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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
pas dosa position pour rejeter tout à fait les Autri- !chiens hors de l’Italie ; pourquoi surtout il les in-demnisait aux dépens d’une puissance neutre, etpar un attentat semblable à celui du partage delàPologne . D’abord, était-il possible d’affranchir en-tièrement l’Italie ? Ne fallait-il pas bouleverser en-core l’Europe , pour la faire consentir au renver-sement du pape, du roi de Piémont , du grand-ducde Toscane , des Bourbons de Naples, et du princede Parme ? La république française était-elle ca-pable des efforts qu’une telle entreprise auraitencore exigés? N’était-ce pas beaucoup de jeterdans cette campagne les germes de la liberté, eninstituant deux républiques, d’où elle ne manque-rait pas de s’étendre bientôt jusqu’au fond de lapéninsule? Le partage des États vénitiens n’avaitrien qui ressemblât à l’attentat célèbre qu’on a sisouvent reproché à l’Europe. La Pologne fut par-tagée par les puissances mêmes qui l’avaient sou-levée , et qui lui avaient promis solennellementleurs secours. Venise, à qui les Français avaientsincèrement offert leur amitié, l’avait refusée, etse préparait à les trahir, et à les surprendre dansun moment de péril. Si elle avait à se plaindre dequelqu’un, c’était des Autrichiens, au profit dequi elle voulait trahir les Fra nçais. La Pologne é tai tun État dont les limites étaient clairement tracéessur la carte de l’Europe , dont l’indépendance était,pour ainsi dire, commandée par la nature, et im-portait au repos de l’Occident ; dont la constitu-tion, quoique vicieuse, était généreuse; dont lescitoyens, indignement trahis, avaient déployé unbeau courage et mérité l’intérêt des nations civi-lisées. Venise , au contraire, n’avait de territoirenaturel que ses lagunes, car sa puissance n’avaitjamais résidé dans ses possessions de terre ferme;elle n’était pas détruite, parce que certaines de sesprovinces étaient échangées contre d’autres; saconstitution était la plus inique de l’Europe ; songouvernement était abhorré de ses sujets ; sa per-fidie et sa lâcheté ne lui donnaient aucun droit nià l’intérêt, ni à l’existence. Rien donc dans le par-tage des États vénitiens ne pouvait être comparé aupartage de là Pologne , si ce n’est le procédé parti-culier de l’Autriche .
D’ailleurs., pour se dispenser de donner de pa-reilles indemnités aux Autrichiens, il fallait leschasser de l’Italie , et on ne le pouvait qu’en trai-tant dans Vienne même. Mais il aurait fallu pourcela le concours des armées du Rhin , et on avaitécrit à Bonaparte qu elles ne pourraient entrer en
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campagne avant un mois. 11 ne lui rcsU * t { e ndr |Jcette situation, qu’à rétrograder, l )0lir . à bienleur entrée en campagne, ce qui exp° sa ^ gar-des inconvénients ; car il eût donné p a * 1chiduc le temps de préparer une armée to ^ ajS econtre lui, et à la Hongrie de se l cvel jj a j( é'
pour se jeter sur ses flancs. De plus, - -■ , ( | etrograder, et presque avouer la témer* aVa jt
marche. En acceptant les préliminaires» ^\e
l’honneur d’arracher seul la paix ; il vccU j eS co»'fruit de sa marche si hardie; il obtenait tditionsqui, dans la situation de l’Europ e ^ plu*fort brillantes, et qui étaient surtout bea u »°^ eS aavantageuses que celles qui avaient ete p|iin e }Clarke, puisqu’elles stipulaient la lig ne / .des Alpes, et une république en Italie -par des raisons politiques et nnlitaiies, jjj 9des considérations personnelles, 11 . SC e» c ° l ' esigner les préliminaires. Clarke n’était 1 1 acc° rarrivé au quartier général. Avec sa hardie g]oif e ’tumée et l’assurance que lui donnaientson nom, et le vœu général pour la P al *’ c oii»» eparte passa outre, et signa les prélimin3 ,rs’il eûtété question d’un simple armist ,ce ‘ j a» vture fut donnée à Léoben , le 29 ge»» 11
(18 avril 1797)
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Si dans le moment il eût connu ce ( f lUsur le Rhin , il ne se serait pas tanth»l c
les préliminaires de Léoben ; mais il lie s ..
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n’eût pas été député pour porter
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ce qu’on lui avait mandé, et on m> . gl irque l’inaction serait longue. Il fit P al tra ité ^champ Masséna pour porter à Paris I e geU l <l ulpréliminaires. Ce brave général était ^
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recevoir à son tour les honneurs ^ u / r ^J>r ^naparte jugea que l’occasion de 1 c » a ;t r eabelle et digne des grands services q u 1 1( ses 11dus. Il expédia des courriers pour l eS ‘ ell t P alRhin et de Sambre-ct-Meusc, q u * P as i uS vi»’l’Allemagne , afin d’arriver beaucoup ^ c oi»et de faire cesser les hostilités si elles e *
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Elles l’étaient, en effet, à l’instan ^ ^
signature des préliminaires. Hoche > ceSS ailpuis longtemps d’entrer en aeti 011 a cco» f j l a(
demander les hostilités. MoreauParis pour solliciter les fonds néces.
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