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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

services. Le Directoire , en effet, ne pouvant plusnégocier à son gré les valeurs qu’il avait dans lesmains, ne pouvant plus fixer l’ordre des payementssuivant l’urgence des services, anticiper dans uncas pressant sur les fonds non rentres, prendre surl’ordinaire pour l’extraordinaire, et enfin émettreun papier volontaire acquittable en biens natio-naux, était privé de tous les moyens qui l’avaientfait vivre jusqu’ici, et lui avaient permis, dansl’impossibilité de satisfaire à tous les besoins, depourvoir au moins aux plus pressants. Les mesuresadoptées, fort bonnes pour établir l’ordre dans untemps calme, étaient effrayantes dans la situationoù l’on se trouvait. Les constitutionnels firent devains efforts, dans les Cinq-Cents, pour les com-battre. Elles passèrent, et il ne resta plus d’espoirque dans le conseil des Anciens.

Les constitutionnels, ennemismodérésduDirec-toire, voyaient avec la plus grande peine la marcheimprimée au conseil des Cinq-Cents . Ils avaientespéré que l’adjonction d’un nouveau tiers leurserait plutôt utile que nuisible, qu’elle aurait pourunique effet de changer la majorité, et qu’ils de-viendraient les maîtres du corps législatif. Leurchef, Carnot, avait conçu les mômes illusions;mais les uns et les autres se voyaient entraînés bienau delà du but, et pouvaient s’apercevoir danscette occasion, comme dans toutes les autres, quederrière chaque opposition se cachait la contre-ré-volution avec ses mauvaises pensées. Ils avaientbeaucoup plus d’influence chez les Anciens quechez les Cinq-Cents, et ils s’efforcèrent de provo-quer le rejet des résolutions relatives aux finances.Carnot y avait un ami dévoué dans le député La-cuée; il avait aussi des liaisons avec Dumas, ancienmembre de la législative. Il pouvait compter surl’influence de Portalis , Tronçon-Ducoudray, Le-brun, Barbé-Marbois , tous adversaires modérés duDirectoire , et blâmant les emportements du particlichyen. Grâce aux efforts réunis de ces députés,et aux dispositions du conseil des Anciens, les pre-mières propositions de Gilbert-Dcsmolières, quiinterdisaient au Directoire de diriger les négocia-tions de la trésorerie, de fixer l’ordre des paye-ments, et de confondre l’ordinaire avec l’extraor-dinaire, furent rejetées. Ce rejet causa une grandesatisfaction aux constitutionnels, et en générala tous les hommes modérés, qui redoutaientune lutte. Carnot en fut extrêmement joyeux. Ilespéra de nouveau qu’on pourrait contenir lesclichyens par le conseil des Anciens, et que la

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direction des affaires resterait à ses anus ci ■ ^

Mais ce n’étai t là qu’u n médiocre palliatif- L e c ^de Clichy retentit des plus violentes déclan' a ^ ^contre les Anciens, et de nouveaux projets ^cusation contre le Directoire. Gilbert-Desum j cSreprit ses premières propositions, rejetées Vf eAnciens, dans l’espoir de les faire agi' ccr ‘ u|)6seconde délibération, en les présentant s0 ^ grt i(eautre forme. Les résolutions de toute espt' cele gouvernement se succédèrent dans l eS . ^Cents. On interdit aux députés de recey' 01 ^^places urt an avant leur sortie du corps l e ë^ r ^eImbert-Colomès, qui correspondait avec la c f rBlankembourg, proposa d’ôter au Directoiresculte qu’il tenait d’une loi, d’examiner I e ®venant de l’étranger. Aubry, le même Vfle 9 thermidor, opéra une réaction dans 1 8 oS jqui, en 1795, destitua Bonaparte, Aubry | C sd’enlever au Directoire le droit de d estl . [0 pof'officiers, ce qui le privait de l’une de ses pi llS r0 poS 3tantes prérogatives constitutionnelles. U ^ 0 jnp raussi d’ajouter aux douze cents grenadier a gni csant la garde du corps législatif une co

d’artillerie et un escadron de dragons, ^

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ner le commandement de toute cette or op rinspecteurs de la salle du corps législa tlf ’ "^rsition ridicule et qui semblait annoncer d eS j|li 0<>ratifs de guerre. On dénonça l’envoi d un qn eà l’ordonnateur de la marine deToul oo> e °Bonaparte avait fait directement, sans rl’intermédiaire de la trésorerie, pour l> a pj^r* 8 "part de l’escadre dont il avait besointique. Ce million fut saisi par la tresoren , |aé s

porté à Paris . On parla de semblables en* ^ jfde la même manière de l’armée d’I ta ^ ie jfeii 96 'mées des Alpes, du Rhin et de Samb re ' e aVC c fOn fit un long rapport siir nos relatiou^.^toi^Etats-Unis ; et quelque raison qu’eût le ^ cCi f

dans les différends élevés avec cette ^ h 6

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le censura avec amertume. Enfin la f“ reU j„ g-noncer et d’accuser toutes les opératie nS ^ grl ,ièd lvernement entraîna les clichyens à ,llie -jjipf 11démarche, qui fut de leur part une fune stdence. Ja |lS

Les événements de Venise avaient r®* 6 jjo*- 1 'toute l’Europe. Depuis le manifeste d°^ A ^ gC \\e 1 ®

celte république avait été anéantie, e . c e<•

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Gênes révolutionnée, sans que

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donné un seul mot d’avis aux conseils- ^ j-tffié ce silence était, comme on l’a vu, apiclité des opérations, rapidité telle fl uC