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DIRECTOIRE (1797).
Paient
réfugiés au palais du gouvernement, et
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5 j «l'icls on menaçait de venger tout le mal fait
Part * e ’ ^ ^ ava * t ^ des f emmes i des enfants ap-l(| alvt' anl a ux employés des administrations, desle s es échappés aux hôpitaux, et il importait del lVrii rf;r du péril. Balland demandait qu’on les luigna r( j SUr 'lc-cliamp, qu’on fît sortir les monta-la - S et les régiments esclavons, qu’on désarmâtj ace , et qu’on lui donnât des otages, pris$r J||tr| ^ s Magistrats vénitiens, pour garants de la(lai e Slon de la ville. Les parlementaires deman-
v^u’un officier vînt traiter au palais du gou-e Qt. Le brave chef de brigade Beaupoil eut
c °ur a
Ho ts ( p r;, 8 e d’accepter cette mission. Il traversa lespj^ ne I lo pulace furieuse, qui voulait le mettre
v éili
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c Hssi 0nQ eS " ^' oule 1 ® oui 1 - se passa en vaines dis-
; et parvint enfin auprès des autorités
KvJ , avec le provéditeur et le podestat, sansf| e^ s entendre. On nevoulaitpas désarmer, on
t a *.: ul ait Rac rlnunon si s\ t n sr/\c* r>n imnloif rlnc fvn_
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’ c ontre les vengeances que le général Bona-
Ma| s 6 Manquerait pas de tirer de la ville rebelle.''fîp.J^dant ccs pourparlers, la convention del'Qs e ^ rer dans l’intervalle des conférences, n’étaitÇ ' lv ahiY Utée P ar l es hordes furieuses qui avaient^° u Pes f tr ° ne ’ on se fusillait avec les forts, et nosRCffv, U ' Sa ' ent des sorties. Le lendemain matin,N llla l (18 avril), le chef de brigade Beau-
^nd s f a dans les forts, au milieu des plusl 6 loc^ er ^ s > sans avoir rien obtenu. On apprit
Iïla ais
S.^titude
fusil recommencèrent contre le fort.’ :i1 à ^ général Balland fit de nouveau mettre le
P<èces, et tira sur la ville à toute outrance,des a . ta dans plusieurs quartiers. Quelques-bis j P r incip aux habitants se réunirent au pa-
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C * a viq° UVerneme nt pour prendre la directione 1tn en l’absence des autorités. On parle-
:i|>i la „. tl ° lIVeau » on convint de ne plus tirer;
» ■'•a — n’en fut pas mieux exécutée
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*s, l Cg tt »! lr 8 ® s > qui ne cessèrent de tirer sur les' 8 t)Q èroces paysans qui couvraient la cam-^*Usa .lièrent sur la garnison du fort de la*«<?* snrl’Adigc, et l’égorgèrent. Ils en fi-dll a „® me a l’égard des Français répandus dans
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ffier. stant dePartis de
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' iPfts^Ly 1 '' 116 ' ^ 6S trou P es accouraient de2 general Kilmaine avait ordonné au
la vengeance approchait. Desle tous côtés étaient allés prévenir
général Chabran de marcher sur-le-champ avecdouze cents hommes ; au chefde lalégion lombarde,Laboz,de s’avancer avec huit cents; aux générauxVictor et Baraguey-d’Hilliers , de marcher avecleurs divisions. Pendant que ces mouvements detroupes s’exécutaient, le général Laudon venait derecevoir la nouvelle de la signature des prélimi-naires, et s’était arrêté sur l’Àdige . Après un com-bat sanglant, que le général Chabran eut à livreraux troupes vénitiennes, la ville de Vérone futentourée de toutes parts, et alors les furieux quiavaient massacré les Français passèrent de la plusatroce violenceau plus grand abattement. On n’avaitcessé de parlementer et de tirer pendant les jour-j nées du 1 er au 5 floréal (du 20 au 24 avril). Lesmagistrats vénitiens avaient reparu; ils voulaientencore des garanties contre les vengeances qui lesmenaçaient; on leur avait donné vingt-quatre heurespour se décider; ils disparurent de nouveau. Unemunicipalité provisoire les remplaça, et, envoyantles troupes françaises maîtresses de la ville et prêtesà la réduire en cendres, elle se rendit sans condi-tions. Le général Kilmaine fit ce qu’il put pour em-pêcher le pillage ; mais il ne put sauver le mont-de-piété , qui fut en partie dépouillé. Il fit fusillerquelques-uns des chefs connus de l’insurrection,pris les armes à la main; il imposa pour la solde del’armée une contribution de onze cent mille francsà la ville, et lança sa cavalerie sur les routes pourdésarmer les paysans, et sabrer ceux qui résiste-raient. Il s’efforça ensuite de rétablir l’ordre, et fitsur-le-champ un rapport au général en chef, pourattendre sa décision à l’égard de la ville rebelle.Tels furent les massacres connus sous le nom dePâques véronaises.
Pendant que cet événement se passait à Vérone ,il se commettait à Venise même un acte plus odieuxencore, s’il est possible. Un règlement défendaitaux vaisseaux armés des puissances belligérantesd’entrer dans le port du Lido. Un lougre com-mandé par le capitaine Laugier, faisant partie dela flottille française dans l’Adriatique , chassé pardes frégates autrichiennes, s’était sauvé sous les bat-teries du Lido, et les avait saluées de neuf coupsde canon. On lui signifia de s éloigner malgré letemps et malgré les vaisseaux ennemis qui le pour-suivaient. Il allait obéir, lorsque, sans lui donnerle temps de prendre le large, les batteries font feusur le malheureux vaisseau, et le criblent sans pitié.Le capitaine Laugier, se comportant avec un géné-reux dévouement, fait descendre son équipage à
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