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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

cupidité des Esclavons. Deux d’entre eux firent unevive résistance. Pezaro dit qu’ils devaient se retireren Suisse avant de consommer eux-mêmes la ruinede l’antique gouvernement vénitien . Cependant lesrésistances furent écartées, et il fut résolu que cespropositions seraient présentées au grand conseil.La convocation fut fixée au 23 floréal (12mai). Enattendant, on paya aux Esclavons la solde arriérée,et on les embarqua pour les renvoyer en Dalmatie .Mais le vent contraire les retint dans le port, etleur présence dans les eaux de Venise ne fit qu’en-tretenir le trouble et la terreur.

Le 23 floréal (12 mai), le grand conseil futréuni avec appareil pour voter l’abolition de cetteantique aristocratie. Un peuple immense étaitréuni. D’une part, on apercevait la bourgeoisie,joyeuse enfin de voir le pouvoir de ses maîtresrenversé; et d’autre part, le peuple, excité par lanoblesse, prêt à se précipiter sur ceux qu’il regar-dait comme les instigateurs de cette révolution. Ledoge prit la parole en versant (les larmes, et pro-posa au grand conseil d’abdiquer sa souveraineté.Tandis qu’on allait délibérer, on entendit tirer descoups de fusil. La noblesse se crut menacée d’unmassacre. « Aux voix! aux voix! » s’écria-t-on detoutes parts. Cinq cent douze suffrages votèrentl’abolition de l’ancien gouvernement. D’après lesstatuts, il en aurait fallu six cents. Il y eut douzesuffrages contraires, et cinq nuis. Le grand con-seil rendit la souveraineté à la nation vénitiennetout entière; il vola l’institution d’une municipalité,et l’établissement d’un gouvernement provisoire,composé de députés de tous les États vénitiens; ilconsolida la dette publique, les pensions accordéesaux nobles pauvres, et décréta l’introduction destroupes françaises dans Venise . À peine cette déli-bération fut-elle prise, qu’un pavillon fut hissé àune fenêtre du palais. A cette vue la bourgeoisiefut dans la joie; mais le peuple furieux, portantl’image de saint Marc, parcourant les rues deVenise , attaqua les maisons des habitants accusésd’avoir arraché celte détermination à la noblessevénitienne. Les maisons de Spada et de Zorzi fu-rent pillées et saccagées ; le désordre fut porté aucomble, et on craignit un horrible bouleverse-ment. Cependant, un certain nombre d’habitantsintéressés à la tranquillité publique se réunirent,mirent a leur tète un vieux général maltais nomméSalembeni, qui avait été longtemps persécuté parl’inquisition dÉtal, et fondirent sur les pertur-bateurs. Après un combat au pont de Rialto, ils

les dispersèrent, et rétablirent l’ordre et l aquillité. re)1 .

Les Esclavons furent enfin embarque» ^voyés, après de grands excès commis dans plages du Lido et de Malamocco. La nouvelle 0cipalité fut instituée; et, le 27 floréal (1 ^ (r cla flottille alla chercher une division d emille Français , qui s’établit paisiblemeuVenise . . po-

Tandis que ces choses se passaient à Ven ^ j eSnaparte signait à Milan , et le même jour, ■ c nplénipotentiaires vénitiens , un traité coule ^tout à la révolution qui venait de s’opérer. ^lait l’abdication de l’aristocratie, l'institut 1 ® 1 ^ j;,gouvernement provisoire, l’introduction d ^pjoiivision française à titre de protection, l a l^j i*>des trois inquisiteurs d’Etat et du coinni aI1 ^ g ( lc-'Lido. Des articles secrets stipulaient en a ^ ^ji-échanges de territoire, une contributionlions en argent, de 3 millions en munition 5 deet l’abandon à la France de trois valS . sC , t fe> ,|rguerre et de deux frégates. Ce traité dev alt ^ ^ti'tifié par le gouvernement de Venise ; Iîl , a i S lica l ' ül1fication devenait impossible, puisque l a e to aSavait déjà eu lieu, et elle était inutile, P , ^ (fl rles articles du traité étaient déjà exécut eS ’ ^nicipalité provisoire n’en crut pas m 0 ' 1 * 5

ratifier le traité. ciu^ 1 '

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Bonaparte, sans se compromettre t- 1S ,che, sans se donner les horribles eI11 ^ va il ,el '.en était donc venu à ses fins- ^.^jlii»

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versé l’aristocratie absurde aui l’ aval ! .. rf« e

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avait placé Venise dans la même situ* 1 pcfO 1Lombardie, le Modénais, le Bolonai 9 »rais; maintenant il pouvait, sans aucun ^ 1“faire tous les arrangements de lerrito'^pgfCparaîtraient convenables. En cédant a àlVtoute la terre ferme qui s’étend de lj s ° ,,glio, il avait le moyen d’indemniser V ^ ( jiii * ^donnant Bologne, Ferrare et la Rowagu^ q 6 j>^saient actuellement partie de la Cispa ^ qti e ^tait pas replacer ces provinces sous le Jj e pt cles donner à Venise révolutionnée. e ... à o |,t

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icî 3 uuiiuci a veuise icvuiunv**”’ A\Qi p,

suite le duché de Modène et la LomD 3 ^ j,lifl^.était facile de composer une secon ealliée de la première. Il y avait enc ^ r jva * sfaire; c’était, si on pouvait faire cesseï ^yaiiC 1 j ; ,locales, de réunir toutes les province ^ a ye apar les armes françaises , et de conai le 'Lombardie , le Modénais, le Bo °’ () j S crarais, la Romagne, la Polésine ,