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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

Barras. Cochon, Pétiet et Bénézech furent desti-tués par les trois voix qui avaient soutenu Merlinet Rarael. Ainsi le plan de réforme adopté par lamajorité directoriale était accompli. Carnot, sevoyant joué, voulait différer au moins la nomina-tion des successeurs, en disant qu’il n’était pasprêt à faire un choix. On lui répondit durementqu’un directeur devait toujours être préparé, etqu’il ne devait pas destituer un fonctionnaire sansavoir déjà fixé ses idées sur le remplaçant. On l’o-bligea à voter sur-le-champ. Les cinq successeursfurent nommés par la grande majorité. On avaitconservé Ramel aux finances, Merlin à Injustice ;on nomma aux affaires étrangères M. de Talley-rand ; à la marine, un vieux et brave marin, admi-nistrateur excellent, Pléville Le Peley ; à l’inté-rieur, un homme de lettres assez distingué, maisplus disert que capable, François de Neufehâteau;à la police, Lenoir-Laroclie, homme sage et éclairé,qui écrivait dans le Moniteur de bons articles po-litiques; enfin à la guerre, le jeune et brillant gé-néral sur lequel on avait résolu de s’appuyer,Hoche. Celui-ci n’avait pas l’âge requis par laconstitution, c’est-à-dire trente ans. On le savait,mais Larévellière avait proposé à ses deux collè-gues Rewbell et Barras de le nommer, sauf à leremplacer dans deux jours, afin de se l’attacher,et de donner un témoignage flatteur aux armées.Ainsi tout le monde concourut à ce changement,qui devint décisif, comme on va le voir. Il estassez ordinaire de voir les partis contribuer à unmême événement, qu’ils croient devoir leur pro-fiter. Ils concourent tous à le produire; mais leplus fort décide le résultat en sa faveur.

N’aurait-il pas eu l’orgueil le plus irritable, Car-not devait être indigné et se croire joué par Barras.Les membres du corps législatif qui s’étaiententremis dans la négociation coururent chez lui,

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recueillirent tous les détails de la séance fi u ' ^eu lieu au Directoire , se déchaînèrent cont1 ^ pjusras, l’appelèrent un fourbe, et firent éclatergrande indignation. Mais un événement V 1 0 lll JjIe-menter l’effervesGence et la porter auHoche, sur l’avis de Barras, avait mis ses ^en mouvement, dans l’intention de lesdifig el £tivement sur Brest , mais de les arrêter fi 11 $jours dans les environs de la capitale. Il av» 1 * ft ;la légion des Francs, commandée par,H u ® jesla division d’infanterie Lemoigne; la <l‘ vlS a „ s e;chasseurs à cheval, commandée parun régiment d’artillerie; en tout quatorze a ^mille hommes. La division des chasseurs de ^panse était déjà arrivée à la Ferté-Afâ lS ^ ra y 0 iilieues de Paris . C’était une imprudence, carconstitutionnel était de douze lieues, et, eD c |,jj'ladant le moment d’agir, il ne fallait paslimite legale. Cette imprudence était dued’un commissaire des guerres, qui aVâlt g(an cegressé la loi sans la connaître. À cette c * rC °” e5 , e<[fâcheuse s’en joignaient d’autres. Les tr g,.e> etvoyant la direction qu’on leur faisait p ren jotf'sachant ce qui se passait dans l'intérieur-^ c „rtaient pas qu’on ne les fit marcher sur ^seils. Les officiers et les soldats disaient C . a iesqu’ils allaient mettre à la raison les arist °^,i,)is trfiParis . Hoche s’était contenté d’avertir I e tJ , 0 up cSde la guerre d’un mouvement général 4e

sur Brest, pour l’expédition d’Irlande .

Toutes ces circonstances indiquaientpartis qu’on touchait à quelque événem

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Toutes ces circonstances indiquaient aU isd -

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L’opposition et les ennemis du gouverne 111 '■ j e s

doublèrent d’activité pour parer le c ° u ^ J)( igliS e:imenaçait; le Directoire , de son côté, neplus rien pour hâter l’exécution de ses P ql ys’assurer la victoire, et on verra ci-ap ieSréussit pleinement.

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