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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

teurs avaient un vif désir de voir arriver aux affai-res étrangères un autre personnage : c’était M. deTalleyrand. L’esprit enthousiaste de madame deStaël s’était enflammé pour l’esprit froid, piquantet profond de M. de Talleyrand . Elle l’avait misen communication avec Benjamin Constant , etBenjamin Constant avait été chargé de le mettreen rapport avec Barras. M. de Talleyrand sut ga-gner Barras, et en aurait gagné de plus fins. Aprèss’être fait présenter par madame de Staël à Ben-jamin Constant, par Benjamin Constant à Barras,il se fit présenter par Barras à Larévellière, et ilsut gagner l’honnête homme comme il avait gagnéle mauvais sujet. II leur parut à tous un hommefort à plaindre, odieux à l’émigration comme par-tisan de la révolution, méconnu par les patriotesà cause de sa qualité de grand seigneur, et victimeà la fois de ses opinions et de sa naissance. Il futconvenu qu’on en ferait un ministre des affairesextérieures. La vanité des directeurs était flattéede se rattacher un si grand personnage; et ilsétaient assurés d’ailleurs de confier les affairesétrangères à un homme instruit, habile et person-nellement liéavec toute la diplomatie européenne .

Restaient Ramel, ministre des finances, et Mer-lin de Douai , ministre de la justice, qui étaientodieux aux royalistes, plus que tous les autresensemble, mais qui remplissaient avec autant dezèle que d’aptitude les devoirs de leur ministère.Les trois directeurs ne voulaient les remplacer àaucun prix. Ainsi les trois directeurs devaient,sur les sept ministres, changer Cochon , Pétiet etBénézech, pour cause d’opinion ; Truguet et Dela-croix, pour l’intérêt du service; et garder Merlinet Ramel.

Dans tout État dont les institutions sont repré-sentatives, monarchique ou république, c’est parle choix des ministres que le gouvernement pro-nonce son esprit et sa marche. C’est aussi pour lechoix des ministres que les partis s’agitent, et ilsveulent influer sur le choix, autant dans l’intérêtde leur opinion que dans celui de leur ambition.Mais si, dans les partis, il en est un qui souhaiteplus qu’une simple modification dans la marche dugouvernement, et qui aspire à renverser le régimeexistant, celui-là, redoutant les réconciliations,veut autre chose qu’un changement de ministère,ne s’en mêle pas, ou s’en mêle pour l’empêcher.Pichegru , et les clichyens qui étaient dans la con-fidence du complot, mettaient peu d’intérêt auchangement du ministère. Cependant ils s’étaient

approchés de Carnot pour s’en entretenir

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mais c était plutôt un prétexte pour ie n ^

découvrir ses intentions secrètes que P° ur

à un résultat qui était fort insignifiant à leu ^

Carnot s’était prononcé avec eux franche 01par écrit, en répondant aux membre 9 fl »;|avaient fait des ouvertures. Il avait décla r ®^^ J<( -férir ait plutôt que de laisser entamer j a ^jttution, ou déshonorer les pouvoirs f 11 e ^ je®institués (expressions textuelles de 1 un ® "

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lettres). Il avait ainsi réduit ceux quisonder à ne parler que de projets constitels qu’un changement de ministère. U ,constitutionnels et à ceux des clichyen 9 fl 11 ,' ait®'"'

moins engagés dans la faction, ils voula'f ^cèrement obtenir une révolution mini gterl

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s’en tenir là. Ceux-ci se groupèrent

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de Carnot. Les membres des Anciens et

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Cents qu’on a déjà désignas, Portalis » ** p^i'Ducoudray, Lacuée , Dumas, Thibaude aU ^ ir es»cet-Pontécoulant, Siméon , Émery et et di®'s’entretinrent avec Carnot et Barthélémy.’ jjtéi*'cutèrent les changements à faire dans le !tV!Les deux ministres dont ils demandai ® 11 I 1le remplacement, étaient Merlin, m * 11 ' 8justice, et Ramel, ministre des ilJ

attaqué particulièrement le systèmeétaient plus animés contre le ministre des leque contre aucun autre. Ils demandai® 11 .^ jjjU 1renvoi de Truguet et de Charles Dela® 10 ^;® 1cTellement ils voulaient garder Cochon »Bénézech. Les deux directeurs Barthél eD1 jV|ih ®not n’étaient pas difficiles à persuade 1 ’-Barthélemy n’avait pas d’ avis personnelle®'voyait tous ses amis dans les ministres ®

tous ses ennemis dans les ministres

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le projet, commode à former dans les c0 ^ i ^\constitutionnels, n’était pas facile à f® 1 ^ pfaux trois autres directeurs, qui, ayantpris, voulaient justement renvoyer c® uXconstitutionnels tenaient à conserver. ^

Carnot, qui ne connaissait pas l UI 1 !°g||ièr e ^entre ses trois collègues, Rewbeil, L arC '. ère él' 1 '.Barras, et qui ne savait pas que Laréve pinle lien des deux autres, espéra qu d se „ nlI sti 111facile à détacher. Il conseilla donc auxtionnels de s’adresser à lui, pour tâcher ^ner à leurs vues. Ils se rendirent chez La" ii>et trouvèrent sous sa modération une 10vincible. Larévellière, peu habitué, go' 1 ^

les hommes de ce temps, à la lactiqu®

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