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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

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fond de cale, el monte sur le pont, avec un porte-voix , pour se faire entendre et répéter qu’il se re-tire. Mais il tombe mort sur le pont avec deuxhommes de son équipage. Dans le même moment,des chaloupes vénitiennes, montées par des Escla-vons, abordent le lougre, fondent sur le pont etmassacrent l’équipage, à l’exception de deux ou troismalheureux qui sont conduits à Venise . Ce déplo-rable événement eut lieu le 4 floréal (23 avril).

Dans ce moment, on apprenait, avec les massa-cres de Vérone , la prise de cette ville et la signa-ture des préliminaires. Le gouvernement se voyaittout à fait compromis, et ne pouvait plus comptersur la ruine du général Bonaparte, qui, loin d’êtreenveloppé et battu, était au contraire victorieux,et venait d’imposer la paix à l’Autriche . Il allait setrouver maintenant en présence de ce général tout-puissant dont il avait refusé l’alliance, et dont ilvenait de massacrer les soldats. Il était plongé dansla terreur. Qu’il eût ordonné officiellement et lesmassacres de Vérone , et les cruautés commises auport du Lido, ce n’était pas vraisemblable, et onne connaîtrait pas la marche des gouvernementsdominés par les factions, si on le supposait. Lesgouvernements qui sont dans cette situation n’ontpas besoin de donner les ordres dont ils souhaitentl’exécution; ils n’ont qu’à laisser agir la factiondont ils partagent les vœux. Ils lui livrent leursmoyens, et font par elle tout ce qu’ils n’oseraientpas faire eux-mêmes. Les insurgés de Vérone avaient des canons; ils étaient appuyés par lesrégiments réguliers vénitiens; le podestat de Ber-game, Ottolini, avait reçu de longue main tout cequi était nécessaire pour armer les paysans; ainsi,après avoir fourni les moyens, le gouvernementn’avait qu’à laisser faire, et c’est ainsi qu’il seconduisit. Dans le premier instant cependant, ilcommit une imprudence : ce fut de décerner unerécompense au commandant du Lido, pour avoirfait respecter, dit-il, les lois vénitiennes. Il nepouvait donc se flatter d’offrir des excuses vala-bles au général Bonaparte. Il envoya de nouvellesinstructions aux deuxdéputésDonatetGiustiniani,qui n’étaient chargés d’abord que de répondreaux sommations faites par Junot le 26 germinal(lo avril). Alors les événements de Vérone et duLido n’étaient pas connus; mais maintenant lesdeux députés avaient une bien autre tâche à rem-plir, et bien d’autres événements à expliquer. Ilss’avancèrent au milieu des cris d’allégresse excitéspar la nouvelle de la paix, et ils comprirent bien-

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tôt qu’eux seuls auraient sujet d’être trp teS ’milieu de ces grands événements. Ils app rir ^route que Bonaparte, pour les punir du r e .son alliance, de leurs rigueurs contre ses Psans, et de quelques assassinats isolés c°n 1IBlS 'les Français, avait cédé une partie de l elirs ^ a j-vincesà l’Autriche . Que serait-ce quand il ®°. (trait les odieux événements qui avaient sU1 ^ l j va ntBonaparte revenait déjà de Léoben , et sla teneur des préliminaires,repliait son arales Alpes et l’Isonzo . Ils le trouvèrent à pp 1 ^’,^lui furent présentés le 6 floréal (25 avril)'connaissait encore dans ce moment que * e ^ af . rsacres de Vérone , qui avaient commencé le *minai (17 avril), et point encore celui j e jtqui avait eu lieu le 4 floréal (23 avril). H s smunis d’une lettre du frère du général, P 0 ^ e iiplus gracieusement accueillis. Ils abord^ ., aitremblant cet homme vraiment extraor

dirent-ils, far la vivacité de sonla promptitude de son esprit, et la f° ree ^ f 0 'cible de ses sentiments*. Il les accueilli 8 tlÿ it

litesse, et, contenant son courroux, leur r

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de s’expliquer longuement; puis, romp^^dblence : « Mes prisonniers, leur dit-il’, , , pesdélivrés? Les assassins sont-ils pours ulŸ, )uS d»paysans sont-ils désarmés ? Je ne veux P ^ dvaines paroles : mes soldats ont été maS *faut une vengeance éclatante ! » Les d cllX tt | F svoulurent revenir sur les circonstances^,,^'avaient obligés de se prémunir contretion, sur les désordres inséparables a jsa sévénements, sur la difficulté de saisir ^^,,1 0°’sassins. « Un gouvernement, reprit vû vC p rt uc f

naparte, aussi bien servi par ses espi° nS i uvôtre, devrait connaître les vrais insliçj 1 ^ ^ u gsices assassinats. Au reste, je sais bien flu» eméprisé que méprisable, qu’il ne P eUtmer ceux qu’il a armés; mais je les uiil^pour lui. J’ai fait la paix, j’ai quatre-v 1 ”»^ s e'hommes; j’irai briser vos Plombs, je se, ' a .cond Attila pour Venise . Je ne veux pl uS ” „ s d e>sition, ni livre d’or; ce sont des institu ^siècles de barbarie. Votre gouvernement , go-vieux, il faut qu’il s’écroule. Quand j e a g e oPrice, j’offris à M. Pezaro mon alliance e , atie iid‘ eseils raisonnables. Il me refusa. Vous m

* Veramente originale, ma forse non pi u eP td 1 immaginazîone , robustezza invincible di fieagililà nel ravvisarlo esternamente.