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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

monnaie. Il est vrai que ce papier-monnaie, aulieu d’être forcé, était volontaire; mais il n’avaitque la solidité du papier, et il dépendait éminem-ment de la conduite politique du cabinet. Pour lerendre plus propre au service de monnaie, on ledivisa en petites sommes. On autorisa la banque,dont les moindres billets étaient de 5 livres ster-ling (98 ou 100 francs), à en émettre de 20et 40 schellings (24 et 48 francs). C’était unmoyen de les faire servir au payement des ouvriers.

Quoique le bon esprit du commerce anglais eûtrendu cette catastrophe moins funeste qu’elle au-rait pu l’être, cependant la situation n’en étaitpas moins très-périlleuse; et pour qu’elle ne de-vînt pas tout à fait désastreuse, il fallait désarmerla France , et empêcher que les escadres espagnole,française et hollandaise, ne vinssent allumer unincendie en Irlande . La famille royale était tou-jours aussi ennemie de la révolution et de la paix;mais Pitt, qui n’avait d’autre vue que l’intérêt del’Angleterre, regardait, dans le moment, un répitcomme indispensable. Que la paix fût ou non dé-finitive, il fallait un instant de repos. Entièrementd’accord sur ce point avec lordGrenville, il décidale cabinet à entamer une négociation sincère, quiprocurât deux ou trois ans de relâche aux ressortstrop tendus de la puissance anglaise. Il ne pou-vait plus être question de disputer les Pays-Bas,aujourd’hui cédés par l’Autriche ; il ne s’agissaitplus que de disputer sur les colonies, et dès lorsil y avait moyen et espoir de s’entendre. Non-seulement la situation indiquait l’intention detraiter, mais le choix du négociateur la prouvaitaussi. Lord Malmesbury était encore désigné cettefois, et, à son âge, on ne l’aurait pas employédeux fois de suite dans une vaine représentation.Lord Malmesbury , célèbre par sa longue carrièrediplomatique et par sa dextérité comme négocia-teur, était fatigué des affaires, et voulait s’en re-tirer, mais après une négociation heureuse et bril-lante. Aucune ne pouvait être plus belle que lapacification avec la France après cette horriblelutte; et s’il n’avait eu la certitude que son cabi-net voulait la paix, il n’aurait pas consenti à jouerun rôle de parade, qui devenait ridicule en se ré-pétant. Il avait reçu, en effet, des instructions se-crètes qui ne lui laissaient aucun doute. Le cabi-net anglais fit demander des passe-ports pour sonnégociateur; et, d’un commun accord, le lieu desconférences fut fixé non à Paris, mais à Lille . LeDirectoire aimait mieux recevoir le ministre an-

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glais dans une ville de province, parce <I U *î ^gnait moins ses intrigues. Le ministre a n § ^ ^son côté, désirant n’être pas en présence d UI fU ,vernement dont les formes avaient " j e s esdesse, préférait traiter par l’intermédia 1 )’ 6 jenégociateurs. Lille fut donc le lieupart et d’autre on prépara une légation so f rHoche n’en dut pas moins continuer ses p ;)11 $tifs avec vigueur, pour donner plus d’a ut0négociateurs français . ar ts,

Ainsi la France , victorieuse de s piu s 'était en négociation avec les deux gran 1 , ^le*sances européennes, et touchait à la pai* .jjjiiisDes événements aussi heureux et aussi fi" (()ll sauraient dû ne laisser place qu’à la joie ;> iles cœurs ; mais les élections de 1 an Ÿ

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de donner à l’opposition des forces da®o to jrc

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On a vu combien les adversaires du v ^

s’agitaient à l’approche des élections. ^ sU lta*'

royaliste avait beaucoup influé sur

Elle avait perdu trois de ses agents P 1 ' g is et

par l’arrestation de Brottier, Laville-H 1 ' 1

Duvcrne de Presle; mais c’était un petit 1 ^ la

car la confusion était si grande chez ®1 il

perte de ses chefs n’y pouvait guère a J°^oos® l!

existait toujours deux associations, l’u ne

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des hommes dévoués et capables de P r ®^ s

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armes, l’autre des hommes douteux, æ *

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lement à voter dans les élections. u '

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Lyon était restée intacte. Pichegru ,part, correspondait toujours avec le Bl1glais Wickam et le prince de Condé.L® se etinfluencées par ces intrigants de toute ® s P^ sll lta lsurtout par l’esprit de réaction, eurent cqu’on avait prévu. La presque totalité ,j jOl n0i cStiers fut formée, comme le premier! jéïOiï 1 '-'qui étaient ennemis du Directoire , ou P® r ^ urment à la royauté, ou par haine de lu te f l p or t p et>partisans de la royauté étaient, il est vrai, ^. ya plnombreux; mais ils allaient se sei'V 11 '’ ^ jîdl’usage, des passions des autres. * >lC clio* 8 ' 1nommé député dans le Jura . A Colin® 1 ’le nommé Chemblé, employé à la coi r eS P j 1uJ1 d eSavec Wickam; à Lyon , Imbert-Colon*® 8 ’^.^ etmembres de l’agence royaliste dans ® IjO 1 ' 5Camille Jordan , jeune homme qui aval r |jic»^ esentiments, une imagination vive, et u ^ g<rcolère contre le Directoire; à Mars® é enéral Willot, qui avait été tiré d® ‘ j^paft®"l’Océan pour aller commander ^ a . nS j 0 ^ u ( je O 0 ' 1 "ment des Bouches-du-Rhône , et qui,