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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

son ordinaire, fit, sur l’insuffisance et le dangerdes moyens proposés, quelques observations dontle calme contrastait avec l’emportement général.On se sépara : on retourna chez Carnot, chez lesministres disgraciés. Carnot désapprouva tous lesprojets proposés contre le Directoire. On se réunitune seconde fois chez Tronçon-Ducoudray ; maisPichegru et Willot n’y étaient plus. On divagua en-core, et, n’osant recourir aux moyens violents,on finit par se retrancher dans les moyens consti-tutionnels. On se promit de demander la loi sur laresponsabilité des ministres et la prompte organi-sation de la garde nationale.

A Clicliy, on déclamait comme ailleurs et on nefaisait pas mieux; car si les passions étaient plusviolentes, les moyens n’étaient pas plus grands. Onregrettait surtout la police qui venait d’être en-levée à Cochon, et on revenait à l’un des projetsfavoris de la faction, celui d’ôter la police de Paris au Directoire, et de la donner au corps législatifen forçant le sens d’un article de la constitution.On se proposait en même temps de confier la direc-tion de cette police à Cochon ; mais la propositionétait si hardie à faire qu’on n’osa pas la mettre enprojet. On s’arrêta à l’idée de chicaner sur l’âgede Barras, qui, disait-on, n’avait pas quaranteans lors de sa nomination au Directoire , et de de-mander l’organisation instantanée de la garde na-tionale.

Le 50 messidor (18 juillet), en effet, il y eu t grandtumulte aux Cinq-Cents. Le député Delahaye dé-nonça la marche des troupes, et demanda que lerapport sur la garde nationale fût fait sur-le-champ. On s’emporta contre la conduite du Direc-toire ; on peignit avec effroi l’état de Paris , l’arri-vée d’une multitude de révolutionnaires connus,la nouvelle formation des clubs, et on demandaqu’une discussion s’ouvrît sur les sociétés politi-ques. On décida que le rapport sur la garde na-tionale serait fait le surlendemain, et qu’immé-diatement après s’ouvrirait la discussion sur lesclubs. Le surlendemain, 2 thermidor (20 juillet),on avait de nouveaux détails sur la marche destroupes, sur leur nombre, et on savait qu’à laFerté-Alais il se trouvait déjà quatre régimentsde cavalerie.

Pichegru fit le rapport sur l’organisation de lagarde nationale. Son projet était conçu de la ma-niéré la plug perfide. Tous les Français jouissantde la qualité de citoyen devaient être inscrits surles rôles de la garde nationale; mais tous ne de-

vaient pas composer l’effectif de cette g» 1 ' e 'gardes nationaux faisant le service devait 1 ^choisis par les autres, c’est-à-dire élus par P* 0De cette manière, la garde nationale était ^comme les conseils, par les assemblées ^ ect0 ‘ ae \ieet le résultat des élections indiquait assel, ^0

moy en ’

eau

toi*'

espèce de garde on obtiendrait par cedevait, se composer d’un bataillon P ardans chaque bataillon il devait y avoir ui* e tj,'s-gnie de grenadiers et de chasseurs, ce q u * ^ ja-sait ces compagnies d’élite, où se groupa* ^jours les hommes les plus prononcés, ct ( (jo»partis se servaient ordinairement pour 1 eX jjpde leurs vues. On voulait voter le projet .^^*1®champ. Le fougueux Henri Larivière prêtai ^tout annonçait un 31 mai. —Allons doi* c ' Jfrdonc ! lui crièrent en l’interrompant que**!de la gauche. ~ ‘ 1,1

Oui, reprit-il, mais j®

sure en songeant que nous sommes au , 3 iiSdor, et que nous approchons du 9, jeu*’ j'jr

tyrans. — Il voulait qu’on votât le V r0 \ c i^ s 'stant, et qu’on envoyât un messager aux # ’ilspour les engager à rester en séance, 31 ^a* 1 * 1pussent aussi voter sans désemparer. On c j c oH'cette proposition. Thibaudeau, chef du P 3stitutionnel, fit remarquer avec raisonque diligence qu’on déployât, la garde "^pré'ne serait pas organisée avant un mois» fi 11 ^ d 013 'cipitation à voter un projet importantinutile pour garantir le corps législatif d e # il*dont on le menaçait; que la représenta t ÿ*tionale devait se renfermer dans ses dr° 0 y«n sdignité, et ne pas chercher sa force dansde sactuellement impuissants. Il proposa **' 1( \ v ;ng)'sion réfléchie. On adopta l'ajourne©* 5 ®* e „ ^quatre heures, pour l’examen du P r ^ e .’ e d*^ 3crétant cependant tout de suite le P^ nC1 J„ n' cS )réorganisation. Dans le moment arriva t j 0 »>

sage du Directoire , qui donnait des e *P <J u6 ’sur la marche des troupes. Ce message ^ ^ap 1 ’ 5dirigées vers une destination éloignée) eSavaient dû passer près de Paris ; q ue P‘ e )l^vertance d’un commissaire des § uer ij e ; d 1 ’ 1 )

avaient franchi la limite constitution** d^

l’erreur de ce commissaire était la S'

seule C'les

cette infraction aux lois, que du Teste ^ e ,ch^ i ,

avaient reçu l’ordre de rétrograder sur _ ^

On ne se contenta pas de cette ^P^j^n* 01 *^

clama de nouveau avec une extrême

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sage, et faire un rapport sur

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