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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

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Ile

<iomi!l,! aGrèce > une puissante république, quiri lalie e,au à la fois le continent et les mers de

C.^les se crets, relatifs aux 5 millions eng;n (;g ,°* s navales, et aux trois vaisseaux et deux fré-la ^ent un moyen de mettre la main sur toutedont i" le vénil ienne. Le vaste esprit de Bonaparte,la f 0 - I n 'é v °yance se portait sur tous les objets

V

é niti - ne vou ^ a il ; P as qu’il nous arrivât avec lesdaj s < î nS ce ‘î 11 * no us était arrivé avec les Hollan-les e ’ est 'à-dire que les officiers de la marine, ouliUj 0|1 ® an dants des îles, mécontents de la révo-îles 1Vr assent aux Anglais les vaisseaux et les

< I Ul étaient sous leur commandement. Il tenait

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Sa «o uthj

de p «“«coup aux importantes îles vénitiennesila^ r ® Ce > Corfou, Zante , Cépbalonie, Sainte-Pou r j’ C6l ’igo. Sur-le-champ il donna des ordres< 1U ’ Qtl . s . occuper. Il écrivit à Toulon pour| »ari ns Ul en voyât par terre un certain nombre depe r ^l 1 Promettant de les défrayer et de les équi-dés 0 î 11 ar rivée à Venise . Il demanda au Directoires arq e ares Pour que l’amiral Brueys appareillâtlier u ( ^ lam P avec six vaisseaux, afin de venir rai-des î} e Warine vénitienne, et d’aller s’emparerèce. Il fit partir de son chef deux1-1 m ar - P° Ur Toulon, afin que l’ordonnateur deIl pe Ss - ne ne fût pas arrêté par le défaut de fonds.NC' 0 * ici par-dessus les règlements de lae ’ Pour ne pas subir de délai. Cependant,Petite * ^ Ue Bl ' ue y s u’arrivât trop tard, il réunit®°ttillo qu’il avait dans l’Adriatique auxdans Venise , mêla les équipages

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‘"Ule ^ S J^ Ux équipages français , plaça à bord deux

Utiip aiïltlles de troupes, et les fit partir sur-le-

russe S s' Ur S em parer des îles. Il s’assurait ainsi6 Lev ail t l0n ^ es P° stes l es pl us importants dans‘l"!, (j e et l’Adriatique , et prenait une positioninil u naTlt l °us les jours plus imposante, de-^fiiiiti v er sin gul‘érement sur les négociationsl'évo] aV(iC l’Autriche .

l Jt '°grè s ^ ut l°n faisait tous les jours de nouveauxe l )uis . *l ue la signature des préliminairesî>l’inu aVaU fixé I e sort cie l’Italiei et y avaitn ani uence française. Il était certain main-c ousf a ^ US 8 ran( le partie de la haute Italie lç' 1 U| * Gn ^‘ipuhlifiue démocratique. C’é-

^ ^Ité (Iq'p e Nuisant, et qui agitait lePiémont,^ §énér a j f r arm ?’ l a l° sc ane, les États du pape,s ;ilt Prêt à n ® ais u’excitait personne, mais sem-Lfas. ^ a fcucilli r ceux qui se jetteraient dansJCncs > les tètes étaient fort exaltées

contre l’aristocratie, moins absurde et moins affai-blie que celle de Venise , mais plus obstinée encores’il était possible. LaFrance, comme on a vu, avaittraité avec elle pour assurer ses derrières, et s’étaitbornée à exiger 2 millions d’indemnités, 2 millionsen prêt, et le rappel des familles exilées pour leurattachement à la France . Mais le parti patriote negarda plus de mesure dès que Bonaparte eut im-posé la paix à l’Autriche . 11 se réunissait chez unnommé Morandi, et y avait formé un club extrê-mement violent. Une pétition y fut rédigée et pré-sentée au doge, pour demander des modificationsà la constitution. Le doge fit former une commis-sion pour examiner cette proposition. Dans l’inter-valle, on s’agita. Les bourgeois de Gênes et lesjeunes gens à tête ardente se concertèrent, et setinrent prêts à une prise d’armes. De leur côté, lesnobles, aidés par les prêtres, excitèrent le menupeuple, et armèrent les charbonniers et les porte-faix. Le ministre de France , homme doux et mo-déré, contenait plutôt qu’il n’excitait le parti pa-triote. Mais le 22 mai, quand les événements deVenise furent connus, les Morandistes, commeon les appelait, se montrèrent en armes, et voulu-rent s’emparer des postes principaux de la ville.Un combat des plus violents s’engagea. Les pa-triotes, qui avaient affaire à tout le peuple, furentbattuset souffrirent de cruelles violences. Le peuplevictorieux se porta à beaucoup d’excès, et ne mé-nagea pas les familles françaises, dont beaucoupfurent maltraitées. Le ministre de France ne futlui-même respecté que parce que le doge eut soinde lui envoyer une garde. Dès que Bonaparte ap-prit ces événements, il vit qu’il ne pouvait plusdifférer d’intervenir. Il envoya son aide de campLavalette pour réclamer les Français détenus, pourdemander des réparations à leur égard, et surtoutpour exiger l’arrestation des trois inquisiteursd’Ëtat accusés d’avoir mis les armes aux mains dupeuple. Le parti patriote, soutenu par cette in-fluence puissante, se rallia, reprit le dessus, etobligea l’aristocratie génoise à abdiquer, commeavait fait celle de Venise . Un gouvernement pro-visoire fut installé, et une commission envoyée àBonaparte, pour s’entendre avec lui sur la con-stitution qu il convenait de donner à la républiquede Gênes .

Ainsi, après avoir en deux mois soumis le pape,passé les Alpes Juliennes, imposé la paix à l’Au-triche, repassé les Alpes, et puni Venise , Bona-parte était à Milan , exerçant une autorité suprême