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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
proclamation menaçante. « Soldats, dit-il, c’est» aujourd’hui l’anniversaire du 14 juillet. Vous» voyez devant vous les noms de nos campagnons» d’armes morts au champ d’honneur, pour la li-» berté de la patrie. Ils vous ont donné l’exemple.» Vous vous devez tout entiers à la république;» vous vous devez tout entiers au bonheur de trente» millions de Français , vous vous devez tout en-» tiers à la gloire de ce nom qui a reçu un nouvel» éclat par vos victoires.
» Soldats! je sais que vous êtes profondément» affectés des malheurs qui menacent la patrie.n Mais la patrie ne peut courir de dangers réels.» Les mêmes hommes qui l’ont fait triompher de» l’Europe coalisée sont là. Des montagnes nous» séparent de la France ; vous les franchiriez avec» la rapidité de l’aigle, s’il le fallait, pour main-» tenir la constitution, défendre la liberté, et pro-» téger les républicains.
» Soldats! le gouvernement veille sur le dépôt» des lois qui lui est confié. Les royalistes, dès» l’instant qu’ils se montreront, aurontvécu. Soyez» sans inquiétude, et jurons par les mânes des» héros qui sont morts à côté de nous pour lay> liberté, jurons sur nos drapeaux, guerre impla-» cable aux ennemis de la république et de la con-» stitution de l’an m ! »
11 y eut ensuite un banquet où les toasts les plusénergiques furent portés par les généraux et lesofficiers. Le général en chef porta un premier toastaux braves Stengel, Laharpe , Dubois, morts auchamp d’honneur. « Puissent leurs mânes, dit-il,» veiller autour de nous, et nous garantir des em-» bûches de nos ennemis ! » Des toasts furentensuite portés à la constitution de l’an m, au Direc-toire, au conseil des Anciens, aux Français assas-sinés dans Vérone , à la rèémigration des émigrés,à l’union des républicains français , à la destruc-tion du club de Clichy . On sonna le pas de chargeà ce dernier toast. Des fêtes semblables eurentlieu dans toutes les villes où se trouvaient les di-visions de l’armée, et elles furent célébrées avecle même appareil. Ensuite on rédigea dans chaquedivision des adresses encore plus significatives quene l’était la proclamation du général en chef. Ilavait observé dans son langage une certaine di-gnité; mais tout le style jacobin de 95 fut étalédans les adresses des différentes divisions de l’ar-mée. Les divisions Masséna, Jouberl, Augereau,se signalèrent. Celle d’Augereau surtout dépassatoutes les bornes : O conspirateurs, disait-elle,
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tremblez! de l’Adige et du Rhin à la ^ ne ’ gma qu’un pas. Tremblez ! vos iniquités son .tées, et le prix en est au bout de nos bdio' 1 j.Ces adresses furent couvertes de mill ier * ^ psgnatures, et envoyées au général en c ‘‘ 'réunit, et les envoya au Directoire , avcC ^ etclamalion, pour qu’elles fussent imp 1 ' 1 "publiées dans les journaux. Une pareille a ^signifiait assez clairement qu’il était P ret ‘ c oH"cher pour combattre la faction formée dan®^ c0 n|>seils, et prêter son secours à l'exécutiond’État. En même temps, comme il savait c r.
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toire divisé, qu’il voyait la scène se con ^.jsit $
et qu’il voulait être instruit de tout,
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de ses aides de camp, M. de Lavalette
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sait de toute sa confiance, et qui avaittion necessaire pour bien juger les e' e t ol)il le fit partir pour Paris , avec ordre ( j c (c pfserver et de tout recueillir; il fit en e 1 ' 1 '
offrir des fonds au Directoire , en cas fi 11 'besoin, s’il avait quelque acte de vigue ur j] fdQuand le Directoire reçut ces adre sS ’ e |(jtbextrêmement embarrassé. Elles étaient e ” } ^ pa 5sorte illégales, car les armées ne P°^jtdélibérer. Les accueillir, les publier, c
riser les armées à intervenir dans lede l’État, et livrer la république à la P pér*' 1militaire. Mais pouvait-on se sauver d e <b sEn s’adressant à Hoche, en lui dc® aD -te, ®troupes, en demandant un général à R°” Lgouvernement n’avait-il pas lui-mêm® » f 0 fd’cette intervention? Obligé de recourir a putr^de violer la légalité, pouvait-il s'adresserait’
soutiens que les armées? Recevoir
voir ceS ; it f^ 1 ’
n était que la conséquence de ce qu onde ce qu’on avait été obligé de faire- T e , C) (J 1 ^destinée de notre malheureuse répubhfipour se soustraire à ses ennemis, elle ^ c oi>'de se livrer aux armées. C’est la crainte o -pii
tote.
tre-révolution qui, en 1795,
5. avait jet e ‘ ,
blique dans les excès et les fureurs do nt ^,, 10 “la triste histoire; c’est la crainte de 1® e jr*frévolution qui, aujourd’hui, l’obligeait a s ,, (3 ildans les bras des militaires; en un ®o ’^ (e j! ctoujours pour fuir le même danger que ta ^t* 5 'avait recours aux passions, tantôt aux ba>°
Le Directoire eût bien voulu cacher ce® ‘ pjpb'et ne pas les publier, à cause du mauvais dmais il aurait horriblement blessé le 8 e ° r ppn'l’eût peut-être rejeté vers les ennemis de * dblique. Il fut donc contraint de les inip rl