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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
lègues étaient convenus de lui abandonner une par-tie de leurs appointements. Il n’en était rien ce-pendant. On disait encore que l’on était convenude lui fairedonnersa démission avantle 1 er prairial,pour que la nomination du nouveau directeur sefit avant l’entrée du second tiers dans les conseils:combinaison impossible encore avec la présence deCarnot.
La société de Clichy s’agitait beaucoup pourpré-venir les arrangements dont on parlait. Elle ima-gina de faire présenter aux Cinq-Cents une propo-sition, tendante à obliger les directeurs à fairepubliquement le tirage au sort. Cette propositionétait inconstitutionnelle, car la constitution neréglait pas le mode du tirage, et s’en reposait,quant à sa régularité, sur l’intérêt de chacun desdirecteurs ; cependant elle passa dans les conseils.Le directeur Larévellière-Lépeaux, peu ambitieux,mais ferme, représenta à ses collègues que cettemesure était un empiétement sur leurs attributions,et les engagea à n’en pas reconnaître la légalité.Le Directoire répondit, en effet, qu’il ne l’exécu-terait pas, vu qu’elle était inconstitutionnelle. Lesconseils lui répliquèrent qu’il n’avait pas à jugerune décision du corps législatif. Le Directoire al-lait insister, et répondre que la constitution étaitmise par un article fondamental sous la sauve-garde de chacun des pouvoirs, et que le pouvoirexécutif avait l’obligation de ne pas exécuter unemesure inconstitutionnelle; maisCarnotet Letour-neur abandonnèrent leurs collègues. Barras, quiétait violent, mais peu ferme, engagea Rewbell etLarévellière à céder, et on ne disputa plus sur lemode du tirage.
La turbulente réunion de Clichy imagina denouvelles propositions à faire aux conseils avantle 1 er prairial. La plus importante à ses yeux étaitle rapport de la fameuse loi du 3 brumaire, quiexcluait les parents d’émigrés des fonctions pu-bliques, et qui fermait l’entrée du corps législatifà plusieurs membres du premier et du secondtiers. La proposition fut faite, en effet, aux Cinq-Cents, quelques jours avant le 1 er prairial, et adop-tée au milieu d’une orageuse discussion. Ce succèsinespéré, même avant la jonction du second tiers,prouvait l’entraînement que commençait à exercerl’opposition sur le corps législatif, quoique com-posé encore des deux tiers conventionnels. Cepen-dant, le parti qui se disait constitutionnel étaitplus fort aux Anciens. Il était blessé de la fouguedes députés, qui jusque-là avaient paru recevoir
la loi
du
sa direction, et il refusa de rapporter3 brumaire. . ^
Le 1" prairial arrivé, les deux cent cinq ^nouveaux élus se rendirent au corps lég lS J j s .remplacèrent deux cent cinquante convenu ,Sur les sept cent cinquante membres des d« u * ^seils, il n’en resta donc plus que deux ce a jtquante appartenant à la grande assembléeconsommé et défendu la révolution. Quand . ggru parut aux Cinq-Cents, la plus grande 1^ fl#de l’assemblée, qui ne savait pas qu’elle aV ’ U ntraître dans son sein, et qui ne voyait en 1 U1 ** t ,général illustre, disgracié par le gouverne ese leva par un mouvement de curiosité. Sur d ^tcent quarante-quatre voix il en obtint tr01 *. nl o-quatre-vingt-sept pour la présidence. Le r a iidéré et constitutionnel aurait voulu a PP j, er lesbureau le général Jourdan, afin de lui prep‘‘voies au fauteuil, et de l’y porter après 0 li-
mais la nouvelle majorité, fière de sa fo rce ’bliant déjà toute espèce de ménagement, T P^jtJourdan. Les membres du bureau nom® e ® ; s0 t.MM. Simeon, Vaublane, Henri La Rivière, ^ ,ieL’exclusion de Jourdan était maladroitpouvait que blesser profondément l fiS î| a ute s 'Séance tenante, on abolit l’élection d eS ,^ g ) a tif-Pyrénées , qui avait portéBarrère au corps 1^ pi-On apprit le résultat du tirage au sort s odrectoire. Par une singularité du hasard» Ja-était tombé sur Letourneur, ce qui c°‘‘ 1 c0 r<lvantage l’opinion qui s’était répandue d n’ 1 o»volontaire entre les directeurs *. Sur-le- c 1 ^songea à le remplacer. Le choix qu’on a »;1 n eavait beaucoup moins d’importance ^ e P U * a je, n^' 5pouvait plus changer la majorité directon ^ g a r-c’était toujours l’appui d’une voix à don» pasnot; et d’ailleurs, comme on ne conna lS ®
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bien la pensée deLarévellière-Lépeaux, - cf
le savait modéré, et qu’il était un des V c cf-de 1793, on se flattait qu’il pourrait» ^tains cas se rattacher à Carnot et chan 0 5
‘ On lit dans nne foule d’histsires que ^ ,et0 ^ ar ^vdd^ f |jpar un arrangement volontaire. Le directe 11 * ^ » a5Stt >Lépeaux , clans des mémoires précieux et, "!;; n .i» ca Cr
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contraire. Pour qui a connu ce vertueux
de mentir, son assertion est une preuve su £ arn oti e J
n’a plus aucun doute en lisant le mémoire m e g e I, ^ ^
après le 18 fructidor. Dans ce mémoire P^ em re
est à déplorer pour la gloire de Carnot, il a ^ t j orl> Il na ^ e ls
ces arrangements ne sont qu’une vaine supp os ^ tl>e le**!
certes aucun intérêt à justifier ses collègue c
il était plein de ressentiment.