DIRECTOIRE (1797).
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pour me couper la retraite; eh bien!
loi, S; C '’ ne veux P^ us traiter, je veux faire lav °UsH' V ° US navez P as autre chose à me dire, jeC e C are 9 ue vous pouvez vous retirer. »font J ^ aro ^ es > prononcées avec courroux, atterrè-C 0 „ d 6S CllVü yés vénitiens. Ils sollicitèrent une se-( 1 ’am r entrevue , raa * s ils ne P urent P as obtenir(l 1|ns j Cs Paroles du général, qui persista toujourse , s ^êmes intentions, et dont la volonté évi-^ de faire la loi à Venise , et de détruireger 4 ,° lce une aristocratie qu’il n’avait pu enga-en re aille nder par ses conseils. Mais bientôt ilsHaut 116 ^' en autres sujets de crainte, en appre-t° ut détail les massacres de Vérone , et sur-^ ° 8 ant l6USe cruaut ® commise au port du Lido.de luj, s ° présenter à Bonaparte, ils hasardèrent
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tout ' 10 UnC * ettre ^ es Pb |S soumises, pour lui
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les explications qu’il pourrait désirer.c °itVo 1 !j e b 11 * 8 ’ leur répondit-il, vous recevoir toutH s f c lasang français ; je vous écouterai quandc °ti] nia aure z livré les trois inquisiteurs d’Ëtat, ledu Lido, et l’officier chargé de la po-
F(! Çu tlIi en * s C-Cependant, comme ils avaient
^ü° ) j| ^ er nier courrier relatif à T événement dut<if nu C| ^ 0nse otit à les voir, mais il refusa d’écou-
tètfÜ 116 P r °P°sition, avant qu’on lui eût livré
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fép^^bant alors à user d’une puissance dont’ s ;iy ( \ ( , Cri ' t l l|e avait souvent tiré un utile parti,
qu’a
avait demandées. Les deux Véni-
„ nt ( le lui proposer une réparation d’unf ilé. e \" N on , non, répliqua le général ir-
“ Voj tré atl< ^ V0US couvririez cette plage d’or, tous* l e ° rS ’ tous ceux Porou, ne pourraientHo na san g d’un seul de mes soldats. »
, ^ai )- 8 ] 16 ^ es congédia. C’était le 13 floréalc ’ 1 Publia sur-le-champ un manifeste de^Uiett^^Nenise. La constitution française ne> Cc Wr i Dl au directoire, ni aux généraux, deN* l* 8 Uerrc > mais elle les autorisait à re-hostilités commencées. Bonaparte,t ° ^ r on e Ur Celte disposition et sur les événementsî^cécg et d u Lido, déclara les hostilités com-Ve ft j s ’ e S °®ma le ministre Lallemant de sortirl? ttl8 s i e ’ flt abattre le lion de Saint-Marc dans>l es provinces de la terre ferme, municipa-^ 8 ou v e ; > proclamer partout le renversement.î^clu
es,aementses
cjj "''c d e v ®nitien, et, en attendant la
'y, ej.V’' scs loupes qui revenaient de 1 Autri-'/vi,-- au général Kilmaine de porter les'•« lagu Uara guey-d’Hilliers et Victor sur le bordes ’ Ses déterminations, aussi promptes
que son courroux, s’exécutèrent sur-le-champ. Enun clin d’œil, on vit disparaître l’antique lion deSaint-Marc des bords de l’Isonzo jusqu’à ceux duMincio, et partout il fut remplacé par l’arbre dela liberté. Des troupes s’avancèrent de toutes parts,et le canon français retentit sur ces rivages, quidepuis si longtemps n’avaient pas entendu le ca-non ennemi.
L’antique ville de Venise , placée au milieu deses lagunes, pouvait présenter encore des difficul-tés presque invincibles, même au général qui ve-naitd’humilierrAutriche.Toutesleslagunesélaientarmées. Elleavaittrente-septgalères, centsoixante-huit barques canonnières, portant sept cent cin-quante bouches à feu, et huit mille cinq centsmatelots ou canonniers. Elle avait pour garnisontrois mille cinq cents Italiens, et onze mille Es-clavons, des vivres pour huit mois, de l’eau doucepour deux, et les moyens de renouveler ces provi-sions. Nous n’étions pas maîtres de la mer; nousn’avions point de barques canonnières pour tra-verser les lagunes ; il fallait s’avancer, la sonde àlamain,le longde ces canaux inconnus pour nous,et sous le feu d’innombrables batteries. Quelquebraves et audacieux que fussent les vainqueurs del’Italie , ils pouvaient être arrêtés par de pareilsobstacles, et condamnés à un siège de plusieursmois. Et que d’événements aurait pu amener undélai de plusieurs mois! L’Autriche repousséepouvait rejeter les préliminaires, rentrer dans laIjce, ou faire naître de nouvelles chances.
Mais si la situation militaire de Venise présen-tait des ressources, son état intérieur ne permet-tait pas qu’on en fît un usage énergique. Commetous les corps usés, cette aristocratie était divisée ;elle n’avait ni les mêmes intérêts, ni les mêmespassions. La haute aristocratie, maîtresse desplaces, des honneurs, et disposant de grandes ri-chesses, avait moins d’ignorance, de préjugés etde passions que la noblesse inférieure; elle avaitsurtout l’ambition du pouvoir. La masse de la no-blesse, exclue des emplois, vivant de secours,ignorante et furieuse, avait les véritables préjugésaristocratiques. Unie aux prêtres, elle excitait lepeuple, qui lui appartenait, comme il arrive danstous les États où la classe moyenne n’est pas en-core assez puissante pour 1 attirera elle. Ce peuple,composé de marins et d’artisans, dur, supersti-tieux , et à demi sauvage, était prêt à se livrer àtoutes les fureurs. La classe moyenne, composéede bourgeois, de commerçants, de gens de loi, de