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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

Se(i ^ ete dans les profits extraordinaires des fournis-pr 0 S ’ Ct f l ui ne cachait ni ses prodigalités, ni les^ de sa fortune, fournissait un prétexte àUj Cs ' es calomnies. Ce n’étaient pas certaine-tai e 6s .hénéfices honteux d’un individu qui met-0cea nt 1 État dans la détresse, mais on en prenait

S '° n P° ur accuser le Directoire de ruiner lesj'nces.

ril »u ^ aVa * 1 P our une CPP 08 ' 1 * 011 violente et deà (( ,J :Use Pci, une ample matière à déclamations etge V& ' S P ro j ets - Elle en forma en effet de très-tiw 6,1 x - Elle avait composé la commission despoi Jr . Cs d hommes de son choix, et fort mal disposésCoq, . gouvernement. Le premier soin de cettel’° r Ssi0n fut de présenter aux Cinq-Cents, parétat ; 6 rapporteur Gilbert-Desmolières, uncxag ( ; t ^ Xact de la recette et de la dépense. Elle^ Unc et diminua fortement l’autre. Obli-ordj • rec °onaître l’insuffisance des ressourcesi’ejij. res > telles que la contribution foncière,tes, ]® ,str enient, le timbre, les patentes, les pos-SC- d ° Uanes ’ e ^ e re P" sa cependant tous les^^ce llila S* n cs pour y suppléer. Depuis le corn-et lj]j r 016111 de la révolution, on n’avait pas pu ré-'^Pôt^ 0016 ^ es impôts indirects. On proposait unfit’il ç ^ Jr sel et le tabac, la commission prétenditc hej a a yait le peuple; on proposait une loterie,dr °‘ t de ^° Ussa comme immorale; on proposait un' ^ 6 8r ^ asse Sllr l es routes, elle le trouva sujet- a,ll ' es difficultés. Tout cela était plus ou

t’esi

ajuste

ls °Urce s " ’ maiS ^ fallait chercher et trouver des

atlt > 0 nç a es ' ^°ur toute ressource, la commission

(le d’elle allait s’occuper de discuter un

jf a 0 i 'dia a j re ^ e ' Quant au déficit des recettes ex-

( j?Hgra Ver es ’ loin d’y pourvoir, elle chercha à

■au ' e ° ln terdisant au Directoire les expé-

' l<1 i°Ur le t l 1 °y en desquels il était parvenu à vivre

}) .ha (;ot) E>or. Voici comment elle s’y prit.

*f<!ct oire Motion avait détaché la trésorerie du

pétait <}•’, en avait fait un établissement à part,

,, 0tllt Oés Par des commissaires indépendants,

d e r 81 ^ 6s conseils, et n’ayant d’autre soin que

,, 6 °ette ^ Voir le revenu et de payer la dépense,‘"enta ma ni ! - t J t

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(|, l - l ' a, 1 ie rr , fi n^ |' S ^ uneste que cette institution, cardit d0lt app GS !° n,Js est une affaire d’exécutionectl °n de s rt ? n * r au gouvernement, comme la°Perations militaires, et dans laquelle

Iere le Directoire n’avait pas le manie-°nds de l’État ; il délivrait des ordon-a trésorerie, qu’elle acquittait jusqu’àes crédits ouverts par les conseils.

les corps délibérants ne peuvent pas plus intervenirque dans l’ordonnance d’une campagne. C’est mêmesouvent par un maniement adroit et habile qu’unministre parvient à créer des ressources tempo-raires, dans un cas pressant. Aussi les deux con-seils avaient-ils, l’année précédente, autorisé latrésorerie à faire toutes les négociations comman-dées par le Directoire . La nouvelle commissionrésolut de couper court aux expédients qui faisaientvivre le Directoire , en lui enlevant tout pouvoirsur la trésorerie. D’abord elle voulait qu’il n’eûtplus la faculté d’ordonner les négociations de va-leurs. Quand il y aurait des valeurs non circulantesà réaliser, les commissaires de la trésorerie devaientles négocier eux-mêmes, sous leur responsabilitépersonnelle. Elle imagina ensuite d’enlever au Di-rectoire le droit de régler l’ordre dans lequel de-vaient être acquittées les ordonnances de payement.Elle proposa aussi de lui interdire les anticipationssur les fonds qui devaient rentrer dans les caissesdes départements. Elle voulait même que toutesles assignations déjà délivrées sur les fonds nonrentrés fussent rapportées à la trésorerie, vérifiées,et payées à leur tour, ce qui interrompait et annu-lait toutes les opérations déjà faites. Elle proposaen outre de rendre obligatoire la distinction éta-blie entre les deux natures de dépenses et de re-cettes, et d’exiger que la dépense ordinaire fûtsoldée sur la recette ordinaire, et la dépense ex-traordinaire sur la recette extraordinaire: mesurefuneste dans un moment où il fallait fournir àchaque besoin pressant par les premiers fonds dis-ponibles. À toutes ces propositions, elle en ajoutaune dernière, plus dangereuse encore que les pré-cédentes. Nous venons de dire que, les biens sevendant lentement, on anticipait sur leur vente,en délivrant des bons qui étaient recevables enpayement de leur valeur. Les fournisseurs se con-tentaient de ces bons, qu’ils négociaient ensuiteaux acquéreurs. Ce papier rivalisait, il est vrai,avec les bons des trois quarts délivrés aux ren-tiers, et en diminuait la valeur par la concurrence.Sous prétexte de protéger les malheureux rentierscontre l’avidité des fournisseurs, la commissionproposa de ne plus permettre que les biens natio-naux pussent être payés avec des bons délivrés auxfournisseurs.

Toutes ces dispositions furent adoptées par lesCinq-Cents, dont la majorité, aveuglément entraî-née, n’observait plus aucune mesure. Elles étaientdésastreuses, et menaçaient d’interruption tous les

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