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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

! "e? l ' 3ns ' e tr ésor du duc de Modène, que vousti;,- rec< dé au détriment de mes alliés les Mode-

dans les propriétés des Anglais ,

(jn e * Usses > des Autrichiens, de tous mes ennemis,l, Ut() Vous gardez en dépôt. — On se sépara avec'"‘‘in'n' * JUc eut >’evue nouvelle eut lieu le lende-p 0si : ona parte, calmé, renouvela toutes ses pro-i;t p ° ns > wais Pezaro ne fit rien pour le satisfaire,Bc s ^ 111 seulement d’informer le sénat de toutesw rnat 'des. Alors Bonaparte, dont l’irritationn Çait à ne plus se contenir, saisit Pezaroje v ras et lui dit : —Au reste, je vous observe,

hta

V ° üs devine;

J e sais ce < ï ue vous me préparez;'"'Sé 1 î t ' euez -y garde! si, pendant que je serai en-Hijj ails une entreprise lointaine, vous assassi-,|| (‘)i a( . eS 'Ualades, vous attaquiez mes dépôts, vousf uip e ’® z uia retraite, vous auriez décidé votre" que je pourrais pardonner pendant que

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s ui s .

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( l;iiit SCri Italie, serait un crime irrémissible pon-tç;. j| Ue je serai engagé en Autriche . Si vous pre-v (it r . fi ® arme S; vous décidez ou ma perte ou la

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%di ° n 8 ez -y donc, et n’exposez pas le lion va-5 ttaç e atl ‘ e de Saint-Marc contre la fortune d’

une

trouverait dans ses dépôts et ses liôpi-v Cei^ Uo ’ franchir vos lagunes et vous détruire,tfe, | ‘ ln gage énergique effraya, sans les convain-p S j env oyés vénitiens , qui écrivirent sur-le-^t‘iyj t e r ûsultat de cette conférence. BonaparteN° ü|)I a ^itôt à Ivilmaine pour lui ordonner deS çais er de vigilance, de punir les commandantss hs sortaient des limites de la neutra-mer tous les montagnards et les

< de désa ^

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ttaj t j Ve nenients étaient tellement avancés, qu’ilP° s sible qu’ils s’arrêtassent. L’insurrection^llg avait eu lieu le 23 ventôse (13 mars) ;e “rescia le 27 (17 mars) ; celle de Salo le(24 mars). Le 8 germinal (28 mars), la

4 ge t J ° resc *a le 27

;<"£!

lr °Uvè r eiïlc fil sa révolution, et les troupes s yjl iJ i forcément engagées. Un détachementV(ij e Ceda it la division Victor, de retour en Lom-S, p r ^ e Présenta aux portes de Crème. C’étaitlr °ttp es Montent de fermentation. La vue des% s * an Çaises ne pouvait qu’accroître les espé-|,^'iti en et hardiesse des patriotes. Le podestatet Ui'é 0 ’ ^ Ul était dans l’effroi, refusa d’abordNe, les UX Fran Ç ais ; puis d en introduisit qua-Cl les 0 . dUfds s’emparèrent des portes de la ville,Niq. j Vr ‘ rent aux troupes françaises qui sui-Nr,,^. 08 Fa hitants profilèrent de l’occasion,’ et renvoyèrent le podestat vénitien .

Les Français n’avaient pris ce parti que pour s’ou-vrir passage ; les patriotes en profitèrent pour sesoulever. Quand il existe de pareilles dispositions,tout devient cause, et les événements les plus in-volontaires ont des résultats qui font supposer lacomplicité là où il n’en existe point. Telle fut lasituation des Français , qui, sans aucun doute,souhaitaient individuellement la révolution, maisqui, officiellement, observaient la neutralité.

Les montagnards et les paysans, excités par lesagents de Venise , et par les prédications des capu-cins, inondaient les campagnes. Les régiments es-clavons, débarqués des lagunes sur la terré ferme,s’avançaient vers les villes insurgées. Kilmaine avait donné scs ordres, et mis en mouvement lalégion lombarde, pour désarmer les paysans. Déjàplusieurs escarmouches avaient eu lieu ; des vil-lages avaient été incendiés, des paysans saisis etdésarmés. Mais ceux-ci, de leur côté, commen-çaient de saccager les villes, et d’égorger les Fran-çais , qu’ils désignaient sous le nom de jacobins.Déjà même ils assassinaient d’une manière horribletous ceux qu’ils trouvaient isolés. Ils firent d’a-bord la contre-révolution à Salo ; aussitôt unetroupe des habitants de Bergame et deBrescia, ap-puyée par un détachement des Polonais de lalégion lombarde, marcha sur Salo pour en chasserles montagnards. Quelques individus, envoyéspour parlementer, furent attirés dans la ville etégorgés; le détachement fut enveloppé et battu;deux cents Polonais furent faits prisonniers et en-voyés à Venise. On saisit à Salo, à Vérone , danstoutes les villes vénitiennes, les partisans connusdes Français ; on les envoya sous les Plombs, etles inquisiteurs d’État, encouragés par ce miséra-ble succès, se montrèrent disposés à de cruellesvengeances. On prétend qu’il fut défendu de net-toyer le canal Orfano, qui était destiné, commeon sait, à l’horrible usage de noyer les prisonniersd’État. Cependant, le gouvernement de Venise ,tandis qu’il se préparait à déployer les plus grandesrigueurs, cherchait à tromper Bonaparte par desactes de condescendance apparente, et il accordale million par mois qui avait été demandé. L’assas-sinat des Français ne continua pas moins partoutoù ils furent rencontrés. La situation devenait ex-trêmement grave, et Kilmaine envoya de nouveauxcourriers à Bonaparte. Celui-ci, en apprenant lescombats livrés par les montagnards, l’événementde Salo, où deux cents Polonais avaient été faitsprisonniers, l’emprisonnement de tous les parti-