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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

ailes. Joubert avait battu et rejeté Kerpcn au delàdes Alpes , mais il avait laissé Laudon dans unepartie du Tvrol, d’où celui-ci avait bientôt reparusoulevant toute la population fidèle de ces mon-tagnes, et descendant l’Adige pour se porter surVérone . Le général Servier, laissé avec douze centshommes à la garde du Tyrol, se retirait pied àpied sur Vérone , pour venir se réfugier auprès destroupes françaises laissées dans la haute Italie . Enmême temps, un corps de même force, laissé dansla Carniole, se retirait devant les Croates , insurgéscomme les Tyroliens, et se repliait sur Palrna-Nova. C’étaient là des faits insignifiants, et leministre de France , Lallemant, s’efforçait de dé-montrer au gouvernement de Venise leur peu d’im-portance pour lui épargner de nouvelles impru-dences ; mais tous ses raisonnements étaientinutiles; et tandis'que Bonaparte obligeait les plé-nipotentiaires à venir traiter au milieu de sonquartier général, on répandait dans les États deVenise qu’il était battu, débordé, et qu’il allaitpérir dans sa folle entreprise. Le parti ennemi desFrançais et de la révolution, à la tête duquelétaient la plupart des membres du gouvernementvénitien , sans que le gouvernement pa'rût y êtrelui-même, se montrait plus exalté que jamais.C’est à Vérone surtout que l’agitation était grande.Cette ville, la plus importante des États vénitiens ,était la première exposée à la contagion révolu-tionnaire, car elle venait immédiatement aprèsSalo sur la ligne des villes insurgées. Les Véni-tiens tenaient à la sauver et à en chasser les Fran-çais . Tout les y encourageait, tant les dispositionsdes habitants, que l’affluence des montagnards'etl’approche du général Laudon. Déjà il s’y trouvaitdes troupes italiennes et esclavonnes, au servicede Venise . On en fit approcher de nouvelles, etbientôt toutes les communications furent intercep-tées avec les villes voisines. Le général Balland,qui commandait à Vérone la garnison française,se vit séparé des autres commandants placés dansles environs. Plus de vingt mille montagnardsinondaient la campagne. Les détachements fran-çais étaient attaqués sur les routes; des capucinsprêchaient la populace dans les rues, et on vit pa-raître un faux manifeste du podestat de Vérone ,qui encourageait au massacre des Français . Cemanifeste était supposé, et le nom de Baltaglia,dont on l’avait signé, suffisait pour en prouver lafausseté ; mais il n’en devait pas moins contribuerà échauffer les têtes. Enfin, un avis émané des

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chefs du parti dans Vérone annonçait aa juiLaudon qu’il pouvait s’avancer, et qu’on 31livrer la place. C’était dans les journées d eS27 germinal (15 et 16 avril) que tout cedsait. On n’avait aucune nouvelle de LéobÇ n ’ rmoment paraissait en effet des mieux cho lSune explosion.

Le général Balland se tenait sur ses §® l£ t c-avait donné à toutes ses troupes l’ordre ,j ;||1 i3tirer dans les forts au premier signal- U rauprès des autorités vénitiennes contre l eS

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ments exercés à l’égard des Français »

droierait la ville. Mais vers le milieu d u Jcoups de sifflet furent entendus dans l eS

contre les préparatifs qu’il voyait fah' e- sa ii»'n’obtint que des paroles évasives et poinj 1 j,oi ,rfaction réelle. Il écrivit à Mantoue , à M* f idemander des secours, et il se tint p rct aV ri!)•mer dans les forts. Le 28 germinaljour de la seconde fête de Pâques , nn e ‘ g . <k’ sextraordinaire se manifesta dans Ver ^ 3 ,J *bandes de paysans y entrèrent en criant- pjacobins ! Balland fit retirer ses troup eS ^ 0l -ie-”forts, ne laissa que des détachements aU * j| foi 1 'et signifia qu’au premier acte de vi°I eIlC ?’ f ,- t d cS

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se précipita sur les Français , des I)aluC ( , ar tl c(l< \assaillirent les détachements laissés à 1» ^ ^ I eportes, et massacrèrent ceux qui n’e ure ags£ issi° stemps de rejoindre les forts. De féroce® ^foi^couraient surlesFrançais désarmésq ue c ‘tions retenaient dans Vérone , les poig° a * ,,t P' 1 ’les jetaient dans l’Adige . Ils ne respe cte ^ j’un®même les hôpitaux, et se souillèrent du^ pa®partie des malades. Cependant tous ce * lX [eI)1 p5 1 'vaients’échapper, et qui n’avaient P^.^pil^ ^courir vers les forts, se jetaient dans ^ gSgouvernement, où les autorités v ® nlt ' e I)C p 9 ' 1 ^donnèrent asile, pour que le massacipas leur ouvrage. Déjà plus de quatie j se |r^heureux avaient péri, et la garnison -.1 Vi-les Françai ® e » ^

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missait de rage en voyantleurs cadavres flottant au loin surnéral Balland ordonna aussitôt le fc u » vla ville de boulets. Il pouvait la mettreMais si les montagnards qui avaient deinquiétaient peu, les habitants et leS 0 0 °, r s* 11 'vénitiens effrayés voulurent parlemente! P^ jt>ver leur ville. Ils envoyèrent un parlein 6 ^ aJ , r <;f cr

général Balland pour s’entendre avecle désastre. Le général Balland consentit ales pourparlers, afin de sauver les malb cU

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