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DIRECTOIRE (1797).
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ces embarras, la Hollande craignait tou-V Une invasion de la Prusse, qui n’était con-Sorj c l Ue Par les succès de la France . Elle voyaitq^^erce gêné dans le Nord par les Anglais fer i Usses > enfin elle perdait toutes ses colonies4 „ lra bison de la plupart de ses commandants.1, 01 J ( ' e Ronne-Espérance, Trinquemale, lesétaient déjà au pouvoir des Anglais . Les
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fiues
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Pau. P^ us sévère discipline ; mais les adminis-
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aij V(!c et ' es chefs militaires ne s’y conduisaientilon c j rne nagemenl, ni avec probité. Le pays étaitfiufç Mfriblement surchargé. On en pourrait con-h ^a Hollande avait mal fait de se lier à4 Jj 0 jj Ce > mais ce serait raisonner légèrement.
’ placée entre les deux masses belli-es > De pouvait pas échapper à l’influence deseUrSl Sous le stathouder, elle était sujette
4 J'Sleterre et sacrifiée à ses intérêts ; elle avait
s l’esclavage intérieur. En s’alliant à la
5 a ' c * le courait les chances attachées à la na-'ferù' 6 Cet te puissance, continentale plutôt que
e > et compromettait ses colonies; mais elle4 . Ul1 jour, grâce à l’union des trois marines
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8 °Hs ) V:ilt espérer une constitution raisonnable
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recouvrer ce qu’elle avait perdu;
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» ■ l )r otection française. Tel est le sort desSi* s °nt forts, ils font eux-mêmes leurs
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mais ils en subissent tous les désas-■ u es '4 noient dans leur propre sang; s’ils sont* s v °ient leurs voisins venir les révolu-% nis a Main armée, et subissent tous les incon-^ s ’éor, 6 Présence des armées étrangères. Ils'k> r 8ent
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pas, mais ils payent les soldats quia * re la police chez eux. Telle était lafetu <le Ia Hollande, et sa situation par rap-a,, 0115- Hans cet état, elle n’avait pas été fort
( j 0, )s i, a ^ eor Sanisaient très-lentement; lesrescrip-6 "ité K 68 ’ avec lesquelles avait été payée l’in-G 8Uerrc de cent millions, s’étaient né-
pour rien, et
de
.. - les avantages
I a Uce • aient devenus presque nuis pour laes ieu x ’ aUss ‘ H s’en était suivi de l’humeur entre®fe<ïnt s ' He Directoire reprochait au gouver-l ts .ctl nda i s de ne P as tenir ses en 8 a 8 e "l" Hir ect f e 8° u vernement hollandais reprochaitle mettre dans l’impossibilité deMal 8 ré ces nuages, les deux puissancescependant au même but. Une escadre
et une armée d’embarquement se préparaient enHollande pour concourir aux projets du Direc-toire .
Quant à la Prusse, à une grande partie de l’Alle-magne, au Danemark, à la Suède et à la Suisse ,la France était toujours avec ces Etats dans les rap-ports d’une exacte neutralité. Des nuages s’étaientélevés entre la France et l’Amérique. Les États-Unis se conduisaient à notre égard avec autant d’injus-lice que d’ingratitude. Le vieux Washington s’étaitlaissé entraîner dans le parti de John Adams et desAnglais, qui voulaient ramener l’Amérique à l’étataristocratique et monarchique. Les torts de quel-ques corsaires, et la conduite des agents du comitéde salut public leur servaient de prétexte ; prétextebien peu fondé, car les torts des Anglais envers lamarine américaine étaient bien autrement graves;et la conduite de nos agents s’était ressentie dutemps, et devait être excusée. Les fauteurs du partianglais répandaient que la France voulait se fairecéder par l’Espagne , les Floridesetla Louisiane;qu’au moyen de ces provinces et du Canada , elleentourerait les États-Unis , y sèmerait les principesdémocratiques, détacherait successivement tous lesÉtats de l’Union, dissoudrait ainsi la fédérationaméricaine , et composerait une vaste démocratieentre le golfe du Mexique et les cinq lacs. Il n’enétaitrien ; mais ces mensonges servaient à échaufferles têtes et à faire des ennemis à la France . Un traitéde commerce venait d’être conclu par les Améri-cains avec l’Angleterre; il renfermait des stipula-tions qui transportaient à cette puissance des avan-tages réservés autrefois à la France seule, et dusaux services qu’elle avait rendus à la cause améri-caine. L’avis d’une rupture avec les États-Unis avaitdes partisans dans le gouvernement français . Mon-roë, qui était ambassadeur à Paris , donnait à cetégard les plus sages avis au Directoire. — La guerreavec la France , disait-il, forcera le gouvernementaméricain à se jeter dans les bras de l’Angleterre,et le livrera à son influence ; l’aristocratie domineraaux États-Unis , et la liberté sera compromise. Ensouffrant patiemment, au contraire, les torts duprésident actuel, on le laissera sans excuse, onéclairera les Américains , et on décidera un choixcontraire à la prochaine élection. Tous les torts dontlaFrance peut avoir à se plaindre seront alors répa-rés.— Cet avis sage et prévoyant l’avait emporté auDirectoire. Rewbell , Barras, Larévellière, le firenttriompher, contre l’avis du systématique Carnot,qui, quoique disposé ordinairement pour la paix,