m
sur toute l’Italie , attendant, sans la presser, lamarche de la révolution, faisant travailler à la con-stitution des provinces affranchies, se créant unemarine dans l’Adriatique , et rendant sa situationtoujours plus imposante pour l’Autriche . Les pré-liminaires de Léoben avaient été approuvés à Paris et à Vienne ; l’échange des ratifications avait étéfait entre Bonaparte et M. de Gallo, et on attendaitincessamment l’ouverture des conférences pour lapaix définitive. Bonaparte à Milan, simple général
! tous
les
de la république, était plus influent qu® _ t(J tpotentats de l’Europe . Des courriers,partant sans cesse, annonçaient que c ’® tal J o [ta-
ies destinées du monde venaient aboutit'
Les*
; en *' 1
èr eS
liens enthousiastes attendaient des heures®- .pour voir le général sortir du palais SerbeU° a ^jeunes et belles femmes entouraient mada® e ^parte, et lui composaient une cour brill ante ‘ j 3commençait cette existence extraordinai reébloui et dominé le monde.
CHAPITRE XXIII.
de P ai< 1
Situation embarrassante de l’Angleterre après les préliminaires de paix avec l’Autriche ; nouvelles propositio 11 *^ ^ e c 1conférences de Lille . — Élections de l’an V. — Progrès de la réaction contre-révolutionnaire. Lutte desDirectoire. — Élection de Barthélemy au Directoire , en remplacement de Letourneur, directeur sortant. " ^détails sur les finances de l’an V. Modifications dans leur administration, proposées par l’opposition. — ^ e "prêtres et des émigrés. Intrigues et complot de la faction royaliste. — Division et forces des partis. Disposition ”des armées.
La conduite de Bonaparte à l’égard de Venise ;était hardie, mais renfermée néanmoins dans la Ilimite des lois. Il avait motivé le manifeste de ;Palma-Nova sur la nécessité de repousser les hos-tilités commencées; et avant que les hostilités sechangeassent en une guerre déclarée, il avait con-clu un traité qui dispensait le Directoire de sou-mettre la déclaration de guerre aux deux conseils.De cette manière, la république de Venise avait étéattaquée, détruite et effacée de l’Europe , sans quele général eût presque consulté le Directoire, et leDirectoire les conseils. Il ne restait plus qu’à noti-fier le traité. Gênes avait de même été révolutionnéesans que le gouvernement parût consulté; et tousces faits, qu’on attribuait au général Bonaparte,beaucoup plus qu’ils ne lui appartenaient réelle-ment , donnaient de sa puissance en Italie , et dupouvoir qu’il s’arrogeait, une idée extraordinaire.Le Directoire jugeait en effet que le général Bona-parte avait tranché beaucoup de questions; cepen-dant il ne pouvait lui reprocher d’avoir outre-passématériellement ses pouvoirs ; il était obligé de re-connaître l’utilité et l’à-propos.de toutes ses opéra-tions , et il n’aurait osé désapprouver un généralvictorieux, et revêtu d’une si grande autorité surles esprits. Lambassadeur de Venise à Paris ,
P 05 *''
M. Quirini, avait employé tous les m°y en e»blés, auprès du Directoire, pour gagner d eS j a tr*'faveur de sa patrie. Il se servit d’un Daln iate ’ a giii- rgant’adroit, qui s’était lié avec Barras, P 0 ^pii^ e
fttl vlirtn/ltmin 11 rvoimit nii’nnn nnmnwl Hfi ^
ce directeur. Il paraît qu’une somme de 0francs en billets fut donnée, à la conditi^^ieifendre Venise dans le Directoire . Mais ^ p !> 5instruit de l’intrigue, la dénonça. Veni se n<J • fie*sauvée, et le payement des billets fut re &■'faits, connus du Directoire, y amenèreu^jfijC'plications, et même un commencementtion ; mais on finit par les étouffer. É a ^ ^ pff'de Bonaparte en Italie fut approuvée, ^ -.lio' 1 '
miers jours qui suivirent la nouvelle ^ | a pU 9naires de Léoben furent consacrés à l a j 0 ' eC toi re ’vive. Les ennemis de la révolution et du j f a 1 *qui avaient tant invoqué la paiXi P 0 ^,^ t >'* 9prétexte d’accuser le gouvernement,fâchés, au fond, d’en voir signer les P ie ^ j 0 ;c. *Les républicains furent au comble deauraient désiré sans doute l’entieraffi an _ j a r®de l’Italie ; mais ils étaient charmés J en q l,eW n-publique reconnue par l’Empereur, ^ j c [a psorte consacrée par lui. La grande maS j S ) 0 r reU rS , spulalion se réjouissait de voir finir l eS jafi sla guerre, et s’attendait à une réduct*