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Tome II.
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DÉVOLUTION FRANÇAISE .

voulait qu’on se fit donner la Louisiane , et qu’on yessayât une république.

Tels étaient les rapports de la France avec lespuissances qui étaient ses alliées ou simplement sesamies. L’Angleterre et l’Autriche avaient fait, l’an-née précédente, un traité de triple alliance avec laRussie ; mais la grande et fourbe Catherine venaitde mourir. Son successeur, Paul I ", prince dontla raison était peu solide et s’éclairait par lueurspassagères, comme il arrive souvent dans sa fa-mille, avait montré beaucoup d’égards aux émigrésfrançais , et cependant peu d’empressement à exé-cuter les conditions du traité de triple alliance. Ceprince semblait être frappé de la puissance colos-sale delà révolution française, et on aurait dit qu’ilcomprenait le danger de la rendre plus redoutableen la combattant; du moins ses parolesà un Fran-çais très-connu par ses lumières et son esprit leferaient croire. Sans rompre le traité, il avait faitvaloir l’état de ses armées et de son trésor, et avaitconseillé à l’Angleterre et à l’Autriche la voie desnégociations. L’Angleterre avait essayé de déciderle roi de Prusse à se jeter dans la coalition, maisn’y avait pas réussi. Ce prince sentait qu’il n’avaitaucun intérêt à venir au secours de son plus redou-table ennemi, l’Empereur. LaFrance lui promettaitune indemnité en Allemagne pour le slathouder,qui avait épousé sa sœur ; il n’avait donc rien à dé-sirer pour lui-même. Il voulait seulement empêcherque l’Autriche, battue et dépouillée par-la France ,ne s’indemnisât de ses pertes en Allemagne ; il au-rait même désiré s’opposer à ce qu’elle reçût desindemnités en Italie : aussi avait-il déclaré que ja-mais il ne consentirait à ce que l’Autriche reçût laBavière en échange des Pays-Bas , et il faisait en

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même temps proposer son alliance à la rep® ^ ca s

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de Venise , lui offrant de la garantir, dansoù la France et l’Autriche voudraient s ^ jnpê'moder à ses dépens. Son but était donc (Scher que l’Empereur ne trouvât des éq uiva

pour les pertes qu’il faisait enFrance .

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La Russie n’intervenant pasencoredans gje-et la Prusse persistant dans la neutralité, '^’AO'terre et l’Autriche restaient seules en Iig° e 'gleterre était dans une situation fort triste» e $.redoutait plus, pour le moment du moins»

pédition en Irlande , mais sa banque était n>

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plus sérieusement que jamais; elle ne ti .du tout sur l’Autriche , qu’elle voyait ^° rS 9 pfé sleine, et elle s’attendait à voir la France ’ jele continent, l’accabler elI e-I, ^ £l {ion

avoir vaincu ]

obligée de dégarnir le Rhin , et de se ré 01 '', pi

cette frontière, à une véritable inféri° rl

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ses forces réunies. L’Autriche , malgré 1 »de ICehl et d Huningue , sentait qu elle s e t.ei>due en s’opiniâtrant contre deux têtes de p® ^ pne portant pas toutes ses forces en Itali e *sastres de Rivoli et de la Favorite, la P r ‘ S gj|e ^toue, la mettaient dans un péril éminent- ^ 5 tU

porter ses forces et son prince Charles 0“ ~ {gü f sl’Italie . Mais pendant l’intervalle que j a pi® vemettraient à faire le trajet du haut Rl )JI ’,^ ])5 e «®*et à l’Isonzo , elle était exposée sanscoups d’un adversaire qui savait saisir ament les avantages du temps. ^ prit'

Toutes ses craintes étaient fondées! qu« ^

lui préparait, en effet, des coups terrin ^ ta rd acampagne que nous allons voir s’ouVfl rpas à réaliser.

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CHAPITRE XXII.

Etat de nos armées à l’ouverture de la campagne de 1797. — Marche de Bonaparte contre les états rom ^ ÿp

Tolentino avec le pape. — Nouvelle campagne contre les Autrichiens. Passage du Tagliamento. Com a et

Révolution dans les villes de Bergame, Brescia, et autres villes des États de Venise . — Passage des A P® ^Bonaparte. Marche sur Vienne. Préliminaires de paix avec l’Autriche signés à Léoben . — Passage duà Dirsheim. — Perfidie des Vénitiens. Massacre de Vérone. Chute de la république de Venise .

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L’armée de Sambre-et-Meuse, renforcée d’une I tée à quatre-vingt mille hommes. te® 1 ^

grande partie de l’armée de l’Océan, avait été por- ! était devenu général, s’était arrêt P