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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
condition que le gouvernement adopterait desprincipes sages et raisonnables. Le grand conseilde Venise délibéra sur la réponse de Lallcmant. Ily avait plusieurs siècles que la proposition d’unchangement de constitution n’avait été faite pu-bliquement. Sur deux cents voix, elle n’en obtintque cinq. Une cinquantaine de voix se déclarèrentpour l’adoption d’un parti énergique ; mais centquatre-vingts se prononcèrent pour une réformelente, successive, renvoyée à des temps plus cal-mes, c’est-à-dire, pour une détermination évasive.On résolut d’envoyer sur-le-champ deux députés àBonaparte, pour sonder scs intentions et invoquerson appui. On choisit l’un des sages de terre ferme,J.-B. Cornaro, et le fameux procurateur Pe/.aro,qu’on a déjà vu si souvent en présence du général.
Les courriers de Kilmaine et les envoyés véni-tiens atteignirent Bonaparte, au moment où sesmanœuvres hardies lui avaient assuré la ligne desAlpes et ouvert les États héréditaires. 11 était à Go-rice, occupé à régler la capitulation de Trieste .Il apprit avec une véritable peine les événementsqui se passaient sur ses derrières, et on le croirafacilement si on réfléchit combien il y avait d’au-dace et de danger dans sa marche sur Vienne. Dureste, ses dépêches au Directoire font foi de lapeine qu’il éprouvait; et ceux qui ont dit qu’iln’exprimait pas sa véritable pensée dans ces dépê-ches, ont montré peu de jugement, car il ne faitaucune difficulté d’y avouer ses ruses les moinsfranches conlrepes gouvernements italiens. Cepen-dant que pouvait-il faire au milieu de pareillescirconstances. 11 n’était pas généreux à lui de com-primer par la force le parti qui proclamait nosprincipes, qui caressait, accueillait nos armées,et d’assurer le triomphe à celui qui était prêt, encas de revers, à anéantir nos principes et nos ar-mées. Il résolut de profiter encore de cette circon-stance, pour obtenir des envoyés de Venise lesconcessions et les secours qu’il n’avait pu leur ar-racher. Il reçut les deux envoyés poliment, et leurdonna audience le 5 germinal (25 mars). —Queje m’arme, leur dit-il, contre mes amis, contreceux qui nous accueillent et veulent nous défen-dre, en faveur de mes ennemis, en faveur de ceuxqui nous détestent et veulent nous égorger, c’estlà une chose impossible. Cette lâche politique estaussi loin de mon cœur que de mes intérêts. Ja-mais je ne prêterai mon secours contre des prin-cipes pour lesquels la ÎVance a fait sa révolution,et auxquels je dois en partie le succès de mes
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armes. Mais je vous offre encore une i ulamitié et mes conseils. Alliez-vous franchcnu-^^la France , rapprochez-vous de ses princip eS ’ . t(J .des modifications indispensables à votre coution; alors je réponds de tout, et sans enip __une violence qui est impossible de ma P ar . t ’ jj eB ,tiendrai par mon influence sur le peuple lta ^et par l’assurance d’un régime plus raison 1111 ^,le retour à l’ordre et à la paix. Ce résult at ^convient à vous autant qu’à moi. — Ce a ^ s0 jnqui était sincère, et dont la sagesse n’a p aS a 5d’être démontrée, ne convenait point aux e11 ^ cevénitiens, surtout à Pezaro. Ce n’était poi nt ^qu’ils voulaient; ils désiraient que Bonap a,ia ^restituât les forteresses qu’il avait occup e ® s >j|précaution, dans Bergame , Brescia, Véron®’ ^ j esouffrît l’armement du parti fanatique c ° n r jtparti patriote, et qu’il permît qu’on lui p r ®’ 5ainsi une Vendée sur ses derrières. Ce n etalà un moyen de s’entendre. Bonaparte, ^° nt , 0 yés>meurétaitpromple, traita fort mal les deuxeuet leur rappelant les procédés des Véniù elvers l’armée française , leur déclara qu’il c ° - e is;sait leurs dispositions secrètes et leurs
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aigre. On passa de ces q u ) y g[1celle des approvisionnements. Jusqu'®*avait fourni des vivres à l’armée français ®’ e navait autorisé Bonaparte à les exiger
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voulaient que Bonaparte, transporté d anS ^héréditaires, cessât de se nourrir à leurs J#’ 1Ce n’était pas du tout son intention, car J f,nne rien demander aux habitants de l’Autnc^pt
de se les concilier. Les fournisseurs, secr®
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chargés par le gouvernement vénitien l’armée, avaient cessé ces fournitures- ^ ^ 3 tsété réduit à faire des réquisitions dans 3 rt c ’vénitiens..— Ce moyen est vicieux, dit Bo ‘ g r jjlril vexe l’habitant, il donne lieu à d’aff rellS ^ g perpidations; donnez-moi un million p ar 111 0 edant que durera encore cette canipag n ®’ 0l) ip'peut pas être longue; la république frança*^ Jetera ensuite avec vous, et vous saura plusce million que de tous les maux que V °'!Lpar les réquisitions. D’ailleurs, vous j| e ,vo uStous mes ennemis, vous leur avez donn f®'
me devez la réciprocité. — Les deux /j^.pondirent en disant que le trésor était i ^ pat'S’il est ruiné, répliqua Bonaparte, P ren