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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
dans le ministère était entièrement discrédité;Thugut était prêt à tomber en disgrâce. Les Vien-nois demandaient la paix à grands cris; l’archiducCharles lui-même, le héros de l’Autriche , la con-seillait, et déclarait que l’Empire ne pouvait plusêtre sauvé par les armes. L’Empereur penchait pourcet avis. On se décida enfin, et on fit partir sur-le-champ pour Léoben le comte de Mcrfcld, et lemarquis de Gallo, ambassadeur de Naples à Vienne .Ce dernier fut choisi par l’influence de l’impéra-trice, qui était fille de la reine de Naples, et qui semêlait beaucoup des affaires. Leurs instructionsétaient de signer des préliminaires qui serviraientde base pour traiter plus tard de la paix définitive.Ils arrivèrent le 24 germinal (15 avril), au matin,à l’instant où, la trêve étant achevée, Bonaparteallait faire attaquer les avant-postes. Ils déclarèrentqu’ils avaient des pleins pouvoirs pour arrêter lesbases de la paix. On neutralisa un jardin dans lesenvirons de Léoben , et on traita au milieu desbivacs de l’armée française. Le jeune général,devenu tout à coup négociateur, n’avait jamais faitd’apprentissage diplomatique; mais depuis uneannée, il avait eu à traiter les plus grandes affairesqui se puissent traiter sur la terre; il avait unegloire qui en faisait l’homme le plus imposant deson siècle, et il avait un langage aussi imposantque sa personne. 11 représentait donc glorieuse-ment la république française. Il n’avait pas missionpournégocier; c’est Clarke qui était revêtu de tousles pouvoirs à cet égard, et Clarke, qu’il avaitmandé, n’était point encore arrivé au quartier gé-néral. Mais il pouvait considérer les préliminairesde la paix comme un armistice, ce qui était dansles attributions des généraux; d’ailleurs, il étaitcertain que Clarke signerait tout ce qu’il aurait fait,et il entra sur-le-champ en pourparler. Le plusgrand souci de l’Empereur et de ses envoyés étaitle règlement de l’étiquette. D’après un ancien usage,l’Empereur avait sur les rois de France l’honneurde l’initiative; il était toujours nommé le premierdans le protocole des traités, et ses ambassadeursavaient le pas sur les ambassadeurs français . C’étaitle seul souverain auquel cet honneur fut concédépar la France . Les deux envoyés de l’Empereurconsentaient à reconnaître sur-le-champ la répu-blique française, si l’ancienne étiquette était con-servée. — La république française, répondit fière-ment Bonaparte, n’a pas besoin d’être reconnue;elle est en Europe comme le soleil sur l’horizon ;tant pis pour les aveugles qui ne savent ni le voir
ni en profiter. — Il refusa l’article de la c5 -sance. Quant à l’étiquette, il déclara T ue , ceS J;qu<!tions étaient fort indifférentes à la re P l ‘ ^ #r dfrançaise ; qu’on pourrait s’entendre a eJ1 tavec le Directoire , et qu’il ne serait prob a . j e spas éloigné de sacrifier de semblables intc
avantages réels; que, pour le moment, onrail sur le pied de l’égalité, et que
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On aborda ensuite les questions essent| e - cc3 -premier et le plus important article etad ^ ))( ,sion des provinces belgiques à la Frano®' ; c iiepouvait plus entrer dans l’intention de 1de les refuser. Il fut convenu d’abord q uCreur abandonnerait à la France loutessespbelgiques; qu’en outre il consentirait) ]amembre de l’Empire germanique , à C \\M h 'France étendît sa limite jusqu’au Rhn 1 -
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sait de trouver des indemnités, et l’Emp elexigé qu’on lui en procurât de suffisante^ e nSAllemagne, soit en Italie . Il y avait de u * er Hde lui en procurer en Allemagne : l u *, . st jq u,;5Bavière , ou séculariser divers États ecd e ® j’un ede l’Empire. La première idée avait P 1 c0 pd*>fois occupé la diplomatie européenne- F 1 ^yf"était due à Rewbell , qui avait imaginé ce ,,,c Jcomme le plus convenable et le pl uS c °, n (e mp s ’
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l’esprit de la révolution. Ce n’était pl uS en effet, où des évêques devaient être s0 a yei'“temporels, et il était ingénieux de f all . e geJ ] ieJ l|Sla Duissance ecclésiastimie les agranu |eS
puissance ecclésiastique les agran . gque recevait la république française-agrandissements de l’Empereur en *, ° n iiiH entpouvaient que difficilement obtenir 1 aS g aV ièr e ’de la Prusse. D’ailleurs, si on donnait * jpcail fallait trouver des indemnités p° ul ytie é^qui la possédait. Enfin les États d’Alle nia ^ il e esous l’influence immédiate de l’En*P®^ 'il>'‘gagnait pas beaucoup à les acquérir, ^ jtah*'beaucoup mieux des agrandissements^^ -nqui ajoutaient véritablement de nouV ffer àtoires à sa puissance. Il fallait donc son acher des indemnités en Italie .
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