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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
suivi celte route. Ainsi Bonaparte était arrivé enquinze jours au sommet des Alpes , et sur le pointoù il commandait, il avait entièrement réalisé sonbut.
Dans le Tyrol, Joubert justifiait sa confiance enlivrant des combats de géants. Les deux générauxLaudon et Kerpen occupaient les deux rives del’Adigc. Joubert les avait attaqués et battus à Saint-Michel, leur avait tué deux mille hommes et pristrois mille. Les poursuivant sans relâche sur Neu-mark et Tramin , et leur enlevant encore deuxmille hommes, il avait rejeté Laudon à la gauchede l’Àdige, dans la vallée de la Meran, et Kerpen à droite, au pied du Brenner. Kerpen , renforcé àClausen de l’une des deux divisionsvenantduRhin,s’était fait battre encore. Il s’était renforcé de nou-veau, à Mittenwald, delà seconde division du Rhin ,avait été battu une dernière fois, et s’était retiréenfin au delà du Brenner . Joubert, après avoirainsi déblayé le Tyrol, avait fait un à-droite, et ilmarchait à travers le Putersthal pour rejoindre songénéral en chef. On était au 12 germinal (l 6r avril),et déjà Bonaparte était maître du sommet des Alpes ;il avait près de vingt mille prisonniers; il allaitréunir Joubert et Masséna à son corps principal,et marcher avec cinquante mille hommes surVienne. Son adversaire rompu faisait effort pourrallier ses débris, et les réunir aux troupes quiarrivaient du Rhin . Tel était le résultat de cettemarche prompte et audacieuse.
Mais tandis que Bonaparte obtenait ces résultatssi rapides, tout ce qu’il avait prévu et appréhendésur ses derrières se réalisait. Les provinces véni-tiennes, travaillées par l’esprit révolutionnaire,s’étaient soulevées. Elles avaient ainsi fourni augouvernement vénitien un prétexte pour déployerdes forces considérables, et pour se mettre en me-sure d’accabler l’armée française , en cas de revers.Les provinces de la rive droite du Mincio étaientles plus atteintes de l’esprit révolutionnaire, parl’effet du voisinage de la Lombardie . Dans les villesde Bergame, Brescia, Salo , Crème, se trouvaientune multitude de grandes familles, auxquelles lejoug de la noblesse du livre d’or était insupporta-ble; qui, appuyées par une bourgeoisie nombreuse,formaient des partis puissants. En suivant les con-seils de Bonaparte, en ouvrant les pages du livred’or, en apportant quelques modifications à l’an-cienne constitution, le gouvernement de Venise aurait désarmé le parti redoutable qui s’était formédans toutes les provinces de la terre ferme; mais
l’aveuglement ordinaire à toutes les aristoc ra ^avait empêché cette transaction et rendu lll |f^ n .volution inévitable. La part que prirent les ,çais dans cette révolution est facile à détei ® ^malgré toutes les absurdités inventées p ar ^ |ret répétées par la sottise. L’armée d’Italie t >posée de révolutionnaires méridionaux, c fSdire de révolutionnaires ardents. Dans tous^ p 3 srapports avec les sujets vénitiens, il 11 e ‘ etpossible qu’ils ne communiquassent leur cS Pj. el , S i!qu’ils n’excitassent la révolte contre lapin® 0 ^des aristocraties européennes; mais cela et» 1 , tvitable, et il n’était au pouvoir ni du gouvern ^ni des généraux français de l’empêcher. Q" aI f ]| f ;intentions du Directoire et de Bonapad e > )eétaient claires. Le Directoire souhaitait ^ a ^jsnaturelle de tous les gouvernements italien®’ f iil était décidé à n’y prendre aucune part aCdu reste il s’en reposait entièrement sur ®° nde la conduite des opérations politiques j)taires en Italie . Quant à Bonaparte , g sl u’
avait trop besoin d’union, de repos et d a y e „jse-ses derrières pour vouloir révolutionnerUne transaction entre les deux partis lui c0l J,: a iicebien davantage. Cette transaction et notreétant refusées, il se proposait d’exigerà so° ^ce qu’il n’avait pu obtenir par la voie d c ‘ c g-ceur; mais pour le moment il ne voulad 1 _. ( - vC 'sayer, ses intentions à cet égard étaient P_^ ^itment exprimées à son gouvernement, et ^îei
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Les villes de Bergame et de Brescia , l eS je-tées de la terre ferme, étaient fort en c ° inl ^ 0lll iic s
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révolutionnaires secrets pour correspenles patriotes milanais. On leur deniancours pour secouer le joug de Venise . Les *■ ^ gl ,rdes Français ne laissaient plus aucun 0I expulsion définitive des Autrichiens. Les P^.de l’aristocratie étaient donc vaincus; etles Français affectassent la neutralité, r (Tqu’ils n’emploieraient pas leurs armes àtrer sous le joug les peuples qui l’auraien ^j C plTous ceux donc qui s’insurgeaient P ar “ 1 ^ e r»*'devoir rester libres. Telle était la mame jL r gan’ 0 ’sonner des Italiens . Les habitants de ° sC c^plus rapprochés de Milan , firent dem anCtement aux chefs milanais s’ils pouvaient