencedu Directoire .
Pendant qu’on travaillait ainsi aux élections, ons’occupait beaucoup du choix d’un nouveau direc-teur. La question était de savoir lequel des cinqserait désigné par le sort, conformément à la con-stitution , pour sortir du Directoire ; si c’était Bar-ras, Rewbell ou Larévellière-Lépeaux , l’oppositionétait assurée, avec le secours du nouveau tiers, denommer un directeur de son choix. Alors elle espé-rait avoir la majorité dans le gouvernement; enquoi elle se flattait beaucoup, car bientôt ses foliesn’auraient pas manqué d’éloigner d’elle Carnot etLetourneur.
Le club de Clicliy discutait bruyamment le choixdu nouveau directeur. On y proposait Cochon etBarthélemy. Cochon avait perdu un peu dans l’opi-nion des contre-révolutionnaires, depuis qu’il avaitfait arrêter Broltier et ses complices, surtout de-puis ses circulaires aux électeurs. On préférait Bar-thélemy, notre ambassadeur en Suisse , que l’oncroyait secrètement lié avec les émigrés et le princede Condé.
Les bruits les plus absurdes étaient répandusau milieu de cette agitation. On disait que le Direc-toire voulait faire arrêter les députés nouvellementélus, et empêcher leur réunion ; on soutenait mêmequ’il voulait les faire assassiner. Ses amis, de leurcôté, disaient qu’on préparait son acte d’accusationà Clichy , et qu’on n’attendait que le nouveau tierspour le présenter aux Cinq-Cents.
Mais tandis que les partis s’agitaient, dans l’at-tente d’un événement qui devait altérer les majo-rités, et changer la direction du gouvernement dela république, une campagne nouvelle se prépa-rait, et tout annonçait qu’elle serait la dernière.Les puissances étaient à peu près partagées commel’année précédente. La France, unie à l’Espagne età la Hollande, avait à lutter avec l’Angleterre etl’Autriche. Les sentiments de la cour d’Espagne n’étaient pas et ne pouvaient pas être favorables
aux républicains français ; mais sa J, e nt
rigée par le prince de la Paix, était entie* ^pour eux. Elle regardait leur alliance c ° n ’ j„.
moyen le plus sûr d’être protégée contre
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pas la révolutionner, tant qu’ils trouve
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se flattait que l’union de toutes les marinestinent lui fournirait un moyen de veng er ,_ (C1)C ejures. Le prince de la Paix voyant son®* ^ r j r ai lattachée à cette politique, et sentant qu ÿ-
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avec elle, employait à la faire triompher ^ments de la famille royale toute son i n ® oe ^ sU H a ‘ tla reine; il y réussissait parfaitement, a ç3i stoutefois de cet état de choses que les , e ,étaient individuellement maltraités en L plustandis que leur gouvernement y obtenait e# t,grande déférence à ses volontés. Malheure® 3 j e sla légation française ne s’y conduisit nl fur-
égards dus à une puissance amie, ni aŸe », aI iça‘ s-meté nécessaire pour protéger les sujets j<jni-L’Espagne, s’unissant à la France , avait p eI ^ ^ siportante colonie de la Trinité. Elle espér^.^etla France se délivrait cette année de l’Aut 11 oUreportait toutes ses forces contre l’Angl ® 1 ^ re jjjcferait expier à celle-ci tous ses avantag eS ' pâlirse flattait surtout d’un agrandissement
pour son gendre, le duc de Parme. Il était ^ et<encore d’une entreprise contre le P° r c0 ur^ edans ce vaste bouleversement des États, 1 pu-Madrid n’était pas sans quelque espéra® 0 *nir toute la Péninsule sous la même dont* aSS etQuant à la Hollande, sa situation ta .^ s qii®triste. Elle était agitée par toutes les P aSS p e g ge' lSprovoque un changement de constitution-^.
raisonnables, qui voulaient un gouvernem c ^ aVe clequel on conciliât l’ancien système fédéra ^ f| s,l’unité nécessaire pour donner de la for® e pispublique batave, avaient à combattre ti° l3 ^in-également dangereux. D’abord les orangisty^sprenant toutes les créatures du stathouder,
vivant d’emplois, et la populace; seconde®® 1 !^fédéralistes, comprenant toutes les famiH® 3 c j É net puissantes qui voulaient conservei j^s-état de choses, au stathoudérat près,sait leur orgueil ; enfin les démocrates P rofl ,poS®parti bruyant, audacieux, implacable! ® t(û i$des têtes ardentes et des aventuriers. «r-partis se combattaient avec acharnement!daient l’établissement de la constitution
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