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Tome II.
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DIRECTOIRE ( J 71)7).séances suivantes allaient bien-

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^ etr omper.les noni bre des objets les palus importants dont<naj (!|u j’ Caux élus se proposaient de s’occuper,Hisgjo e cu lte et les lois sur les prêtres. La com-Pouj. f 'l |ar gée de cette grave matière, nommal’in a . n ra Pporteur le jeune Camille Jordan , dont•le all0n s’était exaltée aux horreurs du siège^tuit* 11 ’ 61 ^ ont sens *l ) *l* t é, quoique sincère,dissgj.. ^ as Sans prétention. Le rapporteur fit uneIjcct,; ^ l0n fort longue et fort ampoulée sur la li-

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^ Cu ltes. Il ne suffisait pas, disait-il, defall^à chacun l’exercice de son culte, mais ilqui f|^° Ur ( l llc la liberté fût réelle, ne rien exigerc °Utradiction avec les croyances. Ainsi,1)0 l>W serment exigé des prêtres, quoique

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dits 1 en nen l es croyances, ayant été néan-^ a » interprété par eux, et regardé comme( *° v ait 6 8Ux doctrines de l’Église catholique, ne’loiq j J***® leur être imposé. C’était une tyranniecri ts resu Uat était de créer une classe de pros-av ai e ’ nt et de proscrits dangereux, parce qu’ilsTUe j ^ 1,1)6 grande influence sur les esprits, etavec empressement aux rechercheslr ava[e par le zèle pieux des peuples, ilsV a l6nt c ^ ans l’ombre à exciter la révolte.

^ es n UX c ® r6m onies du culte, il ne suffisait pasa • 1, lo, u eimeltre dans les temples fermés; il fal-

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Jv “ient * ( ^ e nda»* tes pompes extérieures quiC(!r tai llfcs devenir on sujet de trouble, permettre^ck Pi'itiijues indispensables. Ainsi les clo-mdispensables pour réunir les catlio-7' ua ines heures; elles étaient partie né-

<il liberté " Culte ' __

Cts s 0n t . ’.P a illeurs le peuple était accoutumé à•etiti i k : 11 les

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les défendre, c’était en gêner

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aimait, il n’avait pas encore con-Passer; et, dans les campagnes, la loi

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(;r aiett re , les n’avait jamais été exécutée. Les

paerit, donc satisfaire à un besoin in-

^e. J] a ' f e cesser le scandale d’une loi inexé-

| 0,11 en j 6n était de même pour les cimetières.

i|' S c "U Cs ".^disatu les pompes publiques à tous

ct av °>r éçg 1 ,. ^Hait cependant permettre à chacun

si l’en l< UX fermés » consacrés aux sépultures,

,^‘es p rQ Ceir tte desquels on pourrait placer les

(| r,Qci Pe s p 8 “chaque reli gion. En vertu de ces

en^aien^ 3 !?’^ 6 ^ or dan proposait l’abolition

Hl av aient été'i annu ^ at i° n des lois répressives qui

> les cl i* Cons cq u ence, la permission d’em-

Ce into a les » et d’avoir des cimetières dansc (1er

s fluels chaque culte pourrait placer

à volonté des signes religieux sur les tombeaux.Les principes de ce rapport, quoique exposés avecune emphase dangereuse, étaient justes. 11 est vraiqu’il n’existe qu’un moyen de détruire les vieillessuperstitions, c’est l’indifférence et la disette. Ensouffrant tous les cultes et n’en salariant aucun,les gouvernements hâteraient singulièrement leurfin. La convention avait déjà rendu aux catholiquesles temples qui leur servaient d’églises ; le Direc-toire aurait bien fait de leur permettre les cloches,les croix dans les cimetières, et d’abolir l’usage duserment et les lois contre les prêtres qui le refu-saient. Mais employait-on les véritables formes,choisissait-on le véritable moment pour présenterde semblables réclamations? Si, au lieu d’en fairel’un des griefs du grand procès intenté au Direc-toire , on eût attendu un moment plus convenable,donné aux passions le temps de se calmer, au gou-vernement celui de se rassurer, on aurait infailli-blement obtenu les concessions désirées. Mais,par cela seul que les contre-révolutionnaires enfaisaient une condition, les patriotes s’y opposaient;car on veut toujours le contraire de ce que veutun ennemi. En entendant le bruit des cloches, ilsauraient cru entendre le tocsin de la contre-révo-lution. Chaque parti veut que l’on comprenne etsatisfasse ses passions, et ne veut ni comprendreni admettre celles du parti contraire. Les patriotesavaient leurs passions composées d’erreurs, decraintes, de haine, qu’il fallait aussi comprendreet ménager. Ce rapport fit une sensation extraor-dinaire, car il louchait aux ressentiments les plusvifs et les plus profonds. Il fut l’acte le plus frap-pant et le plus dangereux des clichyens, quoiqueau fond le plus fondé. Les patriotes y répondirentmal, en disant qu’on proposait de récompenser laviolation des lois, par l’abrogation des lois violées.Il faut en effet abroger les lois inexécutables.

A toutes ces exigences, les clichyens ajoutèrentdes vexations de toute espèce contre le Directoire ,au sujet des finances. C’était là l’objet important,au moyen duquel ils se proposaient de le tourmen-ter et de le paralyser. Nous avons exposé déjà, endonnant l’aperçu des ressources financières pourl’an v (1797), quelles étaient les recettes et lesdépenses présumées de cette année. On avait à suf-fire à 450 millions de dépenses ordinaires, aumoyen des 250 millions de la contribution fon-cière, des 50 millions de la contribution person-nelle, et des 150 millions du timbre, de l’enregis-trement, des patentes, des postes et des douanes.